Polar, noir et blanc

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>
Les Printemps meurtriers de Knowlton

Bienvenue à la troisième édition des Printemps meurtriers de Knowlton, le festival international de littérature policière !

Du 15 au 18 mai 2014, les auteurs de polars québécois et européens remiseront leurs armes meurtrières, l’encre rouge de leurs écrits et leur imagination criminelle. Ils en profiteront pour rencontrer les lecteurs de partout au Québec, réunis à Knowlton, afin d’échanger avec eux sur les plaisirs de la littérature et de la lecture !

Cette année encore, les festivaliers seront choyés par la programmation variée et passionnante de cette fête du polar : un weekend complet de tables rondes, de classes de maître, de rendez-vous coupables et d’activités de toutes sortes. Pour clore cette fête de belle manière, la remise des prix Tenebris récompensera le meilleur roman écrit en français et publié au Québec ainsi que le meilleur vendeur québécois,

En plus d’une douzaine d’auteurs du Québec, les Printemps meurtriers accueilleront l’auteur Franck Thilliez, le maître du thriller français, ainsi que Jussi Adler-Olsen (Danemark), le créateur du célèbre Département V

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques faits saillants de cette fin de semaine … meurtrière :

Cocktail-bénéfice d’ouverture au Domaine Les Brome

Les classes de maîtres :

  • l’écriture et la structure du roman, animée par Maureen Martineau, auteure ;
  • l’ABC de la scène de crime par François Julien, expert en sciences judiciaires ;
  • la théorie des projections de sang avec François Julien, expert en sciences judiciaires ;
  • le polar et la bande dessinée avec Michel Giguère.

Les rendez-vous coupables :

  • Franck Thilliez, Martin Michaud et Jacques Savoie discutent avec l’animateur François Lévesque des grandeurs et des misères d’un premier roman ;
  • Patrick Senécal, Benoit Bouthillette et Ariane Gélinas échangent avec Richard Migneault sur les différences d’écriture entre un roman et une nouvelle ;
  • Jussi Adler-Olsen, Johanne Seymour et François Lévesque s’interrogent avec Chrystine Brouillet, sur les origines des personnages ;;
  • Sylvie-Catherine de Vailly, Hervé Gagnon et Chrystine Brouillet parlent en compagnie de François Lévesque, du temps sous toutes ses formes ;
  • Laurent Chabin, Michel Jobin et Maureen Martineau parlent avec Richard Migneault, des influences de leur ancien métier dans leur écriture ;
  • Une table ronde internationale, animée par Chrystine Brouillet, regroupera Franck Thilliez, Jussi Adler-Olsen et Martin Michaud.

Les activités Off Printemps (activités gratuites pour la jeunesse)

  • Sylvie-Catherine de Vailly et Laurent Chabin visitent des écoles de la région pour rencontrer les jeunes lecteurs ;
  • Au Centre communautaire, Laurent Chabin rencontrera les jeunes de 12 à 17 ans et Patrick Senécal, les lecteurs de 18 à 25 ans.

Les autres activités :

  • Une course aux indices « Où est séquestré Tobi Perron » ;
  • Les crimes au vignoble avec François Julien ;
  • Un 5 à 7 bien particulier avec le Quizz Killer Martini animé par Richard Migneault. Beaucoup de livres à gagner avec de bonnes … et de mauvaises réponses !

Finalement, le dimanche soir, ce sera la Soirée Tenebris ! Et le gagnant est …

Que vous lisiez un polar (ou un thriller ou un roman noir) par année ou tout ce qui se publie, vous pourrez rencontrer vos auteurs préférés, discuter avec eux et faire signer votre livre avec une dédicace personnelle.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer !

Réservez tôt !

Bon festival ! Et au plaisir de vous y rencontrer.

Voir les commentaires

Published by Richard -

Crimes à la librairie ... en France !
Pour les lecteurs européens qui voudraient lire "Crimes à la librairie", voici quelques informations qui pourraient vous être utiles:
Le recueil est disponible en version papier et en version électronique.
Il peut être commandé (papier ou électronique) sur le site de Rue des Libraires, en cliquant directement sur "Achetez ce livre en ligne" à la fin de la chronique ou à l'adresse suivante:
http://www.leslibraires.ca/livres/crimes-librairie-9782897111083.html
À la librairie Archambault:
http://www.archambault.ca/collectif-crimes-a-la-librairie-ACH003445391-fr-pr
Il est aussi sur Amazon.fr
Et il sera bientôt disponible, en version papier, à la Librairie du Québec à Paris.

Bonne lecture !

Voir les commentaires

Published by Richard -

Crimes à la librairie

Et voilà ! C'est fait !

Après 18 mois de travail ! Non, plutôt 18 mois de plaisir !

Je vous présente le recueil de nouvelles "Crimes à la librairie" que j'ai eu l'immense privilège de diriger.

