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Polar, noir et blanc

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Les enquêtes de Monsieur Lapin

Polar, noir et blanc parle habituellement de polars et ses lecteurs (plus d’une centaine par jour …) en sont aussi friands. Mais en plus d’être lecteurs, la plupart d’entre nous sont parents … ou grands-parents. Et nous voudrions bien que notre ferveur pour la lecture soit partagée par nos enfants et nos petits-enfants. Pascal Hérault et Geneviève Després nous offrent depuis quelques années, des albums qui pourraient grandement nous aider dans notre mission de passeur de passion.

Monsieur Lapin et sa fiancée, Suzy, forment un couple parfait : lui, beau comme un dieu lapin, vedette de cinéma reconnu et gagnant de tous les concours de beauté ; elle, célèbre mannequin, son poil doux et roux fait rêver tous les amateurs de carottes de la terre. Ils s’aiment tendrement !

Troisième personnage, le fameux commissaire Mastiff, un morse colossal qui ne craint rien et possède des habiletés d’enquêteur reconnu mondialement par tous les animaux.

Dans une première histoire, notre beau monsieur Lapin se réveille un bon matin et en se regardant dans le miroir, s’aperçoit qu’il s’est fait voler ses oreilles ! Quel malheur ! Il se rend donc au commissariat pour informer la police de ce larcin insolite. Une paire de lunettes rouges oubliée sur les lieux du crime sera un premier indice important pour le super limier Mastiff.

Étrange ! Monsieur Lapin, ne ressemblant plus à un lapin sans ses oreilles, apprend qu’il est probablement victime d’un « serial voleur » parce que le coq, le chat angora et le paon se sont aussi fait subtiliser un aspect de leur anatomie.

Comme dans tous les autres albums, Mastiff et monsieur Lapin possèdent un flair évident ; les parents qui liront ces histoires à leur enfant remarqueront le sens du détail et de l’observation parfaitement holmésiens de notre morse enquêteur.

Dans « Suzy a disparu », Mastiff doit élucider la disparition de la belle fiancée de Monsieur Lapin, l’affriolante Suzy. Monsieur Lapin est dévasté, mais avec courage, il enquêtera même jusque dans les bas-fonds et les égouts de la ville. Les jeunes lecteurs seront sûrement ébahis par son esprit de déduction, qualité essentielle d’un fin limier.

Enfin, dans la troisième aventure, Monsieur Lapin est en vacances avec sa belle Suzy. Tout à coup le drame éclate, certains clients se sont fait voler leur maillot. Monsieur Potame, le directeur de l’hôtel collabore à l’enquête. On découvre des indices inquiétants. Chaque victime est interrogée. Et finalement …

J’ai vraiment aimé ma découverte de cette série. Et j’ai très hâte d’en faire profiter mes petits-enfants. Les histoires de Pascal Héraut sont bonnes, le suspense adapté au plaisir des enfants de six à neuf ans et les petits assisteront à une véritable enquête. L’utilisation de personnage récurrent vient aussi faciliter la lecture et l’intérêt des petits lecteurs.

Et comme dessert, vous admirerez, à chaque page, les magnifiques illustrations de Geneviève Desprès. Complément indispensable de l’album, les illustrations sont colorées et rigolotes. Le mini-drame de chaque enquête est donc atténué par ces dessins que l’on regarde avec ravissement. Qu’ils lisent l’histoire ou qu’ils se la fassent raconter, les jeunes pourront déguster chaque illustration avec un plaisir renouvelé. Et de plus, à chaque page, Geneviève Després crée une atmosphère différente, toute en nuances, en émotion et en humour. Les personnages sont expressifs et les enfants pourront facilement les décoder et comprendre leurs sentiments.

En ce qui me concerne, si ce n’était de devoir briser les albums, j’aurais aimé mettre quelques illustrations de cette artiste sur les murs de mon bureau et de ma bibliothèque.

Alors, parents et grands-parents, je vous recommande ces trois albums et le petit nouveau qui arrivera à l’automne, « Le voyage de Monsieur Lapin ». Un album vraiment très coloré !

Ne le dites pas aux petits, mais vous y prendrez, vous aussi, un plaisir de lecture et de relecture. Mais attention, quand vous admirerez les illustrations de Geneviève Després et que vous vous serez perdus dans son imaginaire … peut-être que votre enfant vous réveillera pour que vous tourniez la page …

Bonne lecture !

Les oreilles de monsieur Lapin

Texte : Pascal Hérault

Illustrations : Geneviève Després

Les 400 coups

2010

Suzy a disparu

Texte : Pascal Hérault

Illustrations : Geneviève Després

Les 400 coups

2012

Les vacances de monsieur Lapin

Texte : Pascal Hérault

Illustrations : Geneviève Després

Les 400 coups

2015

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Published by Richard -

La chambre verte

Certains auteurs sont pour moi de véritables phénomènes et leur livre, d'authentiques OLNI, des objets littéraires non identifiés. Martine Desjardins semble être de ceux-là !

Peut-être ! Car je n’ai lu qu’un roman de cette auteure québécoise et je suis tombé en bas de ma chaise … de lecture. Sans dommage ni fracture !

Et comme cela m’arrive souvent, par la magie de Facebook, j’ai pu échanger un peu avec cette auteure … et j’ai pu confirmer ma première impression. On ne s’ennuie jamais avec Martine Desjardins ; elle possède une imagination fertile et débridée. « La chambre verte » en est une preuve vivante ( … vivante comme un roman peut l’être, évidemment !).

Bon, essayons de vous résumer l’histoire.

Le récit tourne autour d’une pièce, d’une certaine maison construite par Louis-Dollard Delorme. Un peu grippe-sou, ce charmant patriarche ferait passer Séraphin Poudrier pour un dépensier incontrôlable. Lors de la construction de cette maison, il a imaginé une pièce centrale, logée dans les fondations de l’immeuble, une chambre forte, blindée, peinte à la couleur vénérable de l’argent qui pour lui a une odeur. Une odeur de sainteté.

Quatre-vingts ans plus tard, après une période fastueuse où cette maison avait une architecture très bancaire, deux huissiers, lors d’une saisie, découvrent dans cette chambre verte, le cadavre d’une femme momifié avec une brique dans la bouche.

