Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Richard

Une chronique de Geneviève Hould

 

« C’était quelque chose que je ne connaissais pas. Ça m’empêchait presque de respirer. »

 

 

Esther.

Esther Andersen.

Lire Esther Andersen, c’est comme (re)tomber en amour.

 

C’est voyager l’espace d’un été chez l’oncle Angelo, là où la mer, les montagnes, les champs de maïs et la liberté s’enchevêtrent. C’est prendre le train avec le jeune narrateur pour revenir à l’essentiel, pour (re)découvrir une parcelle de soi.

 

Esther Andersen, c’est des vacances sans horaire…

 

« J’aimais les jours qui font de grandes boucles pour arriver moins vite au soir. »

 

« Et là, je pouvais repartir pour une deuxième moitié d’éternité. »

 

… et la rencontre de l’amour.

 

« Pourtant, je n’avais pas vu la plus grande des vagues. Celle qui est arrivée par la plage, comme une surprise. »

 

Qu’est-ce qui souffle autant le lecteur?

 

Peut-être est-ce l’aquarelle tout en finesse, tout en délicatesse qui s’amalgame aux dessins-croquis? Les illustrations d’Irène Bonacina subliment l’album.

 

Peut-être est-ce l’élan de liberté, d’amour, d’innocence, de sérénité qui émanent de l’oeuvre?

 

« Je retrouvais toujours le bon chemin pour me perdre. »

 

Ou encore l’oncle Angelo, le loquace Angelo qui sait aimer, être là en laissant aller?

 

« Chaque soir, l’oncle Angelo était là avec ses histoires pour ramasser ce qui restait de moi. »

 

À moins que ce ne soit la poésie de Timothée de Fombelle qui remue le coeur? Un texte qui épouse à merveille les illustrations, où les phrases perles ne se comptent plus.

 

« C’était chaque fois le plus beau jour de ma vie. »

 

Un album à mettre entre toutes les mains.

Les toutes neuves comme les ridées.

 

Pour mes filleules, je veux être l’oncle Angelo.

 

Bonne lecture !

 

 

Esther Andersen

Auteur: Timothée de Fombelle

Illustratrice: Irène Bonacina

Éditions: Gallimard jeunesse

Août 2021

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article