J'ai eu la chance de côtoyer 16 auteurs qui ont vécu avec moi ce projet un peu fou. J'ai aussi eu la chance de trouver sur mon chemin, une maison d'édition qui a cru à cette folie.

Aujourd'hui, "Crimes à la librairie" fera son apparition sur les gondoles des librairies du Québec; il ne m'appartient plus. À vous lecteurs de le découvrir et de faire connaissance avec ces seize auteurs qui y ont participé.

Je n'en ferai pas de critique mais j'attendrai vos commentaires avec un peu d'angoisse.

Pour vous le présenter, je laisse la 4e de couverture parler.

Bonne lecture !

CRIMES À LA LIBRAIRIE
Collect
if

Ils écrivent des polars. Des polars qu’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, Richard Migneault, ils se sont réunis autour d’un thème séduisant : crimes à la librairie.

Mario Bolduc, Camille Bouchard, Benoît Bouthillette, Chrystine Brouillet, Jacques Côté, Ariane Gélinas, André Jacques, Martine Latulippe, Geneviève Lefebvre, Florence Meney, Sylvain Meunier, Martin Michaud, Patrick Senécal, Johanne Seymour, Robert Soulières, Richard Ste-Marie.

Ces seize écrivains québécois de grand talent nous invitent dans autant de librairies. De ces lieux généralement paisibles, ils ont fait de véritables scènes de crime. Ils ont dénaturé ces carrefours de tous les imaginaires en transformant chaque livre qui s’y trouve en témoin de l’énigme, du suspense, de l’insoutenable. Leurs nouvelles nous permettent de découvrir leur style, leurs intrigues et leurs personnages: un tueur à gages littéraire, un homme qui détestait les livres, un général croate sanguinaire, un agent du FBI, une libraire incendiaire, un voleur d’incunables...

Parions qu’après avoir lu ce recueil, vous ne verrez plus tout à fait votre librairie préférée du même œil...

Voir les commentaires

Published by Richard -

Un vent de cendres

« Et les années passent, sans attente, sans pansement. Sans rien. »

« Un vent de cendres », deuxième roman de Sandrine Collette, place le lecteur au centre d’un malaise, un malaise qui s’amplifie au rythme des pages, un malaise qui se transforme petit à petit, en sueurs froides, comme l’indique le nom de la collection.

Je n’ai pas lu « Des nœuds d’acier », qualifié par certains d’excellent roman et qui a reçu le Grand Prix de littérature policière 2013. Quand on m’a offert la possibilité de lire les deux romans de Sandrine Collette, « Des nœuds d’acier » et «Un vent de cendres » , j’ai tout de suite accepté … Curiosité littéraire oblige ! Mais pour être cohérent avec mon côté rebelle, j’ai commencé par le deuxième, « Un vent de cendres », que j’ai beaucoup aimé.

Pour le Québécois que je suis, la ruée de la jeunesse pour la cueillette du raisin demeure pour moi une énigme. Toutefois, passer du temps dans un vignoble durant les vendanges était pour l’amateur de vin que je suis, un élément de motivation à lire ce roman..

Alors, je m’y suis lancé avec plaisir, ouvert à la découverte, prêt à vivre une intrigue qui s’annonçait fort intéressante.

Roman de malaise plus que roman d’angoisse, « Un vent de cendres » commence par la description très réaliste de l’accident où Laure a trouvé la mort de façon affreuse. Andreas et Octave, propriétaires du vignoble, s’en sont sortis, non sans séquelles physiques et psychologiques.

Dix ans plus tard, Malo et sa sœur, Camille, arrivent pour participer aux vendanges sur le domaine qui appartient aux deux frères. Une sensation étrange les habite ; Malo ressent une drôle de prémonition. Octave est leur première source de malaise : défiguré par l’accident, marchant avec une canne, l’arrivée de Camille le ramène dix années en arrière : cette jeune fille est le portrait identique de Laure, sa jumelle intemporelle. Il la regarde en s’efforçant de lui montrer le côté « normal » de son visage mais son regard insistant alourdit l’atmosphère de cette journée chaude d’automne.

Au deuxième étage de la maison, à cette fenêtre où le rideau semble danser sur la musique du vent, une ombre se cache. Dans un huis clos angoissant, elle épie ce qui se passe, regarde de loin, on pourrait même dire qu’elle espionne. Elle se rend compte de l’effet qu’a eu Octave en voyant Camille. Malo aussi perçoit le regard d’Octave et met en garde sa sœur contre les intentions surement malveillantes du « Boiteux » ! Après une confrontation avec Octave, Malo disparaît mystérieusement. Seule sa sœur s’inquiète, les autres se sentant soulagés par l’absence du tempérament bouillant de Malo.

Commence alors une montée de la tension de ne pas savoir ce qui se passe réellement.