Commence alors, ce récit complètement déjanté, d’une maison qui nous raconte ses habitants, leur vice et leurs rares qualités, leurs habitudes et leurs travers. Chaque page est une surprise, chaque élément révélé vient surprendre le lecteur. Évidemment, cette maison a plus que juste une paire d’oreilles ; elle nous parle, nous explique et nous révèle les secrets les mieux gardés de cette saga familiale.

Leur journée se passe à faire de l’argent et leur soirée, à le compter. Quand la journée a été fructueuse, on se paie une … tasse d’eau chaude.

Puis, un jour, une jeune fille vient pour louer un appartement. Pénélope Sterling (Penny pour les amis) s’installe dans l’entourage de la famille Delorme. Elle provoque l’intérêt ($$$) de la famille, car elle a inventé un jeu qui lui rapporte gros. Immédiatement, tout est mis en place pour « arranger » un mariage avec le fils de la famille. Belle façon d’augmenter rapidement le pécule familial !

Voici le prétexte pour nous faire faire le tour de la saga familiale des Delorme en commençant par les débuts fortunés de Prosper Delorme, la construction de la maison et les multiples façons d’économiser de l’argent, en faire et parfois même en dépenser …juste un peu ! Cette famille ne possède pas juste de l’argent, elle invente des trésors d’imagination pour en avoir plus et pour en dépenser moins. De la crème glacée ? Non, on peut lécher autre chose. Acheter de la chapelure ? Nenni, quand on possède la matière de base. Goûter le fumet d’un bon steak ou d’une viande grillée ? Pourquoi pas, surtout quand on a le nez fin …

Bref, toutes les aventures payantes de cette drôle de famille vous feront sourire et même parfois, rire aux éclats. Martine Desjardins possède (eh oui … l’esprit de possession semble s’être transmis par osmose …) un sens de l’humour oulipien, surréaliste, qui goûte le caramel à la fleur de sel.

Chaque personnage de cette famille vous offrira des trésors de plaisir, autant dans leurs nombreux travers que dans leur humanité très monétaire. Les Delorme, grand-père, père et fils, les trois vieilles filles, Morula, Blastula et Gastrula, tous les personnages sont tricotés habilement par l’auteure. Mais mon personnage favori aura été la « belle » Estelle, la tendre épouse de Louis-Dollard.

« La lumière du jour n’est pas tendre envers ses cinquante-quatre ans et met en relief la flaccidité de ses chairs. Le bas de son visage, alourdi par une épaisse bourre adipeuse, lui pend du cou et tremble comme un fanon de dinde à la moindre déglutition. Ses cheveux ont la couleur de la laine d’acier. Ses yeux mornes ne sont plus qu’une fente transversale entre ses paupières boursoufflées … »

Vous dire à quel point j’ai aimé ce roman, pendant l’écriture de cette chronique je devais me retenir de le relire, en tout et en partie. Je m’amusais à relire les passages surlignés en jaune (ma méthode de travail !!) et j’avais de la difficulté à m’arracher à ma lecture pour écrire une ou deux phrases et reprendre ma lecture.

Je vous avertis, lire du Martine Desjardins crée une accoutumance impossible à soigner ! Alors, soyez prévenus ! Le pire qui pourra vous arriver, c’est d’être complètement accroc. Pas de problème, il vous restera, comme à moi, quatre autres livres pour guérir ? Non, pour accentuer la dépendance !

Voici quelques extraits … commencera, ici, le début de votre dépendance. Vous ne voulez pas succomber ! Alors, passez votre chemin et ne vous ennuyez pas trop ! La vie est longue … sans sourire !

« Non seulement elle a conservé sa taille de jeune fille, mais elle l’a doublée. »

« Je ne connais pas meilleur usage aux dollars que l’accumulation. »

« Estelle entreprit de lui inculquer le principe fondamental de l’économie, celui auquel elle-même adhérait depuis sa plus tendre enfance : ménager sa salive. »

Bonne lecture !

La chambre verte

Martine Desjardins

Alto

2016

248 pages

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Published by Richard - - Romans québécois

Le nuage d'obsidienne

Eric McCormack est un écrivain canadien-anglais très peu connu au Québec. Il y a quelques semaines, je ne le connaissais pas, je ne l’avais jamais lu. Et maintenant, une vingtaine de jours après avoir lu un article dans le journal Le Devoir qui parlait de ce « dieu des livres », je me suis mis à en parler à tout le monde. Exactement comme je l’avais fait, il y a plusieurs années quand j’avais découvert le génial « Robertson Davies ».

Après cette critique de Louis Hamelin, je me suis procuré « Le nuage d’obsidienne », dernier livre écrit par cet auteur né en Écosse en 1938 et habitant au Canada depuis 1966. Il était temps que je découvre cet écrivain et la seule consolation pour ce retard, c’est qu’il me reste tous ses livres à lire ! Comme disait Jules Renard : « Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. »

Alors sur cette pensée que bien sûr, beaucoup d’entre vous partagent, essayons de faire un résumé de ce roman foisonnant et passionnant.

En voyage d’affaires au Mexique, Harry Steen est surpris par un orage aussi subit que violent. Pour se protéger de la pluie, il entre dans une boutique de livres anciens. À travers le capharnaüm de vieux ouvrages, un bouquin d’une dimension rare, attire son regard. Le titre : « Le nuage d’obsidienne ». Intrigué, il le feuillette et se rend compte que l’auteur raconte un « événement des plus singuliers, de mémoire d’homme … » et que cette anomalie de la nature s’est déroulée à Duncairn, en Écosse. Tout de suite, car il a lui-même vécu quelque temps dans ce petit village du comté d’Ayshire dont il garde un souvenir douloureux, il achète le livre et le rapporte chez lui.

Après quelques recherches, il découvre que ce nuage d’obsidienne est un événement climatique extrêmement rare, peut-être que même, ce serait une légende « rurale ». Sans en être obsédé, il commencera à chercher la vérité sur ce livre, sur son auteur et sur le phénomène climatique. Débute alors, une histoire passionnante, la biographie foisonnante de ce Harry, né dans les quartiers pauvres d’une grande ville écossaise.

