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Pour la sortie de son nouveau roman, "Saccages" de Chrystine Brouillet.

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Une amitié est morte avant même d’avoir duré !

C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris, hier soir, la mort de mon amie, Patricia Parry. Et je n’y crois pas encore !

Je suis triste, très triste ! Cet au revoir, si souvent dit, ne se concrétisera pas. Patricia a quitté ce monde, elle qui le rendait meilleur juste par sa présence !

J’ai connu Patricia, il y a quatre ans, au détour d’une lecture et d’un échange de courriels. J’avais aimé ses deux romans avec Antoine Le Tellier. Après avoir apprécié l’auteure, j’ai pu découvrir la femme extraordinaire qu’était Patricia Parry.

Un soir du mois d’août 2010, dans un restaurant de Montréal, la magie a opéré. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois et tout de suite, ce fut le choc. Immédiatement, Patricia et moi, France ma conjointe, Richard son mari et Clémence, leur fille, nous avons développé une complicité qui s’est vite transformée en véritable amitié. Il fallait entendre Patricia parler de cette fameuse journée de l’explosion de l’usine de Toulouse, moment clé de sa carrière d’écrivaine. Un moment inoubliable ! J’ose mettre une photo, qui pour moi, me rappelle ce moment magique et de vous le faire partager.

Je n’oublierai jamais cette soirée qui s’est terminée sur la promesse de se revoir, soit à Toulouse, soit au Québec.

Mais Patricia a été rappelée avant ! Pour le plus grand malheur de ceux qui restent, l’autre monde avait besoin de cette femme douce et humaine, l’autre monde attendait cette écrivaine qui maintenant va charmer les anges par son écriture magnifique.

Permettez-moi de lui adresser quelques mots


Ma chère Patricia, tu vas nous manquer. Tu vas me manquer ! Les quelques courriels que nous nous échangions étaient des petits bonheurs, des grands plaisirs. J’ai ressorti de ma bibliothèque ton dernier livre «Sur un lit de fleurs blanches». J’ai relu ta dédicace, le mot ajouté sur un carton pour France et moi et la pensée de Richard. Je les garde précieusement. Ce dernier roman, aura toujours une place spéciale pour moi, il ne redescendra pas dans la bibliothèque. Il aura droit à tous les honneurs dans l’armoire vitrée du salon, en hommage à une écrivaine extraordinaire et à une amie dont je commence déjà à m’ennuyer.

Et comme prévu, nous irons à Toulouse, en 2014. Nous irons te voir, là où tu seras. Cette promesse se concrétisera.

Du haut du paradis des écrivains, protège et prend soin de Richard et de Clémence ... et de temps en temps, jette un petit coup d’oeil du côté du Québec.

Au revoir mon amie ! Tu seras toujours vivante dans nos coeurs.
Nous t’envoyons, France et moi, un bouquet de fleurs blan
ches.

Richard,
Ton ami du Q
uébec

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Très bientôt, chez votre libraire préféré, ce nouveau roman d'Elena Piacentini, "Le cimetière des chimères" !

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Ceux qui me connaissent, savent combien j'aime ce jeune auteur de 87 ans ...

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Malgré plus de 500 livres à lire, malgré des dizaines de nouveautés autant québécoises que françaises, malgré d'excellents polars, deux romans agacent mes envies de lecture. Deux auteurs que j'avais délaissés depuis quelques temps, reviennent faire un tour sur ma table de chevet.

Combien de temps, vais-je résister ?

Vous les avez lus ?

Vous en pensez quoi ?

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Mon amie Morgane nous parle du week-end des Printemps meurtriers de Knowlton !

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«En réalité, je ne tiens pas à vous raconter cet épisode de ma vie, mais plutôt à m’en libérer.»

Bernadette (quelques années plus tard ...)

Reconnue principalement pour ses romans d’aventures pour l’exigeante clientèle des jeunes adolescents, Sylvie-Catherine de Vailly a fait quelques incursions dans le polar pour la jeunesse avec sa série Phoenix. Ce printemps, qui marque la naissance de la nouvelle maison d’édition Recto Verso, elle a publié un deuxième polar pour adultes, «La valse des odieux».

Cette nouvelle maison d’édition se donne comme mission de publier des romans populaires qui pourront plaire à une grande partie des lecteurs du Québec. J’avoue avoir certaines réticences face à ce genre d’affirmation. Je me laisserai donc quelques temps avant de poser un jugement sur le reste de la production de ce nouveau joueur dans le monde de l’édition québécoise. Cependant, avec ce roman de Sylvie-Catherine de Vailly, je peux d’ores et déjà affirmer que cette première sortie est réussie. J’apprécie la qualité et l’esthétique de la page couverture, la présentation graphique et l’allure générale du roman; le choix de la police de caractères et la qualité du papier facilitent la lecture.

Et j’avoue que je n’ai pas boudé mon plaisir. Malgré quelques éléments sur lesquels je reviendrai, j’ai bien aimé ce roman. L’auteure a su capter mon intérêt, l’histoire était intéressante et les personnages gagnaient de la crédibilité au fur et à mesure du développement du récit. Cette première enquête de l’inspecteur (nous sommes dans les années soixante ... donc on ne dit pas inspecteure ou inspectrice), Jeanne Laberge semble être assez prometteuse.

Un petit village, quelque part, à 60 kilomètres de Montréal, vit tout doucement au rythme de ses habitants. Six cent trente-quatre personnes l’habitent. Le seul événement qui en a marqué l’histoire est un incendie qui a enlevé la vie à la propriétaire de la maison, madame Noël Hébert, en 1955. Certaines circonstances demeurent nébuleuses mais la police clôt l’enquête.

Mai 1968. Une série d’incidents viennent troubler le calme et la tranquillité du village: des incendies, des vols et surtout, des assassinats. La petite communauté vit une période trouble où tous se méfient du voisin et où chacun devient un suspect ou la future victime potentielle.

Bernadette, douze ans, passionnée de lecture, développe une amitié littéraire avec Augustine Desautels, l’ancienne institutrice qu’on surnomme la Vieille Demoiselle. Malade et confinée à la maison, elle voudrait bien participer à l’enquête. Témoin passif des drames qui se vivent dans son village, elle espère aider l’inspecteur Laberge, qu’elle admire secrètement.

Le village commence alors à prendre des airs d’enfer ... où tout peut arriver. En plus, la Vieille Demoiselle disparaît, sans laisser de trace ... ou si peu. Arrive alors une galerie de personnages qui donnent une saveur particulière au récit, un goût amer dans un plat sucré: les Guilbert, famille aisée habitant un manoir d’une cinquantaine de pièces et leur fils un peu bizarre ; Paulette Dumont, la commère du village; l’énigmatique couple des Bourgeois; Félicien, le fils du concierge et quelques autres qui alimentent les rumeurs de culpabilité.

L’inspecteur Jeanne Laberge se voit confier l’enquête sur le premier incendie. Première femme inspecteur de police dans un milieu d’hommes, elle veut faire sa marque et démontrer ses compétences. Elle peut difficilement le prouver en enquêtant sur des chiens écrasés et des incendies, plus ou moins suspects. Mais au moment où le village bascule dans l’horreur, où les événements se succèdent à un rythme effarant, le nouvel inspecteur Laberge montre son vrai visage.

Qui se cache derrière ces crimes de plus en plus odieux ? Pourquoi la vieille demoiselle Augustine est-elle partie sans avertir personne ? Est-ce que cette disparition est liée aux crimes qui hantent l’esprit des villageois ? Qui mène la danse ce cette valse des odieux ?

«La valse des odieux» nous présente un nouveau personnage avec plein de possibilités et de promesses. Bien que le personnage de policière qui doit se battre pour faire sa place dans le monde machiste d’un poste de police ait déjà été largement traité, je pense que le fait de situer Jeanne Laberge dans les années 1960 pourrait apporter quelque chose de nouveau dans le paysage du polar québécois. Aurions-nous trouvé le pendant féminin de Stan Coveleski ? Un policier féminin qui nous ferait redécouvrir l’atmosphère effervescente de la fin des années soixante ...?

De plus, l’utilisation par l’auteure de la jeune Bernadette pour donner une vision, peut-être naïve mais sûrement perspicace et juste de cette enquête, est selon moi une grande force de ce roman. L’alternance entre le regard de la policière et celui de la jeune adolescente, donne une profondeur à ce roman, lui donne une couleur et une structure intéressante.

Finalement, au début du roman, je me suis posé la question à savoir si ce petit village ne ressemblait pas trop à un autre petit village imaginaire en Estrie ... ou ailleurs. Heureusement, le développement de l’intrigue et le traitement des multiples crimes commis ont permis de donner un peu de mordant à l’histoire, de lui donner une véritable consistance «polardienne».

Enfin, un dernier mot sur le style efficace de l’auteure et sa capacité à bien rendre le langage de l’époque. Son écriture est fluide et rend la lecture facile. Les courts chapitres donnent du rythme au roman. Juste un petit reproche, à certains moments, on retrouve dans le texte quelques « comparaisons-clichés » qui auraient mérité un traitement plus frappant, plus imaginatif. Un exemple: «Les allées et venues étaient réglées comme du papier à musique ...»

«La valse des odieux» est selon moi un bon début de série. Le personnage de Jeanne Laberge possède quelques atouts qui pourront sûrement donner d’excellentes histoires au cours d’une période de l’histoire du Québec riche en événements historiques. En ce qui me concerne, le roman policier placé dans une certaine période, permet à l’auteur de développer des intrigues et de nous les situer dans des univers ... qu’il fait bon revisiter.

Je vous recommande donc de découvrir cette auteure et de commencer à suivre les aventures de l’inspecteur Laberge. Vos adolescents connaissent déjà Sylvie-Catherine de Vailly ... et ne soyez pas surpris s’ils vous subtilisent le roman pour le lire avant vous !

Bonne lecture !

La valse des odieux

Sylvie-Catherine de Vailly

Recto Verso

2013

299 pages

«À trop vouloir se taire, rien n’est dit ...»

page 281

Published by Richard -

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