Enchainée dans ce mystère qui ressemble au scénario de la Belle et la Bête, Camille se questionne, souffre et imagine des hypothèses les plus angoissantes. Elle craint Octave même si elle se sent attirée par l’homme mais surtout, elle craint ce fantôme qui rôde au deuxième étage de la maison.

Sandrine Collette installe le lecteur au centre de l’intrigue pour lui permettre de ressentir les sentiments de chacun des personnages. Le lecteur accompagne les travailleurs à la vigne, arpente en frissonnant les couloirs de la maison et jette souvent un coup d’œil à ces fenêtres qui cachent peut-être quelque chose d’horrible. L’auteur tisse sa toile, maille par maille, jusqu’à la solution finale. En plus de nous délivrer la psychologie brute des personnages du roman, elle exacerbe les moments d’angoisse en les alternant avec certains moments festifs. Le jeu des extrêmes fait son œuvre. Nous sommes happés par l’intrigue sans aucun moment d’ennui !

Un très bon moment de lecture, une belle porte d’entrée dans l’imaginaire de cette auteure qui m’incite, très rapidement, à lire son premier roman qui avait fait presque l’unanimité.

Voici un extrait qui illustre le climat de ce roman :

« Il la précède, lourd sur la canne et le pas lent, et elle observe cette silhouette bancale, pense à cet après-midi en haut des rangs de vigne, ses mains sur elle – un frisson. Enlève-toi ça de la tête. Dans les caves elle le suit et ils s’enfoncent. Ce pourrait être le centre de la Terre, elle le suivrait quand même.

il a le double de mon âge, il est dingue, défiguré et mauvais et je ne pense qu’à lui, je délire ou quoi ? Elle court derrière lui. »

Bonne lecture !

Un vent de cendres

Sandrine Collette

Éditions Denoël

Sueurs froides

2014

255 pages

Voir les commentaires

Published by Richard -

Prague fatale

J’ai toujours un certain plaisir à retrouver les personnages récurrents de certains auteurs. Bien sûr, il y a les incontournables: Kurt Wallander, Andrea Camilleri et Erlendur Sveinsson mais aussi les québécois Victor Lessard, Jérôme Marceau et Maud Graham. Quel plaisir de retrouver ces personnages avec leur personnalité, leur problème (à mettre souvent au pluriel), leurs angoisses et leurs vies professionnelle et personnelle. Ils font partie de la famille et dès que l’on ouvre le roman d’une nouvelle aventure, on se retrouve comme si nous ne nous étions jamais quittés.

Voilà ce que je viens de vivre avec Bernie Gunther dans « Prague fatale », une des très bonnes enquêtes menées par ce personnage de Philipp Kerr.

L’auteur nous impose un léger retour en arrière et nous ramène en 1942, en pleine Seconde guerre mondiale. Bernie Gunther revient du front de l’est, un peu beaucoup amoché par ce qu’il a vu et vécu. Il se retrouve à Berlin, dans une ville qui a beaucoup changé. Par hasard, il est témoin d’une agression : un homme s’attaque à une femme, en pleine rue. En raison de sa fonction au département des homicides, il amorce une enquête et il est séduit par la belle dame. Il va même jusqu’à l’amener lors de la fête en l’honneur du général Reinhard Heydrich, récemment promu comme Reichsprotektor, à Prague.

La fête tourne mal ! Un des aides de camp du général est tué. Pour sauver sa peau, Bernie devra trouver le coupable. Commence alors une enquête riche et complexe, dans un huis clos où se retrouvent quelques huiles des SS et de l’armée nazie. Même l’auteur, par la voix de Bernie, fait un rapprochement avec un célèbre roman d’Agatha Christie, « Le meurtre de Roger Ackroyd » pour illustrer certaines similitudes dans les deux affaires. Une idée fort intéressante !

Avec compétence, cynisme et humour, Bernie Gunther fouinera dans tous les recoins de ces deux châteaux en ne ménageant aucunement les susceptibilités de chacun, quel que soit leur rang ou leur grade. Bernie Gunther agit comme Bernie Gunther. Avec tous les risques que cela comporte !

L’enquête est bien menée, complexe et passionnante. Les allers-retours entre la réalité et la fiction sont savamment dosés et nous plongent, sans didactisme, dans les dessous de la structure construite par le Fuhrer. J’ai apprécié plus particulièrement les passages où Philip Kerr nous présentait les actions des Trois Rois, célèbres résistants tchèques. Apprendre, s’informer, tout en lisant un roman divertissant; voilà ce que vous offre cette « trilogie berlinoise » en huit volumes …

De plus, on apprécie toujours la personnalité de Gunther, posant un regard insolent et un œil acéré sur le monde qui l’entoure. L’écriture fluide de Philip Kerr facilite grandement la lecture malgré la difficulté à maitriser les noms et les grades allemands. Mais on s’y fait … et même assez rapidement.