Le récit de la vie de Harry Steen vous projettera aux quatre coins du monde et son histoire, riche en rencontres et en aventures, vous étonnera. En plus de la pauvreté de son enfance, il vivra des deuils qu’un enfant ne devrait pas à subir. Débrouillard, il fera tout pour pouvoir réussir des études universitaires. Puis, il se retrouve à Duncaïrn où il devrait enseigner …mais une malheureuse histoire d’amour avec la belle Myriam se termine abruptement. Cette très courte idylle l’habitera toute sa vie ; le visage de cette femme ne le quittera plus jamais.

Cependant, sa rencontre avec un riche industriel bouleversera sa vie. Il épousera sa fille sans nécessairement l’aimer et il prendra la charge de l’entreprise, parcourant le monde pour vendre les pompes que son usine fabrique. Jusqu’au jour, où il découvre ce livre …

Je n’ai lu qu’un roman de cet auteur, mais déjà, je me retiens pour ne pas crier au génie ! Je me garde bien de le faire, mais je vous le dis, ce roman est génial. Tout au long de ma lecture, je me suis régalé. Parfois une phrase, souvent des faits, une émotion qui nous touche, un événement prenant, un retour en arrière surprenant, un drame bouleversant ; ce roman est une suite de petits éléments qui, tous réunis, nous donnent un grand livre. On le referme en criant au génie !! Rien de transcendant, mais à la fin, de la grande littérature !

Conséquence évidente après ma lecture, j’en parle à tout le monde que je rencontre et je me commande ses oeuvres …

Alors malgré le coût élevé de ce livre, laissez-vous tenter par ce nuage d’obsidienne. Les romans sont dispendieux chez Christian Bourgois éditeur, mais généralement, on y retrouve la qualité qui justifie le prix. Et quand vous l’aurez entre les mains, admirez la page couverture ! Magnifique … comme à l’intérieur !

« Mais je n’avais naturellement pas la moindre idée de ce qu’en tentant de résoudre les énigmes soulevées par Le Nuage d’obsidienne, je trouverais la réponse au grand mystère de ma propre existence. »

« Certains bibliothécaires semblaient assez pâles et détachés du monde pour n’être en réalité que les fantômes d’autres bibliothécaires venus se perdre dans ces coursives des siècles auparavant. »

Et, même si cela peut paraître « démoniaque », je ne mettrai pas de citation pour montrer la façon bien particulière dont les femmes de l’île d’Oluba font l’amour à leur homme. À vous de le découvrir … mais laissez-moi vous dire que les fortes cuisses et les jambes musclées des Olubiennes conviennent parfaitement au rite amoureux du « paratac » !

Bonne lecture !

Le nuage d’obsidienne

Eric McCormack

Christian Bourgois éditeur

2016

475 pages

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Published by Richard - - Romans canadiens-anglais

Block 46

« Block 46 » de Johana Gustawsonn est un thriller de bonne qualité que la majorité des lecteurs apprécieront, une très bonne lecture de vacances. Pour ma part, je ne connaissais pas cette auteure, je l’ai donc découverte avec ce roman. Je dois dire, au départ, que j’aime ce genre de romans où l’action et l’enquête sont dépendantes d’une cause remontant à une époque ultérieure. Et Johana Gustawsson, petite-fille de déporté, a su choisir un événement historique qui a sûrement marqué sa famille. Et qui vous marquera aussi, comme lecteur.

Voici l’histoire, sans trop en révéler.

Cette soirée devait être le grand soir de sa vie, de sa réussite professionnelle. Mais malheureusement, pour Linnéa Blix, ce fut la dernière journée de sa vie.

À Londres, ses amis s’inquiètent ! Spécialisée dans le comportement et les motivations des tueurs en série, Alexis Castells, sa grande amie écrivaine, part aussitôt en Suède où on retrouve le corps de Linnéa Blix sauvagement mutilé, la gorge tranchée, les yeux énucléés et un « Y » gravé sur le bras.

Parallèlement, à Londres, Emily Roy, une profileuse renommée d’origine canadienne, enquête sur une série de meurtres d’enfants ayant subi les mêmes blessures. Comme elles se sont déjà rencontrées, Emily et Alexis vont unir leurs efforts pour élucider les crimes de ce qui semble être l’œuvre d’un seul tueur en série.

1944, camp de Buchenwald. Erich Ebner, un jeune juif allemand, étudiant en médecine, est interné. Ses connaissances en médecine le sauvent quand il est affecté au Block 46 pour aider le Doktor Horst Fleischer dans ses « recherches » ! Le jeune Erich fera tout pour survivre, sauver sa peau et garder l’espoir de retrouver, un jour, sa liberté.

Évidemment, le lecteur aura compris très vite qu’il y a un lien évident entre ce qui se passe dans ce Block de la mort et les horribles meurtres perpétrés à Londres sur des enfants et en Suède où on a retrouvé le corps de Linnéa Blix.

Pour un premier roman solo, Johana Gustawsson a très bien relevé le défi d’un thriller bien ficelé. Des chapitres courts et souvent percutants donnent un rythme intéressant au développement du récit. Bien sûr, tout lecteur de polars fera vite le lien entre le passé et le présent dans cette sordide histoire ; mais l’intérêt du roman ne se situe pas là ! Car l’auteure a su tricoter ce récit avec du fil barbelé bien serré, guidant le lecteur vers une finale qui le surprendra quand même.

La rencontre avec les personnages d’Emily Roy et d’Alexis Castells est prometteuse. Signe de réussite évidente, le lecteur que je suis, demande un rappel pour ces deux personnages, partenaires improbables, mais efficaces. On en veut encore ! Mais aussi, on veut que ces deux enquêtrices développent plus leur personnalité, nous dévoilent leurs histoires et nous guident dans d’autres enquêtes passionnantes. Elles ont de l’avenir !

Johana Gustawsson possède une écriture et un style très bien adapté au thriller. Pas nécessairement haletant, mais gardant son lecteur captif. Le ton est juste, les phrases sans fioritures et pas un mot de trop ne vient créer de la distorsion. Johana Gustawsson appelle un chat, un chat et parfois, la description des violences est assez explicite. Cœurs sensibles, ne passez pas votre chemin, ce serait dommage pour vous. Il y a aussi quelques phrases géniales qui nous arrêtent, demandent une relecture, juste pour apprécier et admirer les joyaux qui la composent.

