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Publié par Richard

Au temps des héros du ciel

Une chronique de Christophe Rodriguez

Ah, Horace McCoy. Pilier du roman noir américain (1897-1955) et scénariste pour Hollywood, pilote de chasse pour l’armée américaine en 1917, il se rendit célèbre avec On achève bien les chevaux. Ce réquisitoire, contre la supposé American Way of Life lui a valu bien des inimitiés et beaucoup d’admirateurs.

Comme bien des romanciers, il commença sa carrière pour Black Mask dirigé par William T. Shaw ou nous retrouvions la crème des «durs-à cuire» : Dashiell Hammett, Raymond Chandler, Paul Cain. Bref, ce qui allait bouleverser le roman à énigmes où tout se jouait par déduction ainsi que dans des espaces feutrés.

Dans les nuages, les héros d’hier

Pour se faire la main et gagner quelques dollars, parce la solde d’un ancien militaire était plutôt maigre, Horace Mc Coy écrivit une succession de nouvelles pour la revue Black Mask. Ces fascicules bon marché recelaient des histoires qui touchaient un très grand public, dont ces fameux Rangers du ciel. Ce fut ma lecture d’été et j’ai eu la nette impression d’avoir quinze ans, quand je décorais les péripéties des chevaliers, soldats et pourquoi pas, Les chevaliers du ciel composé du tandem Tanguy/Laverdure

Pour Mc Coy, tout se passe le long du Rio Grande, à la frontière du Mexique où une bande organisée fait la pluie et le beau temps. Après le détournement de trains suivi de vol d’or et d’argent, le trafic d’armes (on ne réinvente rien) puis le lucratif commerce de la drogue, qui pourra donc arrêter ces desperados.

Humiliés par le peu de prises, Les rangers du ciel, parce qu’ils furent tous pilotes pendant la Première Guerre mondiale, vont trouver un nouveau capitaine : Jerry Frost. Homme sans peur et sans reproche, fidèle à ses coéquipiers, qui avait connu le feu du firmament avec l’escadrille Lafayette, il va remettre sur pied cette escouade de choc. La cavalerie a cédé sa place aux monoplans et biplans, la corruption s’installe et l’argent rapidement gagné attire de nombreux malfrats.

De cascades aériennes en affrontements sur le terrain, McCoy sait maintenir le rythme ainsi que le suspense. Nous lisons ses aventures avec passion, pour nous demander si ses ailes de l’espoir vont vaincre ses bandits insaisissables. Pas besoin de se casser la cervelle, il suffit de monter dans le cockpit avec Frost et son équipe de mercenaires, qui préfigurent le Hollywood explosif des années 80, Top Gun en tête!

Bonne lecture !

 

 

Les rangers du ciel

Horace McCoy

Éditions Gallimard

Série noire

687 pages

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