J’ai beaucoup aimé cette huitième enquête de Bernie Gunther. Il faut tout un talent pour capter l’attention du lecteur pendant une série aussi riche que celle-ci. Je ne m’en lasse pas. Alors, n’hésitez pas à commencer ou à continuer la lecture des enquêtes de ce policier atypique et aussi, très sympathique.

Voici quelques extraits représentant bien le style de Philip Kerr :

« J’aime bien la musique quand je bois. Et même le jazz de temps à autre, pourvu que les types se rappellent où ils ont laissé la mélodie. »

« Par dessus tout, cela m’aidait à chasser de mon esprit le sentiment croissant que j’étais allé dans le pire endroit de la planète pour découvrir que le pire endroit de tous était en moi. »

« Sur un tas de sujets, je n’avais pas toujours raison. Mais, en ce qui concernait les nazis, je n’avais pas souvent tort. »

Bonne lecture !

Prague fatale

Philip Kerr

Éditions du Masque

2013

407 pages

Voir les commentaires

Published by Richard -

Quand le premier domino tombe ...

Quand la première pièce du jeu de dominos tombe, le jeu s’écroule, tout comme lorsque le destin se met à vous jouer un tour. Une négligence devient un drame et elle vous pousse vers le précipice, sans de porte de sortie. « Le piège de Vernon », c’est l’histoire d’un jeu de dominos qui, pièce après pièce, précipite Nick Exley vers un gouffre de malheurs sans fin.

Roger Smith signe un roman passionnant et angoissant car tout cela arrive à quelqu’un d’ordinaire. Un peu comme nous tous. En quelques secondes, des choix presque anodins tournent au drame et poussent une famille dans les griffes d’un homme aussi généreux que dangereux !

C’était l’anniversaire de la petite Sunny Exley. Elle vient juste d’avoir quatre ans. La fête vient tout juste de se terminer. Sur la plage de cette maison du bord de mer, le père fume de l’herbe avec un ami ; la mère, dans la maison, est avec son amant. Le bateau-jouet de la petite est dans l’eau. Personne ne s’en occupe, personne ne la voit se diriger vers l’eau et se faire avaler par les vagues meurtrières.

Personne ? Non ! Quelqu’un a tout vu. Caché derrière les rochers, Vernon Saul assiste à la scène et n’intervient que lorsqu’il est trop tard. Il feint un bouche-à-bouche inutile, fait semblant de vouloir la sauver. Il planifie déjà un plan machiavélique ! Commence alors cette longue descente aux enfers pour Nick Exley et sa femme, Caroline. Rongés par la culpabilité, anéantis par la peine et accablés par le regard de l’autre, le couple se déchire ; au lieu de se soutenir, ils creusent l’écart qui déjà les séparait. Et l’énigmatique ex-flic Vernon alimente patiemment cette descente dans les abimes du désespoir en les poussant vers des actes extrêmes.

La chute est vertigineuse ! Entre le bien et le mal, il n’y a plus de différences. La tristesse, la douleur et le désespoir transforment le quotidien de personnes bien ordinaires en une tragédie de plusieurs actes, où la couleur de la peau, l’origine et le passé, influencent les actes et les jugements.

Dès le début, on se demande jusqu’où ira ce piège de Vernon. On connaît la victime ! On se doute des mobiles. Mais le point d’arrivée, l’objectif ultime demeure obscur. Roger Smith est aussi sardonique que son personnage. Il nous baigne dans une mer de souffrances, de deuil et de culpabilité ; même la plage est semée d’incertitudes et de doutes. La finale nous réservera-t-elle les réponses que l’on cherche ?

« Le piège de Vernon » est un excellent roman. Un excellent roman noir, à la mesure du talent de Roger Smith ! Cet auteur sud-africain nous réserve, à chaque récit, des surprises qui nous procurent de très bons moments de lecture. L’intrigue est construite toute en nuances, soutenue par des personnages crédibles et complexes. L’écriture est tout aussi efficace, marquée par un style direct sans fioritures mais d’une grande fluidité. Comme à chacun de ses romans, Roger Smith met en scène son Afrique du Sud avec ses faiblesses, ses contradictions, ses relents de racisme mais aussi sa beauté.

Encore une fois, Calmann-Lévy et cette collection « Robert Pépin présente … » nous fournissent un roman de qualité supérieure. Aux côtés de Deon Meyer, Roger Smith s’impose comme un des grands écrivains de polars.

Quelques extraits … pour vous mettre l’eau (de mer) à la bouche !

« Vernon ne supportait pas d’être un vulgaire contractuel chargé d’aller embêter les Blancs à la peau brulée par le soleil pour qu’ils déplacent leurs voitures, et il avait bien l’intention de se tirer au plus vite. »

« Elle marmonne quelques mots, supplication pitoyable pour Sunny, elle-même et l’homme-enfant endormi sur le lit de leur fille morte. Mais, agenouillée là sur cette moquette qui démange, elle a la certitude, soudaine et terrible, que personne là-haut ne l’écoute.