Sans conteste, je voudrais bien revoir cette écrivaine et cette profileuse dans un prochain roman. Mais ce qui est certain, c’est que je serai en première ligne pour lire le prochain roman de Johana Gustawsson !

Merci à Jacques Saussey de m’avoir fait connaître ce roman !

Scandinavement vôtre !

Quelques extraits :

« La maison avait été construite à l’orée d’une plage, juste assez loin de la mer pour qu’on embrasse sa majesté, juste assez près pour qu’on en reste intimidé. Des vagues noires et mousseuses caressaient les galets couronnés de neige, comme au prélude au coucher de soleil imminent. »

« Alexis flotta dans l’univers de sa nièce, puis dans celui de son neveu, un univers douillet qui sentait bon les câlins. »

« Elle devait continuer à s’envoyer en l’air avec n’importe qui quand ses hormones la tourmentaient, mais jamais avec quelqu’un. »

Bonne lecture !

Block 46

Johana Gustawsson

Bragelonne Thriller

2016

329 pages

Block 46

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Published by Richard -

Le 12 août, j'achète un livre québécois (fin, pour de vrai)

Je ne pouvais m’arrêter en si bon chemin !

Comme dans toutes bonnes listes, il y avait des éléments que j’avais oubliés, d’autres qui ne sont pas des polars et des coups de cœur qui me sont apparus après la parution des trois chroniques.

Comme je suis « le seul et unique boss » de ce blogue, j’ai décidé, unanimement, de rallonger un peu ma liste. Et surtout, en demandant à ces oubliés (shame on me !!!) de me pardonner … !

S’il vous reste quelques dollars, voici d’autres suggestions intéressantes :

« La nuit des albinos » de Mario Bolduc

"Quand j'avais cinq ans je l'ai tué" de Laurent Chabin

« Les cahiers noirs de l’aliéniste » de Jacques Côté

« La chambre verte » de Martine Desjardins

« La fiancée américaine » d’Éric Dupont

"Déni" d'Anna-Raymonde Gazaille

« Nowhere Man » de François Gravel

« Projet Sao Tomé » de Michel Jobin

« Je ne tiens qu’à un fil, mais c’est un bon fil. » de Sylvie Laliberté

« Le cri du West Coast Express » de Jacqueline Landry

« Sur ses gardes », de Stéphane Ledien

« L’empire du scorpion » de Sylvain Meunier

« La noirceur » de François Lévesque

« B. E. C. » de Suzanne Myre

« Dragonville » de Michèle Plomer

« Cobayes. Elliot » de Madeleine Robitaille

« Un voyou exemplaire" de Jacques Savoie

« VI » de Kim Thuy

« Abraham et fils », de Martin Winkler

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Published by Richard -

Le 12 août, j'achète un livre québécois (suite et fin)

Mes suggestions de polars québécois ( 3e partie de 3)

Dans le but de vous aider à faire vos achats de livres québécois pour le 12 août prochain, je vous ai préparé une petite liste de suggestions des meilleurs polars, écrits par nos auteurs du Québec. Je la publierai en trois parties, par ordre alphabétique de noms d'auteurs.

Autant pour les lecteurs québécois que pour nos amis européens, je vous mettrai le lien vers le site "Les libraires" où vous pourrez vous procurer ces livres en les commandant en ligne. Une simple inscription et vos polars québécois vous seront livrés à la maison.

Bonne lecture et surtout, bonne journée du 12 août !

***

« L’Activiste » de Maureen Martineau

Une autre très bonne enquête de Judith Allison, troisième roman de la série de Maureen Martineau. L’auteure réussit le tour de force d’écrire un polar à saveur écologique sans tomber dans la morale à outrance ni dans le didactique. Comme toujours, l’auteur sait tricoter son histoire et garder l’intérêt de son lecteur.

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« Bondrée » d’Andrée A. Michaud

Andrée A. Michaud m’avait déjà séduit par son roman « Rivière tremblante » et la lecture de « Bondrée » vient me confirmer que cette auteure a un talent fou, qu’elle écrit des romans atypiques et passionnants et qu’à chaque fois, elle prend des risques littéraires énormes et toujours, elle réussit à nous donner d’ excellents romans qui nous laissent bouche bée.

Je vous le dis, sans réserve, il faut lire Andrée A. Michaud pour se plonger dans des polars d’atmosphère où les pensées des personnages vous habitent pendant et après la lecture.

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« Quand j’étais Théodore Seaborn » de Martin Michaud

Dans ce roman, le style et le talent de Martin Michaud sont toujours présents. Des chapitres courts, des rebondissements, une intrigue haletante et une montée en tension digne d’un très bon thriller. Bref, comme toujours avec le père de Victor Lessard, on ne s’ennuie pas et on passe un bon moment de lecture.

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« Terreur domestique » de Guillaume Morrissette

À son deuxième roman, Duillaume Morrissette nous montre une maturité littéraire hors du commun. Ce nouveau joueur dans le monde du polar y fera sa place très rapidement. Ne commencer pas son roman le soir avant de dormir, vous vous retrouverez avec le mot fin juste au moment où le soleil se lèvera. Et vous, il vous manquera une nuit de sommeil.

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« Machine God » de Jean-Jacques Pelletier

Lire Jean-Jacques Pelletier, c’est comme ouvrir un journal et suivre des éléments de l’actualité, en direct, tout en furetant sur Internet et les réseaux sociaux pour compléter sa recherche d’informations. « Machine God », le dernier roman de l’auteur est un feu roulant, une explosion de mises en scène macabres qui nous entrainent dans les méandres pervers de l’intégrisme des religions.

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« Les chroniques de Gervais d’Anceny » de Maryse Rouy

Passionnés du Moyen-âge ? Amateurs de romans historiques ? Maryse Rouy nous transporte dans ce Moyen-âge qu’elle aime tout particulièrement et nous brosse un portrait très révélateur de l’atmosphère et de la vie au XIVe siècle. Sans jamais être didactique, l’auteure nous guide avec style et savoir-faire, dans les méandres d’une ville et dans les couloirs du prieuré, des prisons et des maisons de l’époque. On ne sent pas du tout la recherche ; toutes les informations s’intègrent parfaitement au récit. Et n’hésitez pas à suivre ce personnage de Gervais d’Anceny ; ça nous change du policier avec plein de défauts et, en plus, ses enquêtes sont très instructives.

