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Publié par Richard

Dans les rues de New York

Une chronique de Christophe Rodriguez

Et nous pourrons affirmer que Bootblack (Dargaud)  de l’auteur/scénariste Mikaël est une véritable réussite. Avec un peu de retard, je me suis plongé dans son précédent diptyque : Giant qui racontait avec moult détails la vie des monteurs d’aciers irlandais qui avec les Amérindiens étaient les seuls à pouvoir affronter les hauteurs. Si vous avez aimé le film Once Upton a Time in America, ainsi que tous les romans de John Dos Passos et Steinbeck, Bootblack deviendra certainement un de vos livres de chevet.

Mercredi dernier à la chouette Librairie Z (3420 rue Ontario Est), eu lieu le lancement des premières aventures du cireur de chausseur. Comme l’auteur était présent, nous en avons profité pour discuter avec cet artiste au long parcours.

Avec Bootblack, vous quittez un peu les terres de New York, puisque cette nouveauté s’ouvre à la fin de la Seconde Guerre mondiale :

« Si on veut, mais je continue à explorer ma filiation entre l’Ancien Monde (l’Europe) et le Nouveau Monde. Dans les deux cas, il est toujours question de solitude et d’expatriation, puisque le personnage principal d’origine allemande renie ses racines et devient un enfant de la rue, suite à un incendie qui verra disparaitre sa famille ».

Je citais le film Once Upton a Time in America comme filiation directe avec vos écrits et dessins

«  Tout à fait. J’ai vu ce film à 17 ans et ce fut une grosse claque. Les travelings, les plans rapprochés et plus encore la solitude des protagonistes. Nous n’étions plus dans le manichéisme, mais dans le gris. Ils avaient tous commis des erreurs et le prix à payer s’avèrera parfois lourd.  Mais vous constaterez que c’est New York, la véritable héroïne.  En ces années 30, marquées par la crise économique, chacun essaie de tirer son épingle du jeu, comme mon jeune cireur de chaussures qui croit en une vie meilleure.  Vous évoquiez Don Passos, mais je verrais plus Dickens et la fable de Peter Pan ».

Comme vous êtes scénariste et dessinateur, le travail effectué est colossal :

«  Entre 12 et 14 mois, avec tout ce que cela comprend de recherches visuelles, et du besoin d’exactitudes. Si je me fie à mon dernier passage au Festival d’Angoulême, ce fut une réussite en toute modestie ».

 

Un pur bonheur !

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