Personne. »

« C’est pas plus compliqué. Il a grandi dans les Flats, une zone urbaine dessinée à l’équerre dans les bas quartiers battus par le vent. Un endroit où on ne connaît que la marche avant.

Si quelque chose se met en travers du chemin, on le démolit. Point final. Regardez en arrière et vous êtes foutu. »

Bonne lecture !

Le piège de Vernon

Roger Smith

Éditions Calmann-Lévy

2014

330 pages

Quelques images qui rendent bien l'atmosphère du roman !

Voir les commentaires

Published by Richard - - Littérature sud-africaine

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes

Attention ! Chef-d’œuvre ! Ou presque …

J’ai adoré presqu’autant que « Les Cerfs-volants de Kaboul ».

« Ainsi résonne l’écho infini des montagnes » est un excellent roman qui saura vous toucher, vous émouvoir et vous faire passer un très bon moment de lecture.

Khaled Hosseini prend beaucoup de temps à écrire ses romans ; il nous impose trois ou quatre années d’attente, mais, diable que ça vaut la peine !

Cette saga familiale commence par un événement dramatique qui influencera de façon permanente la vie des acteurs de ce drame. Étranglé par le manque d’argent, Saboor, le père, vend sa fille Pari à un riche entrepreneur. Le frère de Pari, Abdullah, est au désespoir ; il était le grand frère, le protecteur, celui sur qui elle comptait pour la protéger. Et il a failli à sa mission !

Voilà le point de départ de l’histoire de cette famille afghane, au début des années 50. C’est le récit de cette déchirure, où les destinations se situent en France, aux Etats-Unis et en Grèce mais où toujours, les événements nous ramènent en Afghanistan, dans ce petit village de Shadbagh où tout a débuté.

Pari aura la chance de s’instruire et de vivre dans l’opulence de la société occidentale. Abdullah vivra l’horreur de la guerre, l’invasion des Russes, la période des Talibans et les tentatives de reconstruction sous le regard des soldats occidentaux. Deux destins, un même drame !

Khaled Hosseini nous trace un portrait bouleversant de deux destinées, deux parcours aux routes diamétralement opposées, aux destinations si différentes. L’âme des personnages et leur psychologie se développent au gré des événements familiaux, des choix de chacun mais aussi, par l’influence des événements qui marquent le pays. Sans jugement et seulement en laissant ses personnages évoluer, l’auteur pose une regard sur la société afghane et son développement à partir des années 50 jusqu’à aujourd’hui. Camps de réfugiés, montée des Talibans, aléas de la reconstruction d’un pays fragile, le lecteur sera troublé, continuellement confronté aux valeurs des protagonistes et de leur conscience.

Voilà une lecture qui devrait vous toucher et vous passionner. Ne ratez surtout pas le premier chapitre où le père de la famille raconte à ses enfants un conte afghan qui donne le ton à tout le roman. Un premier chapitre marquant !

Avant de conclure et de passer à quelques citations, je vous mets en garde sur la structure complexe du roman. Laissez-vous porter par l’histoire, oubliez la linéarité de l’histoire des personnages, faites confiance à l’auteur, il vous rattrapera en temps et lieu et vous ne le regretterez pas. Khaled Hosseini est un romancier extraordinaire. La traduction de Valérie Bourgeois est excellente ; vous serez conquis par l’histoire et le style.

Voici quelques extraits pour vous mettre l’eau à la bouche

« BIEN. VOUS VOULEZ UN HISTOIRE, je vais vous en raconter une. Mais seulement une. Inutile de m’en réclamer une autre ensuite. Il est tard et un long voyage nous attend demain, Pari et moi. »

« Ses yeux se posaient sur le même monde, mais lui n’y voyait qu’indifférence. Un labeur sans fin. Son univers à lui était implacable. Rien de bon n’était gratuit. Même l’amour. Il fallait payer pour tout, et quand on était pauvre, la souffrance était votre seule monnaie d’échange. »

« Ce que j’ai en mémoire, ce n’est pas son visage ni sa voix, mais seulement l’impression qu’il a toujours manqué quelque chose dans ma vie. Quelque chose de bon. »

« Dans la rue, les talibans passaient près de moi comme si j’étais une vache en train de paître. Je les y encourageais en affichant une expression un peu bovine afin d’éviter d’attirer inutilement l’attention. »

Bonne lecture !

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

Khaled Hosseini

Belfond

2013

488 pages

Voir les commentaires

Published by Richard -

Le jardin de bronze de Gustavo Malajovich

« Le jardin de bronze » est une de mes premières incursions dans le monde du polar argentin. Il est vrai qu’en général, je connais très peu la littérature de l’Amérique du sud ; Gabriel Garcia Marquez et Mario Vargas Llosa sont mes seuls repères (quand même pas les moindres !). Alors, appel à tous. Il serait intéressant que vous, lecteurs de mon blogue, vous nous fassiez part dans les sections commentaires, des incontournables à lire pour une bonne introduction à cette littérature, peu connue.