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« Faims » de Patrick Senécal

L’auteur scrute la nature humaine d’un œil impitoyable en nous montrant la facilité à tomber des deux mauvais côtés du fil de fer. Il n’y a que dans l’imaginaire de Patrick Senécal qu’une soirée au cirque peut déclencher une représentation dramatique du côté noir de l’être humain. Patrick Senécal réussit à nous livrer un roman bouleversant où un petit village prend des airs d’enfer, pavé de mauvaises intentions. D’un simple paradis, le ver de la pomme pourrit toute une population pour en faire un maelström maléfique. Du plaisir de lire à son meilleur !

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.Rinzen et l’homme perdu » de Johanne Seymour

Un excellent roman de Johanne Seymour. Après les enquêtes de Kate, vous découvrirez un personnage fascinant, une enquêtrice bien particulière, une Québécoise aux origines tibétaines, attachée à sa culture, sa religion et à sa famille. Son coéquipier, homosexuel à la sexualité débridée, complète cette équipe pas comme les autres.

On souhaite une longue vie à ces personnages car l,auteure a su leur dessiner un profil qui devrait générer de saprées bonnes histoires.

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« Le blues des sacrifiés », Richard Ste-Marie

Une de mes prochaines lectures. Je vous en parle parce que j’adore Richard Ste-Marie et j’aime son personnage de policier philosophe. Richard Ste-Marie est un auteur qui prend une place de plus en plus importante dans le paysage du polar québécois. Son personnage de flic philosophe, Francis Pagliaro, ce policier honnête, sans histoire, amoureux de sa femme et cultivé comme un professeur de CEGEP, charme de plus en plus, les nombreux lecteurs qui ont la chance de le rencontrer, au cours de ses enquêtes.

***

Et finalement, je me fais un peu de publicité, aussi pour les 33 auteurs et auteures québécois qui m’ont accompagné dans la réalisation de ces deux recueils. En espérant que ces deux livres et ce blogue qui dure depuis plus de six ans, soient des sources d'inspiration pour les merveilleux lecteurs que vous êtes ?

Et merci aux écrivains pour votre passion, votre talent, votre disponibilité, votre intelligence et pour tous vos mots qui peuplent notre imaginaire ! Vous êtes essentiels !

« Crimes à la librairie », collectif Richard Migneault

« Crimes à la bibliothèque », collectif Richard Migneault

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Published by Richard -

Le 12 août, j'achète un livre québécois (suite)

Mes suggestions de polars québécois ( 2e partie de 3)

Dans le but de vous aider à faire vos achats de livres québécois pour le 12 août prochain, je vous ai préparé une petite liste de suggestions des meilleurs polars, écrits par nos auteurs du Québec. Je la publierai en trois parties, par ordre alphabétique de noms d'auteurs.

Autant pour les lecteurs québécois que pour nos amis européens, je vous mettrai le lien vers le site "Les libraires" où vous pourrez vous procurer ces livres en les commandant en ligne. Une simple inscription et vos polars québécois vous seront livrés à la maison.

Bonne lecture et surtout, bonne journée du 12 août !

« Les villages assoupis » d’Ariane Gélinas

Bien connue dans le monde de la « fantasy », Ariane Gélinas nous livre avec cette trilogie, des romans puissants, dérangeants et parfois même assez prenants. Sans nous donner un récit haletant avec de multiples rebondissements, elle nous trace plutôt une arantèle diabolique, avec un fil de soie qui semble fragile, mais qui nous attrape et nous laisse prisonnier de son atmosphère. Ne cherchez pas l’intrigue haletante, le thriller angoissant, laissez-vous simplement emprisonner par la suavité du style de l’auteur et par son écriture en demi-teintes. Amateurs de romans noirs, lancez-vous !

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« La misère des laissés-pour-compte » de Maxime Houde

Ouvrir un Stan Coveleski (le roman, pas le personnage!) de Maxime Houde (pas lui, non plus…), c’est commencer une histoire qui vous plaira à coup sûr. Une enquête bien ficelée, un personnage récurrent que l’on accompagne avec plaisir, une visite guidée dans le Montréal des années 40 et 50 et tout cela, dans une écriture joyeuse qui déclenche le plaisir de lire et un sens de l’humour qui provoque le plaisir de sourire. Ça vous tente ?

Après "L'Infortune des biens-nantis", voici donc « La Misère des laissés-pour-compte », la septième enquête de Stan Coveleski, ce privé très « cool », sans peur et sans reproche.

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« La bataille de Pavie » d’André Jacques

L’histoire est intéressante, passionnante. Comme à son habitude, André Jacques nous guide dans le monde complexe du milieu des arts et nous fait voyager, au gré des pérégrinations de son antiquaire. Le récit a du rythme, les dialogues sont percutants et le sens de l’humour vient souvent alléger une atmosphère parfois lourde.

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« Jusqu’à la chute » de Catherine Lachance

Catherine Lafrance est une auteure à découvrir et je crois que le public friand de polars trouverait un roman à la mesure de ses attentes. J’ai commencé ce roman en pensant que je me reposerais du polar ; au contraire, j’ai été convaincu que l’auteure pourrait être avantageusement comparée à nos auteurs de thrillers préférés.

Je vous recommande « Jusqu’à la chute ». Vous serez conquis ! Et moi, comme amateur de polars, je me souhaite vraiment que Catherine Lafrance se lance dans l'écriture d'un polar. Je suis convaincu qu'elle y réussirait très bien ...pour le plus grand plaisir des lecteurs.

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« Les faits divers n’existent pas » de Martine Latulippe

J’ai lu avec beaucoup de plaisir le recueil de nouvelles de Martine Latulippe, «Les faits divers n’existent pas». Ces nouvelles noires, parfois très très noires, se dégustent avec gourmandise, les unes après les autres ou mieux encore, en véritable gourmet, comme un cocktail dinatoire, laissant notre esprit de lecteur savourer chacune d’elles avec délectation.

La nouvelle est malheureusement un genre qui est peu lu. Pourtant, quel plaisir peut-on y retrouver en s’immergeant dans chacune d’elles et se laisser bercer par l’histoire, mais surtout par l’atmosphère créée par l’auteure. Martine Latulippe, une véritable décoratrice d’intérieur de l’âme, en quelques phrases, nous compose des ambiances, y place des humains presque ordinaires et nous entraine dans un tourbillon d’émotions et de sensations.

