Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:07

L-enfant-des-cimetieres.jpg

 

Intriguée par l’univers de Sire Cédric qui transparaît à travers son personnage, j’avais à cœur de découvrir cet auteur un peu singulier.

 

Aux vues des nombreux admirateurs de l’auteur je ne pouvais faire l’impasse, et ce malgré mon scepticisme à aimer un thriller sur fond de fantastique.

 

Le roman démarre sur le prologue d’une nouvelle, qu’il avait initialement écrite et publiée il y a quelques années pour l’Artbook « Ombres et Lumières ». Cette nouvelle avait été inspirée par une peinture de Jean-Marc Dauvergne.

 

 Il nous y décrit la naissance de Nathaniel, l’enfant d’un démon. Naemah, un démon féminin fabuleux, d’une beauté éblouissante, l’incarnation du désir. Mère de toutes les égéries, inspiratrice de toutes les inspiratrices.

 

« Un corps gracile aux hanches généreuses, aux fesses rondes pleines de promesses. Une poitrine qui appelle les baisers et les caresses. Un visage de poupée de porcelaine dont la bouche gourmande semble à elle seule l’incarnation du désir » 

 

Naemah qui pour donner naissance à cet enfant s’abandonne aux morts.

 

 «Sous la terre dans leurs prisons de bois, les êtres allongés ont commencé à frémir … Naemah est revenue pour eux … eux seuls peuvent l’aimer … des membres masculins miraculeusement revenus à la vie glissent en elle … des cadavres de femmes s’immiscent jusqu’à elle et Naemah les étreint elles aussi avec passion … elle ravive cette vie en elles et à l’apex de son plaisir plante ses crocs dans leurs poitrines généreuses, arrache des morceaux de chair morte qu’elle avale en se cambrant de délice »

 

Un prologue lugubre, cru, insolite, mais prodigieux dans l’écriture, qui nous ouvre les portes d’un thriller diaboliquement original.

 

Le livre commence 13 ans plus tard … dans la réalité quotidienne d’une ville du sud de la France, Toulouse.

 

Aurore Dumas, journaliste Au nouveau regard persuadée de tenir un sujet en or, téléphone en pleine nuit à son collègue et ami David Ormeval photographe de presse, en lui demandant de rappliquer en vitesse : un crime particulièrement sordide vient d’avoir lieu.

 

Raymond Mendez, est apparemment un homme sans histoire. Jusqu’au jour où victime d’hallucinations schizophréniques, il tue sa femme ainsi que ses deux enfants au fusil à pompe avant de retourner l’arme contre lui pour se faire sauter la tête.

 

Le lendemain, François Mendez un adolescent se croyant poursuivi par des ombres menace de son arme les occupants d’un hôpital et tue Kristel une jeune artiste peintre. Cet adolescent est le neveu de Raymond Mendez qui aurait hérité des mêmes troubles schizophréniques que son oncle.

 

Le photo-journaliste David Ormeval, qui n’est autre que le compagnon de Kristel décide de découvrir l’origine de cette contagion meurtrière. Il n’y a aucune explication logique à toutes ces morts, il cherche des réponses mais ne se retrouve qu’avec de nouvelles questions … des questions de plus en plus folles.

 

Le commandant Alexandre Vaubert de la police criminelle, est lui aussi dépassé par les évènements : ce n’était plus une série de coïncidences macabres qu’il avait sur les bras mais un épidémie de suicides !

 

D’autant plus qu’une légende urbaine vient faire surface : celle de l’enfant des cimetières. Cet enfant cannibale, ce fantôme vengeur : on raconte que ceux qui le voient deviennent fous. Que lorsque le spectre de cet enfant croise votre regard, alors les cauchemars s’emparent de vous jusqu’à vous faire sombrer dans la folie et vous poussent au suicide.

 

Et si cette légende urbaine était vraie ? Si cet enfant existait vraiment ? Une confrontation avec l’inimaginable …

 

L’inimaginable, voilà vers quoi cette intrigue policière, qui glisse dans le surnaturel puis pénètre la réalité, nous embringue.

 

Sire Cédric réussit la prouesse de nous conter des scènes d’horreur en y apportant des touches de sensualité et de poésie. Une écriture toute en délicatesse pour des scènes parfois d’une violence poussée au paroxysme.

 

Ses inspirations il les trouve dans des univers très différents : entre autre Stephen King côté auteur, Alan Edgar Poe et Charles Baudelaire côté poésie, David Lynch côté cinéma. Côté style : le gothique et côté musique : le métal.