"Le jardin de bronze" est le premier roman de Gustavo Malajovich traduit en français. Il faut reconnaître à la maison Actes Sud, sa capacité à nous faire découvrir les bons filons ( et ses pages couvertures fascinantes). Cet auteur argentin, architecte de son métier, maintenant scénariste pour la télévision, nous propose un roman touffu, dérangeant, avec un style unique et une gamme d’émotions bien présentes. Cette porte d’entrée à l’œuvre de cet auteur (il semble que ce soit le début d’une série) et à la littérature argentine est pleine de promesses.

« Le jardin de bronze » est un roman inquiétant, un peu déstabilisant et qui transporte le lecteur dans un imaginaire tout à fait particulier, un monde étrange qui côtoie quand même, une réalité plus normale. Une réalité plus normale ? Non pas vraiment ! Lila et Fabian vivent ensemble avec leur fille Moïra ; plus ou moins heureux, un peu en questionnement mais surtout rassemblés fragilement par la présence de leur fille de quatre ans. S’ajoute à la famille, Cecilia, la « baby-sitter » qui s’occupe de la petite.

Puis le malheur arrive ! Cecilia et Moïra se rendent en métro à une fête ; jamais elles n’arriveront. On perd leur trace dans le métro de Buenos Aires. Puis, on retrouve, dans une arrière-cour, le corps de la nounou, troué de deux balles à la poitrine et avec une étrange blessure au cou. Aucune trace de la petite Moïra.

Commence alors un long calvaire pour les parents ! Insupportable ! L’enquête piétine, la police cherche mais les zones d’ombre sont nombreuses et infranchissables. Font-ils le maximum ? Mettent-ils toute l’énergie nécessaire ? Cachent-ils des faits ? Protègent-ils quelqu’un ?

L’incertitude, le découragement, les questions sans réponses viennent à bout de la résistance et du courage de la mère. Abattu mais encore capable de se battre, Fabian, le père, s’allie avec un détective privé aux méthodes d’investigation qui ne plaisent pas à la police locale. Une complicité s’installe entre le père et le détective, complicité qui dépasse le simple engagement d’un privé dans une affaire d’enlèvement.

Les mois passent, la disparition de l’enfant ne fait plus la une des médias et le père, muni de son mince bagage d’espoir, croit toujours que sa fille est en vie. Voilà toute la puissance de ce roman : la capacité de l’auteur à immerger le lecteur dans les pensées, les malheurs et les émotions de son personnage. L’intimité se crée entre le personnage et celui qui tourne les pages ; on devient graduellement ce père, perdu, malheureux, qui cherche désespérément un sens à cette perte immense et qui nourrit un espoir qui se matérialisera, un jour, dans une petite araignée sculptée dans le bronze.

L’auteur nous invite à un véritable voyage dans un Buenos Aires noir, peuplé de mendiants, de junkies apeurés, de bars mal famés et de rues sinistres, très loin des lieux touristiques et sans la musique du tango argentin.

« Le jardin de bronze » s’avère une lecture fascinante malgré le malaise qu’elle crée chez le lecteur. Juste à la lecture du préambule, on se sent comme décontenancé, un peu en déséquilibre, par ce personnage anonyme qui avoue, dès les premières phrases :

« Aujourd’hui, dans le ravin, il s’est produit quelque chose de terrible.

J’ai dû tuer papa. »

Voilà le ton est donné ! La quête commence ! Il nous reste 525 autres pages pour découvrir ce monde étrange et fascinant du jardin de bronze. « Le jardin de bronze » est le roman de la détresse, du découragement et de l’espoir. Un roman envoûtant qui vous laissera sans voix.

Il me semble que « Le jardin de bronze » est le premier roman de Gustavo Malajovich. Soyez certain d’une chose, j’attendrai son prochain avec beaucoup d’impatience. S’il recrée une atmosphère aussi prenante, s’il nous tisse une intrigue aussi bien ficelée et s’il est capable de nous replonger dans cette Argentine aux accents inquiétants et si ses personnages arrivent à nous toucher toujours autant, nous serons sûrement nombreux à admirer ses futurs jardins.

Voici quelques extraits :

« Elle le regarda avec des yeux qui avaient la couleur d’un fleuve en mouvement. »

« Il cherchait quelque chose qu’il devinait tout proche, mais sans pouvoir le définir. Vision périphérique, une matière fuyante que l’on ne captait qu’avec la partie latérale de l’œil, qui s’évanouissait si on la regardait de face. »

« Le visage de la femme obéissait à une géométrie plus représentative d’un tableau cubiste que d’un être vivant. »

Bonne lecture !