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« La vie comme avec toi » de Geneviève Lefebvre

Je le sais, ce roman n’est pas une nouveauté, mais je l’ai tellement aimé que je ne pouvais faire cette liste sans l’inclure.

Geneviève Lefebvre donne avec «La vie comme avec toi» une certaine noblesse au polar. Elle mêle habilement sentiments, amours et polar pour donner à ses lecteurs, une sensation bien particulière, le sentiment d’avoir vécu un moment de lecture sur le seuil de l’émotion.

En ce qui me concerne, j’ai été ému et touché. Et si c’est votre première rencontre avec cette auteure, je peux affirmer sans crainte que c’est le début de quelque chose ... qui devrait durer ... !

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« Le mauvais côté des choses » de Jean Lemieux

Le mauvais côté des choses vous offre une aventure bien ficelée, au rythme des morts et des branches d’amélanchier, approfondie aussi de références sur l’histoire récente du Québec, sur la musique, et riche des mille visages de la métropole québécoise. Retrouver avec plaisir André Surprenant le policier fétiche de Jean Lemieux ; il offre toujours d’agréables moments de lecture dans des enquêtes passionnantes.

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« Bienvenue à Meurtreville » d’André Marois

Une grande nouvelle ou un petit roman d’André Marois. Du pur plaisir ! Il s’apporte facilement à la plage ou à la piscine, supporte la crème solaire avec grâce, mais a quand même un peu peur de l’eau. Sans blague, voyez comment André Marois revisite « La grande séduction » avec son imaginaire et sa plume trempée dans l’encre noire.

Une collection très intéressante chez Héliotrope !

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« L'encre mauve » de Florence Meney

Un roman qui affiche la maturité d'une auteure en pleine progression ! De roman en roman, Florence Meney s'améliore et nous présente des polars passionnants dans le milieu journalistique et celui de l'édition. Dans "L'encre mauve", vous rencontrerez le mal en personne, portant la toge de la justice. Un policier qui perd la tête et tue toute sa famille. Et surtout, un couple que l'on aime, lui journaliste et elle, éditrice, un couple qui vit des moments difficiles. À lire et à découvrir !

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Published by Richard -

Le 12 août, j'achète un livre québécois

Mes suggestions de polars québécois ( 1e partie de 3)

Dans le but de vous aider à faire vos achats de livres québécois pour le 12 août prochain, je vous ai préparé une petite liste de suggestions des meilleurs polars, écrits par nos auteurs du Québec. Je la publierai en trois parties, par ordre alphabétique de noms d'auteurs.

Autant pour les lecteurs québécois que pour nos amis européens, je vous mettrai le lien vers le site "Les libraires" où vous pourrez vous procurer ces livres en les commandant en ligne. Une simple inscription et vos polars québécois vous seront livrés à la maison.

Bonne lecture et surtout, bonne journée du 12 août !

« Red Light. Adieu, Mignonne » de Marie-Ève Bourassa

Une nouvelle auteure à découvrir ! On retrouve dans « Adieu Mignonne » tous les ingrédients d’un excellent polar : un personnage principal typique de la littérature noire, une intrigue superbement ficelée, une écriture fluide et parfois crue, une atmosphère aussi glauque que dans les meilleurs romans américains du début du XXe siècle.

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« L’heure sans ombre » de Benoit Bouthillette

« L’heure sans ombre » n'est pas seulement un polar ! Il est aussi histoire d’amour. Roman policier. Thriller obsédant, velouté et passionnant. Précis de lecture et guide touristique. Recueil de poésie et délire onirique. Parsemé de mots espagnols, anglais, écrit en français, parfois en québécois, ce roman est tout sauf un récit ordinaire. On en ressort ému, touché, même un peu ébranlé, et nous n’avons qu’un mot à la bouche : encore, encore s’il te plaît !

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« Vrai ou faux » de Chrystine Brouillet

Je ne l’ai pas encore lu, mais je sais que ce sera de la « qualité Chrystine Brouillet » comme à chacun de ses romans. J’ai hâte de retrouver Maude Graham et toute l’équipe. Et je l’avoue, je suis un admirateur inconditionnel de la romancière ... et de la personne.

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« L’affaire Myosotis » de Luc Chartrand

Un roman exceptionnel digne des plus grands thrillers politiques. Une écriture parfaite, une histoire racontée avec soin, des personnages plus vrais que nature et le talent de Luc Chartrand nous donnent un roman de très très haute qualité. D’ailleurs il a remporté tous les prix soulignant les meilleurs polars québécois. À lire absolument !

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« Le cruciverbiste » de Claire Cooke

Claire Cooke, dans un premier roman tout à fait réussi, nous offre deux possibilités, à l’horizontale et à la verticale. En effet, elle nous plonge dans l’univers des mots croisés où « Le cruciverbiste » s’avère être le meurtrier. Tous les membres de la confrérie des courtiers en immeuble se sentiront menacés de perdre leur verticalité pour se trouver à l’horizontale, sur le billard d’acier de la morgue.

Je vous recommande ce premier roman de Claire Cooke. Ce nouveau visage dans le ciel de plus en plus étoilé du polar québécois me semble plein de promesses.

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« Les anges sacrifiés » de Sylvie-Catherine de Vailly

Efficacité, imagination, personnages attachants et complexes, une excellente histoire très bien racontée, voici les premiers commentaires qui me viennent à l’esprit. Mais soyez certains que la magie des mots de Sylvie-Catherine de Vailly saura vous envelopper dans une intrigue haletante.

Sylvie-Catherine de Vailly sait écrire et elle le prouve à chaque roman. Et ce qui est aussi important, l’auteure, n’ayant pas choisi la facilité, elle situe son personnage dans les années 70. Comme première inspectrice de police au Québec, Jeanne Laberge porte discrètement l’étendard de l’émancipation de la femme, sans slogan, sans violence. Juste par sa compétence, sa passion et son acharnement.