 

Cet éclectique mélange des genres, donne une lecture détonante et audacieuse.

 

Les personnages traditionnels pour certains et totalement atypiques pour d’autres contribuent à l’originalité de ce roman.

 

Alors thriller gothique ou thriller fantastique, qualifiez-le comme bon vous semble mais laissez vos sentiments se déchaîner ! Envoûtée par ce livre, mon scepticisme a été chassé. Il a suscité chez moi l’envie d’approfondir ma découverte du fantastique pour transformer cet essai.

 

 

Sire Cédric est né le 24 Octobre 1974. Cet écrivain français de thrillers vit et écrit à Toulouse, dans le Sud de la France. Son premier roman « Angemort » a reçu le prix Merlin 2007, il sera suivi par « L’enfant des cimetières » pour lequel il reçoit le prix Masterton, puis « De fièvre et de sang » pour lequel il reçoit le prix Polar au festival de Cognac. Son dernier roman « Le jeu de l’ombre » est publié aux éditions Le Pré aux Clercs.

 

 

L'ENFANT DES CIMETIERES

 

Sire Cédric

Thriller

Editions Pocket

527 pages

 

Cette chronique a été écrite par Carine Boulay, collaboratrice à "Polar, noir et blanc".

Par Richard - Publié dans : Critiques - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en...
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 20:35

Bonjour à vous tous,

 

Fraichement arrivé de Knowlton, je viens vous dévoiler (pour ceux qui ne le savent pas encore ...) le nom du premier récipiendaire du Prix Tenebris, attribué au meilleur roman policier écrit en français et distribué au Québec.

 

Je vous propose donc, pour aujourd'hui, de vous publier le communiqué de presse ... et demain, je vous mettrai quelques photos.

 

Voici donc le grand gagnant:

 

Les mémoires d'un oeuf Meunier

 

Et voilà !!! Le premier gagnant du Prix Tenebris:

Knowlton, 20 mai 2012 - Et le prix est décerné à...
"Les Mémoires d'un oeuf", de l'écrivain québécois Sylvain Meunier (La Courte échelle) remporte le Tenebris 2012 - Meilleur roman, littérature policière de langue française.

Vingt-deux romans au total avaient été soumis au jury, composé de Richard Migneault, créateur du blogue Polar, noir et blanc, de la journaliste et grande amateure de polar, Julie Drolet, et de la comédienne Louise Laparé, présidente du jury.

Outre "Les Mémoires d'un oeuf" de Sylvain Meunier, les autres finalistes étaient:
Adieu de Jacques Expert (Sonatine)
L'Infortune des bien nantis de Maxime Houde (Alire)
La Géométrie du tueur de Laura Sadowski (Odile Jacob)
L'Armée furieuse de Fred Vargas (Viviane Hamy)

Le roman primé a été dévoilé lors de la cérémonie de clôture de la première édition du festival international de littérature policière, Les Printemps meurtriers de Knowlton.

Relations de presse:
Patricia Lamy (514) 912-7443
lamypat@videotron.ca

Par Richard
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 12:47

Meurtre-pour-de-bonnes-raisons.gif

 

Une fois n’est pas coutume : ce n’est pas moi qui ai plébiscité l’auteur mais le contraire. En me choisissant, Olivier Kourilsky fait de moi une lectrice heureuse !

 

Vu la complexité à se rencontrer pour me faire découvrir ses livres, il me fait parvenir un exemplaire de son troisième roman « MEURTRE POUR DE BONNES RAISONS». Impatiente de découvrir cet ouvrage, je le fais donc passer par-dessus tous mes livres en attente dans ma pile à lire.

 

Olivier Kourilsky, baptisé au fil du temps par ses amis et collègues « Dr K », s’est fait une spécialité : celle d’écrire des ROMANS POLICIERS dont l’action se déroule dans le milieu hospitalier. Milieu bien connu et familier, puisqu’il est l’ancien chef de service néphrologie – dialyse du centre hospitalier Sud Francilien à Evry.

 

Paris, Novembre 1996 : Agnès Bourdin vient de décrocher un poste dans le service de chirurgie réputé du CHU Saint-Antoine.

 

De nature calme et efficace, Agnès a fait ses preuves dans ce milieu très masculin qu’est la chirurgie. Spécialisée dans la chirurgie  viscérale, c’est dans le prestigieux service du professeur Bernard Lambertin qu’elle exerce. Mais elle cache une blessure profonde : celle de n’avoir jamais connu son père, Robert Viral.

 

Il meurt en algérie -plusieurs mois avant sa naissance- au cours d’une mission de reconnaissance. Lors d’un accident de jeep, il a la nuque brisée : une mort sans combat et peu glorieuse. Déterminée, Agnès part sur les traces du passé de son père.

 

Suite à une succession d’actes de malveillance, le commissaire Maupas est appelé au centre hospitalier dans lequel travaille Agnès. Ces sabotages troublent le service et alimentent une suspicion générale. Il va donc enquêter et tenter d’enrayer ces incidents ayant entraîné le décès post-opératoires de plusieurs patients.

 

Dans le même temps, un tueur en série sème la terreur dans le quartier de Barbès en tuant de petits délinquants ou trafiquants d’origine maghrébine.

 

Même si tout laisse à penser à des règlements de comptes locaux, Maupas appelle en toute discrétion Machefer en renfort, son collègue commissaire principal à la Criminelle pour faire avancer cette enquête qui piétine.

 

Ce roman policier, survenant dans le milieu médical m’a beaucoup plu. Olivier Kourilsky a su doser son livre avec justesse.

 

Le contexte tout d’abord : celui d’un centre hospitalier où l’on ressent l’ambiance, le travail d’équipe et la chaleur humaine. L’utilisation des termes médicaux n’y est ni ennuyeuse, ni rebutante surtout pour les novices tels que moi.

 

Les personnages sont vraisemblables : Blandine la jeune femme indépendante, combative et féminine. Lambertin, le professeur sexagénaire, bel homme, séducteur et apprécié de tous, tout comme le commissaire Maupas, peu attaché à son apparence, consciencieux et droit dans ses bottes.

 

Olivier Kourilsky s’est inspiré de faits réels pour bâtir ce roman, ce qui le rend authentique. Que ce soit de par son métier, instigateur du scénario comme dans le choix de la guerre d’Algérie qu’il applique en toile de fond. Une intrigue où le superflu n’a pas sa place. On navigue aisément entre passé et présent, sans cesser d’échafauder des plans pour réussir à créer le lien final.

 

Séduite par ce livre et par l’élégance de la plume du "Dr K", je n’en ai fait qu’une bouchée … voilà de « bonnes raisons » de le lire !

 

Un immense merci à Olivier Kourilsky de m’avoir fait parvenir son livre … une première réjouissance qui sera je l’espère suivie d’autres  encore … Alors, chers auteurs, c’est avec grand plaisir que je chroniquerai vos romans, l’appel est lancé ! Vous connaissez maintenant ma disponibilité à recevoir vos ouvrages ...

 

Ancien chef de service de néphrologie - dialyse du Centre Hospitalier Sud - Francilien et professeur associé au Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris, le docteur Olivier Kourilsky s’est lancé, il y a quelques années dans l’écriture avec une spécialité : des romans policiers dont l’action se déroule en milieu hospitalier. Il est l’auteur de 5 romans : Meurtre à la morgue, Meurtre avec prémédication, Meurtre pour de bonnes raisons qui obtiendra le prix Littré en 2010, Homicide par précaution et Dernier homicide connu.

 

 

MEURTRE POUR DE BONNES RAISONS

 

Olivier Kourilsky

Policier

Editions Glyphe

236 pages

 

Cette chronique a été écrite par Carine Boulay, collaboratrice à "Polar, noir et blanc"

Par Richard - Publié dans : Critiques - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en...
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 13:28

Les anges de New York Et voilà ! Un quatrième roman de R. J. Ellory en quatre ans! Encore une fois, cet auteur nous emporte dans un monde qui ne ressemble pas du tout aux trois premiers romans. Cependant, une constante s’y retrouve: R. J. Ellory est un véritable explorateur du cerveau humain.

Avec une précision de chirurgien, il manie le scalpel psychologique pour nous faire visiter les méandres du cerveau humain. Comme dans un vaisseau microscopique, il nous transporte au coeur même des hémisphères cérébraux pour y découvrir la genèse des comportements humains. À partir de quels synapses ou dans quelle partie de la matière grise, l’homme puise-t-il ses motivations pour dévier des voies normales ou devenir ce qu’il est, bon ou méchant.

Que ce soit le romancier vengeur de «Seul le silence», le kidnappeur maffieux de «Vendetta» ou l’espion international dans «Les anonymes», Ellory est passé maître de la description sordide du mauvais côté de la nature humaine; celui qui porte à dévier des voies légales, à faire le mal ou à tuer tout simplement, juste pour le plaisir.

«Les anges de New York» est une brigade spéciale des années 1980 qui a aidé à assainir le climat meurtrier de New York: une super police adulée, portée aux nues, chacun de ses membres étant des héros aux exploits presque mythiques. Pour tout le monde, sauf pour Frank, le fils d’un de ces policiers, John Parrish, un justicier sans peur et sans reproche. Sans reproche ? Frank Parrish est convaincu du contraire. Tous admire son père, mais pas lui.

Frank Parrish se voit confier l’enquête sur le meurtre d’une jeune adolescente. Certains indices l’amènent vers une horreur plus grande qu’il n’y parait à première vue: cette jeune fille semblait mener une vie exemplaire, toujours habillée sagement, jamais maquillée. Et là, on la retrouve morte, avec des vêtements extravagants, maquillée et avec du rouge sur les ongles.

À la recherche d’indices pouvant le mener aux éventuels meurtriers, il découvre que cette jeune adolescente a été adoptée. Une recherche dans les tiroirs des meurtres non résolus lui fait découvrir certains cas similaires de jeunes filles ayant passé par les services sociaux d’adoption. Commence alors une enquête que Frank Parrish conduira contre vents et marées, à l’encontre de toute logique et en se permettant tous les gestes, légaux ou ... illégaux.

Est-ce que le jugement et les intuitions de cet inspecteur l’amèneront vers la résolution de ces meurtres? Ou, peut-on se demander si les problèmes familiaux, avec sa fille, son ex-épouse et avec le fantôme de son père, ont pu altérer son jugement ? Pour un amateur de romans noirs, doublé d’un passionné du développement psychologique des personnages, les nombreuses séances de thérapie avec la psychiatre, sont des petits moments de jouissance littéraire (Les six pages du magnifique chapitre 62 en sont une preuve extraordinaire ...). Les relations évoluent, les personnages se complexifient, les situations s’alambiquent et, en bout de piste, le lecteur apprécie.

Frank Parrish est un personnage attachant, marqué par la vie et ayant beaucoup de problèmes au niveau relationnel. Alcoolique (ou presque), il fait le vide autour de lui par ses réactions hors de proportion et ses méthodes questionnables.  Ses relations avec la bouteille ne sont pas plus réussies. « ... Frank se traîne lamentablement après trois jours à picoler. Trop de Bushmills et il est malade comme un chien. Pas assez de sang irlandais en lui pour résister à un tel assaut.»


Voilà la grande force d’Ellory ! Il réussit à nous mener en bateau durant plus de 500 pages en nous faisant une visite guidée dans les cerveaux de ses personnages, en nous dressant un tableau complet de leurs situations personnelles et familiales. Il ajoute a tout cela une enquête complexe, remplie d’interrogations et parfois de réponses. Puis finalement, il nous fait apprécier ses personnages, quel que soit le côté du miroir où ils se cachent.

Une seule réserve, malgré mon admiration pour R. J. Ellory ! J’aimerais une finale un peu plus explosive, moins simplette, plus à la mesure du talent de l’auteur. Mais je ne bouderais pas mon plaisir de lire à cause de cette petite faiblesse ... vite oubliée.

Inutile de vous dire que je vous le recommande !

Et même, je vous invite tous à venir le rencontrer aux Printemps meurtriers de Knowlton de la semaine prochaine (18, 19 et 20 mai) où il sera un invité d’honneur.

Voici quelques extraits à déguster avant de lire ce roman:

« Eh bien, c’est très simple. J’ai l’air d’un loser agressif, déglingué, alcoolique, avec une vingtaine d’années au compteur ... et vous pouvez ajouter à ce mélange explosif mon dangereux manque d’estime de soi et mon goût pour les femmes faciles et le whisky hors de prix, et vous vous retrouverez avec quelqu’un à qui vous ne voulez pas vous frotter. Et comme j’ai dit, même si ce n’est qu’une apparence, je crois que vous allez découvrir que c’est exactement qui je suis.»

« ... Ce qui signifie que les ex-junkies sont très rares. Quand ils sont ex, c’est généralement qu’ils sont morts.»

« Une fois de plus, Parrish traquait des ombres vagues et indistinctes, tentant de lire des signes quand il n’y en avait aucun.»

« Ne me prenez pas pour une conne, inspecteur ... Ne venez pas me pisser dessus en me disant qu’il pleut, OK?»

Et une dernière citation qui résume très bien le personnage de Frank Parrish.
«Ce n’est qu’en atteignant son appartement qu’il comprit ce qu’il ferait, pourquoi il le ferait, et ce qui se produirait s’il le faisait. Ou, plus précisément, ce qui se produirait s’il ne le faisait pas. Il ne serait plus capable de se regarder en face. Et vu qu’il vivait seul, il ne lui resterait pas grand monde à regarder.»


Bonne lecture !


Les anges de New York
R. J. Ellory
Sonatines
2012
551 pages

 

Le lien vers la programmation des Printemps meurtriers où vous pourrez rencontrer R. J. Ellory et faire dédicacer ses romans !!!

 

Pour lire la chronique de mon amie Morgane sur "Les anges de New York" sur Carnets Noirs

Par Richard - Publié dans : Critiques - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en...
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 11:23

L-oenologue.jpg «Châteaux Bordeaux. L’oenologue» est le 2e tome de cette série, deuxième album qui vient tout juste d’apparaître sur les rayons de votre librairie préférée.

Lors de la sortie du premier tome, j’avais terminé ma chronique par ces phrases:

«En résumé, une série qui sera sûrement passionnante. La qualité du scénariste et de l’illustrateur nous garantit de très bons moments de lecture ... du texte ... et de l’image. Pour le plaisir de votre âme de lecteur et pour la beauté de l’image, à consommer sans modération !»

Alors, je peux vous dire, d’entrée de jeu, que ce deuxième album répond parfaitement à cette conclusion. «L’oenologue» est aussi bon sinon meilleur que le premier. Et ce pour de multiples raisons.

La première raison est purement émotive; nous avons aimé les personnages dans le premier tome ... et on les retrouve avec plaisir dans cette deuxième histoire. Le premier album nous a permis de faire connaissance avec tous les membres de la famille et des gens qui les entourent; dans cette suite, on peut vraiment voir leurs préoccupations, cerner leurs motivations et découvrir leurs intérêts plus ou moins cachés. Comme tout amateur de polar, on aime bien les récits où les méchants côtoient les bons ... !

L’autre aspect important, c’est que l’histoire s’installe réellement, l’intrigue se tisse graduellement et le lecteur commence à voir poindre les éléments qui feront de cette histoire, une enquête réellement passionnante. Ce deuxième titre nous révèle des événements récents et des faits du passé, qui alimenteront l’intrigue dans les futurs albums. Si le premier tome était plus contemplatif, le deuxième se révèle plus porté sur l’action.


Enfin, il faut mentionner le plaisir que tout amateur de vin pourra trouver dans ces pages où le lecteur, connaisseur ou non, prendra contact avec toutes les subtilités de l’oenologie et les nuances de la dégustation. Il faut remarquer que les auteurs ont eu l’excellente idée d’intégrer dans leur histoire, un des plus grands oenologues au monde, Michel Rolland ayant accepté  de prêter son visage dans cet album et d’y jouer son propre rôle. J’aime toujours ces apparitions qui donnent une valeur ajoutée au développement du récit.

Inutile de souligner encore une fois, la qualité de l’illustration d’Espé et les couleurs de Dimitri Fogolin. Chaque page est un régal pour les yeux. Et le scénario, petit à petit, nous dévoile l’écheveau que la belle Alexandra Baudricourt aura à démêler.

Je vous recommande grandement ces deux premiers albums de la série.

Mais j’émets quand même une réserve ! Dès que vous aurez lu ces deux premiers tomes de «Châteaux Bordeaux», vous vivrez une grande frustration ... à attendre le troisième tome ! Mais ne vous en faites pas trop avec cet inconvénient, car ... dès la sortie du troisième album, vous aurez le grand plaisir de relire les deux premiers pour vous retremper dans l’histoire !

Ce grand plaisir vaut bien cette petite frustration !


Bonne lecture à vous tous  !

L’oenologue,
Châteaux Bordeaux, Tome 2
Texte: Corbeyran
Couleurs: Dimitri Fogolin
Illustrations: Espé
Glénat
2012
56 pages

Pour regarder une vidéo où l'auteur nous parle de cette série: Cliquer ici

 

 

Un article très intéressant avec l'auteur et l’illustrateur: À lire juste ici !
 

Par Richard - Publié dans : Bandes dessinées - Communauté : partageons nos lectures
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