Le jardin de bronze

Gustavo Malajovich

Actes Sud, actes noirs

2014

526 pages

Une présentation de l'auteur ... en espagnol !

Voir les commentaires

Published by Richard - - Littérature argentine

Retenez votre souffle avec "Apnée noire"

Quelle belle découverte !

Je ne connaissais pas Claire Favan. Vantée par beaucoup sur les blogues, je n’avais aucun de ses romans dans ma pile à lire. Et l’ami Jacques Saussey qui en rajoutait avec ses commentaires tellement dithyrambiques. Un beau matin, avec grand plaisir, « Apnée noire » s’est retrouvé sur ma table de chevet. Et très rapidement, attiré par le titre et la 4e de couverture, je me suis plongé dans sa lecture.

J’ai adoré ! Une bonne histoire, bien racontée ! Une intrigue magnifiquement ficelée ! Des personnages complexes et attachants avec un passé troublant mais aussi un présent riche en rebondissements. Un bon thriller pour une lecture fort divertissante.

Juin 2009, Megan Halliwell, agente du FBI, assiste à l’exécution de Vernon Chester. C’est elle qui a mené l’enquête et qui a procédé à son arrestation. Au moment où le cocktail létal passe de la seringue au corps du condamné, Vernon regarde Megan avec des yeux frondeurs. Puis ses lèvres bougent ! Megan déchiffre cette phrase qui la glace autant que le liquide qui se répand dans les veines du tueur en série : « Tu me reverras. »

Pendant ce temps, quelques rues plus loin, Vince Sandino part avec sa femme et sa fille pour un dîner chez sa belle-famille. Comme il a oublié d’acheter une bouteille de vin, il s’arrête dans une épicerie. Les trois entrent dans le commerce en plein braquage. N’écoutant que son instinct de super flic, Vince intervient. Et ça dégénère. Les deux junkies tirent sur tout le monde, ramassent leur maigre magot et laissent les corps dans une mare de sang.

Vince s’en tire avec des blessures physiques importantes mais surtout une blessure psychologique qui s’alimentera à l’aune de la culpabilité et du remords. Le seul remède possible pour celui qui ne veut pas guérir, il le retrouve dans la bouteille. Il est brisé, défait. Saura-t-il se relever ?

Un lendemain de soûlerie, Vince se retrouve sur une scène de crime atroce. La victime, noyée dans son bain, est en position fœtale inversée, les mains et les chevilles noués derrière le dos avec une cordelette bleue. Accroché au robinet, un trèfle à quatre feuilles sur une chaine en or. Exactement le modus operandi de Vernon Chester, exécuté l’année précédente.

Alors se croisent les chemins de Vince Sandino, policier alcoolique et dépressif, et de la jeune agente du FBI, Megan Halliwell, ambitieuse mais tourmentée, surnommée le Robot. À la recherche de cet émule du psychopathe exécuté (ou de la réincarnation de l’esprit de Vernon Chester ?), les deux policiers devront collaborer malgré leurs différences et leurs façons de faire presqu’à l’opposé. En les regardant se dépêtrer dans cette intrigue complexe, le lecteur les appréciera de plus en plus … ou de moins en moins.

J’avoue qu’au départ, j’ai été sceptique en voyant encore une fois, l’utilisation de l’imitateur d’un tueur en série. Mais très rapidement, Claire Favan a su désarçonner le lecteur en mettant en place un traitement assez original du sujet. Comme tout bon lecteur de polars, vous vous mettrez à faire des hypothèses de solution que l’auteure se fera un plaisir de défaire, au gré de son imagination. En parsemant, de chapitre en chapitre, des rebondissements imprévus, vous serez constamment en déséquilibre, entre ce que l’auteure vous suggère comme piste et la réalité que vous trouvez au fil des dernières pages. Montée du suspense garantie … et parfois vertigineuse, et tout cela aboutit dans une finale qui vous surprendra.

En plus, ce qui ne gâche rien, « Apnée noire » est très bien écrit, dans une langue simple et efficace, sans fioritures inutiles mais assez imagée pour aiguiser nos différents sens.

Alors, il ne vous reste qu’à partir à la recherche de ce tueur, tellement vivant, même s’il a été exécuté … (un blogueur a le droit, lui aussi, de laisser de fausses pistes !). En ce qui me concerne, j’attendrai avec impatience le prochain roman de Claire Favan, peut-être pour patienter, en lisant ses deux premiers romans.

Bonne lecture !

Apnée noire

Claire Favan

Éditions duToucan noir

2014

382 pages

La présentation de Gérard Collard

Voir les commentaires

Published by Richard -

Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Trois mois de silence! « Polar, noir et blanc » sort enfin de sa torpeur ! Besoin d’éloignement, besoin de repos ! Penser à autre chose et même, faire d’autres choses ! « Polar, noir et blanc » revient avec l’intention de faire moins mais mieux ! Et sûrement, un peu différemment !

