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Publié par Richard

Une chronique de Sylvie Geoffrion

C'est Diou qui nous raconte oui Ghjulia Boccanera (faut dire Dioulia ou Diou tout court) la détective privée. Une quinquagénaire, divorcée, un brin rebelle, mais totalement bienveillante, vivant avec Dan un coloc. Une femme de coeur avec qui j'aimerais bien prendre un café.


Les services de Diou seront requis par un jeune homme dont le compagnon est mort. Une mort que la police a qualifié de mort par jeu sexuel, justification qui ne fait aucun sens pour ce beau jeune homme, Dorian. Puis, Dorian lui même deviendra une victime, Diou sera agressée en rentrant chez elle et on prendra pour cible un capitaine de police... ça en fait, disons, beaucoup. Et le dénominateur commun de toutes ces agressions, c’est Diou Boccanera.


C'est donc un récit haletant, il se passe toujours quelque chose et les promenades auxquelles nous sommes conviés dans le vieux Nice sont délicieuses. C'est une plus value pour ce récit, ce cadre enchanteur avec sa vie de quartier, ses amitiés forgées au café du coin, ses habitants qui sont là depuis toujours, cette langue fleurie, cette identité propre.

Mais au-delà des beautés du lieu, Michele Pedinielli n'hésite pas à dénoncer les "phobes" de tout. Elle le fait sans complaisance, plutôt avec véhémence. C'est aussi, malheureusement, un récit sur les malversations, les tricheries, les magouilles pour que celui-ci ou celui-là en ait plus au détriment des autres, toujours. Et donc, j'ai aimé me promener à Nice et j'ai aimé côtoyer Diou, cette belle humaine.

Bonne lecture !

 

Boccanera

Michèle Pedinielli

Éditions de l'Aube

Collection L'Aube noire

2018

 

 

 
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A
J'avais beaucoup aimé La patience de l'immortelle.
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R
Ressenti partagé !