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« Benjamin » de Hervé Gagnon

Amateurs de romans policiers historiques, Hervé Gagnon comblera vos désirs en vous présentant cette nouvelle enquête du journaliste Joseph Laflamme qui vous fera voir le château Ramezay sous un jour différent. Et toujours, une certaine dose d’ésotérisme, qui saura épicer le mystère autour des crimes commis dans le Montréal de la fin du XIXe siècle.

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« Du sang sur les lèvres » d’Isabelle Gagnon

Avec ce récit, Isabelle Gagnon élabore une excellente mise en scène qui monte graduellement en tension. Dès les premières pages, nous sommes envahis par une fébrilité intense. Ses personnages sont crédibles malgré toute l’horreur qu’ils projettent. On y croit, du début à la fin !

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« Les fleurs carnivores » de Marie-Chantale Gariépy

Avec « Les fleurs carnivores », j’ai fait une découverte !

Après avoir lu chaque mot, apprécié chacune des phrases et suivi avec plaisir une intrigue finement tricotée, je reste ébahi par la qualité de ce roman de Marie-Chantale Gariépy.

« Les fleurs carnivores » nous plonge dans un monde étrange qui semble n’exister que par la magie de la littérature. L’auteure le décrit magnifiquement par la voix de trois personnages, trois regards portés sur ce qui se trame dans ce manoir étrange aux contours flous, mais au jardin ensoleillé.

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Published by Richard -

« Il transportait le nouveau cauchemar de l’humanité. »

Furie Divine

Furie Divine

Est-ce qu’un jour, la réalité dépassera la fiction ? Ou, est-ce déjà arrivé ? En suivant l’actualité des derniers mois, on peut se demander si l’horreur que l’on n’ose même pas imaginer n’est pas en train de s’écrire dans le grand livre de l’Histoire de notre pauvre planète bleue.

J. R. Dos Santos a publié « Furie divine » en 2009. En lisant ce roman en 2016, on peut se demander quelle vision prémonitoire a pu frapper cet auteur portugais. Se lancer dans la « Furie Divine » ce n’est pas seulement passer au travers un récit haletant qui vous fera frissonner de plaisir, mais c’est aussi regarder en face l’actualité, comprendre toutes les motivations qui sous-tendent l’intégrisme religieux et avoir accès aux principales sourates de ce Coran interprété de multiples façons et qui divisent le monde musulman.

En même temps, j’ai découvert un écrivain extraordinaire, sachant manier le vrai et la fiction pour nous donner des romans haletants, des thrillers très instructifs et des moments de réflexion intense.

L’histoire commence en Russie où un commando tchétchène réussit à voler une cargaison d’uranium enrichi. Rien pour rassurer les services secrets de tous les pays occidentaux !

Tomas Noronha est un professeur d’histoire, spécialiste en cryptologie à l’université de Coimbra au Portugal. Il est contacté par les services secrets américains qui ont eu vent d’une menace terroriste nucléaire de la part d’Al-Qaïda. L’organisme américain chargé de surveiller les armes atomiques lui demande de décrypter un message pouvant contenir des informations importantes sur un éventuel attentat nucléaire. Tomas est alors jumelé avec une agente du NEST (Nuclear Emergency Search Team), Rebecca Scott, elle-même spécialiste du montage et du démontage d’arsenal nucléaire.

Quelques dizaines d’années plus tôt, Ahmed, un jeune Égyptien vivait tranquillement son enfance. À sept ans, il est formé à l’islamisme par un cheik modéré. Puis à l’école, il rencontre un nouveau professeur de religion qui voit en lui, une terre fertile à la radicalisation. Il franchira donc toutes les étapes du processus l’amenant vers l’inéluctable. Le lecteur l’accompagne avec un sentiment d’horreur, anticipant ce qui transformera sa foi en actes inhumains.

La structure du roman est assez simple : l’auteur alterne les histoires d’un chapitre à l’autre. On suit Tomas et Rébecca dans leur recherche pour comprendre le message qui dit qu’Al-Qaïda prévoit un attentat nucléaire. Dans les autres chapitres, on assiste au développement du jeune Ahmed, enfant innocent dans une tranquille famille égyptienne et qui se dirige vers la radicalisation, alimenté par les enseignements de son mentor. Absolument passionnant et fort instructif !

J. R. Dos Santos, avec son talent de conteur, nous plonge dans l’univers du terrible processus d’apprentissage des jeunes Arabes, qui devrait les mener aux 72 vierges promises. Il s’infiltre dans la tête de ce futur djihadiste et nous guide dans les méandres de cette « formation » intense, de la salle de classe à la cellule d’une prison, jusqu’au camp Khaldan de formation du Djihad, en Afghanistan après un détour par la faculté de génie de Lisbonne pour se spécialiser comme ingénieur. Sa route passerait-elle par la grotte où vivait le grand cheik, Oussama Ben Laden ?

Tout ce parcours, l’auteur nous le présente sans jamais tomber dans la didactique. On reçoit beaucoup d’informations et on apprend beaucoup de choses. Sans devenir expert en Coran, je démêle maintenant beaucoup mieux les enjeux et les façons de penser de ces fous d’Allah qui sont préparés minutieusement à se faire exploser pour la gloire de leur croyance. Et ce, dans un thriller haletant plein de rebondissements où à chaque chapitre, il se passe des choses hors de l’ordinaire et qui alimentent l’histoire.

Le seul petit bémol que je pourrais ajouter à cette chronique, c’est le cliché du professeur d’université, axé sur l’ouverture et la science à qui on jumelle inévitablement, la bombe féminine (pour ne pas dire la « Bond girl »), belle à faire damner le plus stoïque des moines bouddhistes, sculptée avec des courbes aussi harmonieuses que la Vénus de Milo et sans peur comme WonderWoman. Le lecteur attend juste le chapitre où enfin, le scientifique et la jolie femme se retrouveront au lit pour une séance torride de galipettes. (Chers lecteurs, en relisant ce paragraphe, je me suis dit … mais si ce jeu de séduction n’était pas là, ce roman aurait-il été aussi intéressant ? À chacun sa réponse !)

Je le conseille donc à tout le monde, car on ne s’ennuie pas à la lecture de « Furie divine », bien au contraire. Il mérite amplement sa qualité de « page turner » et celle, plus rare de « polar que l’on ne peut pas laisser avant la fin ». Et comme c’est le premier livre que je lis de cet auteur, j’ai appris que le personnage de Tomas est récurrent et qu’il apparait dans ses romans précédents. Je me permettrai donc une prochaine incursion dans « La formule de Dieu ».

Enfin, juste une petite précision avant de vous offrir un extrait. Le roman de Dos Santos est tellement d’actualité et est si proche d’une certaine réalité, qu’à la fin de ma lecture, je me suis posé beaucoup de questions sur la possibilité d’une attaque nucléaire par l’État islamique (Daesh) ou toute autre faction née d’Al-Qaïda. J’avoue que ce n’est pas une avenue très réjouissante quand on regarde ce qui se passe, actuellement, dans notre monde. Cependant, ce que j’ai retenu de ce roman est extrêmement enrichissant pour comprendre ces actes de barbarie et les truands qui les font. Je dis « bien comprendre » et non pas accepter ou approuver.

En espérant que cette terrible histoire reste dans le domaine de la fiction. C’est la grâce que je nous souhaite !

Un extrait …avec deux définitions de mon cru :

« Il est du devoir de l’islam de lutter pour la liberté de l’homme jusqu’à ce que tous se soumettent à la Loi divine. L’islam s’adresse à l’ensemble de l’humanité et son champ d’action est la planète tout entière. Soit les kafirun se convertissent, soit ils paient la djizia. Tels sont les ordres d’Allah et c’est pour ça que le Djihad existe.

-Oui, mon frère.

Ayman s’adossa au banc et regarda le firmament.

-Si les kafirun ne le font pas, alors il faudra les tuer. »

Les kafirun, ce sont les infidèles. C’est-à-dire, vous et moi !

La djizia, c’est un impôt annuel que les non-musulmans doivent payer dans les espaces soumis à l’islamisme (à l’heure actuelle, seulement imposé dans les territoires conquis par Daesh).

Bonne lecture !

Furie Divine

José Rodriguez Dos Santos

HC éditions

2016

543 pages

L'auteur nous présente son roman.

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Published by Richard - - Romans Portugais

La vérité peut vous reconstruire, elle peut aussi vous détruire.

Tout n'est pas perdu

Étant une fervente lectrice de polars, j’aime tout autant me plonger dans un bon thriller psychologique. J’attendais avec impatience ce petit dernier... et je me suis bien délectée !

« Tout n’est pas perdu » nous transporte dans la petite ville cossue de Fairview au Connecticut. La scène inaugurale nous plonge au cœur d’une soirée organisée par les jeunes du lycée de la ville. Jenny Kramer, 15 ans, sera victime d’un viol odieux. Elle sera donc amenée à suivre un traitement post-traumatique pour rayer de sa mémoire toute trace de cette horrible agression. Rangeant et compartimentant ses souvenirs, le traitement n’arrivera pas à effacer les émotions reliées à cette agression, tapies au fond de sa psyché celles-ci erreront en elle, car seul son esprit a oublié.

Le psychiatre Alan Forrester entrera alors en scène, il recevra Jenny en consultation en s’insinuant séance après séance dans les méandres de son esprit. À tour de rôle, les membres de sa famille dont Charlotte sa mère, qui dès le départ était en faveur du traitement afin d’éviter à sa fille les abominables cauchemars récurrents de cette soirée. Tom, son père, de son côté s’y opposant, trop obsédé par sa traque du violeur, car sans mémoire, sans souvenirs, aucun indice possible sur le mystérieux agresseur. Graviteront autour d’eux, d’autres membres de cette communauté tissée serrée, dont un ancien combattant de l’Irak ayant reçu le même traitement que Jenny. Chacun connaît chacun dans cette petite ville où les secrets ne restent jamais bien longtemps enfouis. Nous connaîtrons chaque petit travers, chaque petit mystère des protagonistes jusqu’au plus profond de leur intimité.

Lentement, les masques vont tomber, l’intrigue accroître, jusqu’au dénouement inattendu et surprenant. Est-ce que le psychiatre réussira à raviver la mémoire de Jenny ? Est-ce que le coût en vaut la chandelle ?

Un huis clos comme je les aime. Un roman puissant à multiples tiroirs où se cachent de petites boîtes à secret que nous ouvrirons une par une. Un thriller psychologique certes, mais différent avec une enquête menée non par les forces de l’ordre, mais par le psychiatre. La réussite de ce roman siège dans la précision de sa construction, la psychologie et la profondeur de ses personnages mis en scène. On est surpris, parfois un peu chamboulé, dérouté par la complexité des mécanismes complexes de la psyché de chacun de ses personnages.

"Tout n’est pas perdu" est le premier roman de Wendy Walker traduit en français. Un film est en cours d’adaptation par la Warner Bros et l’équipe de production de « Gone Girl » de David Ficher, et ce avant même sa parution. En espérant que celui-ci sera à la hauteur du roman.

Et vous, si vous aviez l’opportunité, préféreriez-vous tout oublier ?

En attendant, n’hésitez pas et plongez... une bonne lecture de vacances.

Extraits ;

« Ce que je tiens à préciser pour le moment, au début de cette histoire, c’est que ça n’a pas été un miracle pour cette belle jeune fille. Ce qui avait été effacé de son esprit a continué de vivre dans son corps et dans son âme, et je me suis senti obligé de lui rendre ce qu’on lui avait pris ça peut paraître parfaitement étrange. Tellement insensé. Tellement perturbant. »

« Nous sommes tous fascinés par les incidents sordides, par la violence et l’horreur. Nous faisons semblant de ne pas l’être, mais c’est dans notre nature. L’ambulance au bord de la route, les voitures qui ralentissent pour apercevoir le corps d’une victime. Ça ne fait pas de nous des personnes mauvaises."

“Elle a pris une profonde respiration. Elle a refermé les yeux. Ses larmes ruisselaient, formant une petite flaque sur le cuir à côté de sa joue. Et quand elle a parlé, la façon dont elle a prononcé les mots et les émotions brutes qui se sont échappées de son corps et ont empli la pièce m’ont donné la sensation que non seulement je la comprenais, mais que j’étais elle ce soir-là.”

Tout n’est pas perdu.

Wendy Walker

Sonatine

2016

340 pages.

Chronique écrite par Sylvie Langlois, collaboratrice à Polar, noir et blanc

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Published by Sylvie - - Romans étrangers

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