Je suis très content de revenir, espérant que vous serez encore là pour me lire, faire des découvertes et me laisser des commentaires (mon salaire et ma motivation de blogueur !). Avant de commencer ma chronique, j’aimerais souhaiter de bonnes et de belles lectures à Lyne et à ses collègues de travail !

Voici donc ma première chronique de l’année 2014

Une pile à lire énorme. Plus de 600 romans qui attendent les yeux du lecteur. Dans le lot, d’agréables moments de lecture, des futures déceptions, des envies du moment qui se sont estompées, des achats impulsifs et des « ça me le prend absolument ». Et aussi, des découvertes après tout le monde: l’impression de découvrir ce que la Terre entière a déjà lu, ce que tous ont aimé et chanté les louanges. Et oui, après tout le monde, je viens de découvrir Jussi Adler Olsen, cet auteur danois qui prend de plus en plus de place dans le monde du polar scandinave. « Miséricorde » est son premier roman traduit. Déjà, trois autres sont sortis depuis ce temps.

Une première impression. Adler Olsen possède un talent spécial pour la création de personnage attachant et crédible. J’avoue que cette première lecture et mon premier contact avec Carl Morck et Hafez el Assad est très prometteur. J’ai très hâte de lire les trois autres romans. Alors, faisons un résumé rapide … et une présentation des deux personnages principaux.

Merete Lyyngard est une vedette montante de la politique danoise. Destinée à un avenir prometteur, elle est victime d’enlèvement. Ses bourreaux s’acharnent cruellement. Ses conditions de détention sont épouvantables. Les sévices psychologiques, insupportables. Cependant, sa force de caractère, son désir de vivre, même si ils s’effritent, lui font espérer de pourvoir s’en sortir. Et de comprendre l’incompréhensible.

Après quelques mois, sans indices sérieux, l’enquête s’essouffle, le drame devient fait divers et tombe dans l’oubli. Merete n’existe plus pour le peuple danois. Toutefois, quelque part, dans les sous-sols des locaux de la police, une nouvelle section est créée: le Département V.

Un peu pour s’en débarrasser ou pour le mettre dans une voie de garage, Carl Morck «Un type qui n’a envie de rien, grognon, caractériel, qui cherche des histoires, agressif avec ses coéquipiers …» est nommé responsable de ce service …où il est le seul employé. Lui-même, un peu désabusé, ne prend pas cette nomination au sérieux. Mais, au fur et à mesure de son appropriation du dossier de la disparition de Merete Lyyngaard, il s’implique de plus en plus, demande plus de budget et obtient un adjoint très spécial, le Syrien Hafez el Assad.

Commence alors, une véritable course contre la montre où les deux membres du Département V remontent, pièce par pièce, le casse-tête de cette disparition, ignorant si la victime est vivante ou non.

Sans être géniale, l’enquête est menée rondement, enrichie de scènes nous montrant les souffrances physiques et morales de la victime tout en suivant ses réflexions sur la nécessité de vivre.

Adler Olsen accroche le lecteur avec plusieurs hameçons. Celui qui m’a particulièrement happé, c’est le développement de la complicité entre le policier et son « adjoint ». Quels personnages riches et complexes, que de situations où l’auteur exploite merveilleusement cette drôle de complicité, cette équipe atypique. Quel plaisir pour le lecteur de savoir que ces deux hommes se retrouveront dans les futures enquêtes de « cold case » !

Cette série d’enquêtes du Département V s’annonce fort intéressante. Si le rythme se continue, si les personnages gardent leur amplitude et ceux qui se rajoutent complètent bien le portrait, tout cela nous annonce de bonnes heures de plaisir de lecture. Moi, je vous le dis, j’ai été convaincu par ce premier roman et j’ai très hâte de lire les prochains qui ont tous reçus un accueil favorable de la critique. Si je peux y ajouter ma voix, je vous le recommande fortement. Pour l’intensité de l’enquête et la qualité des personnages. « Miséricorde » est un très bon polar !

Une citation … ou deux !

« Carl fit un effort pour se souvenir que c’était toujours illégal au Danemark d’étrangler ses employés. »

« Bravo, chef, s’écria Assad avec enthousiasme, comme s’il félicitait un enfant qui a fait dans son pot. »

Bonne lecture !

Miséricorde

Jussi Adler

Olsen

Albin Michel

2011

489 pages

Voici les titres de la série, tous publiés chez Albin Michel

1er volet: "Miséricorde"

2e volet: "Profanation"

3e volet: "Délivrance"

4e volet: " Dossier 64"

Une rencontre avec Jussi Adler Olsen

Miséricorde, le film.

Voir les commentaires

Published by Richard - - Roman scandinave

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>
Haut

Hébergé par Overblog

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog