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Publié par Richard

Quelle réussite !

Une chronique de Christophe Rodriguez

Avec ce casse-tête à tiroirs, qui vous tiendra en haleine, nous commençons ce qu’il est convenu d’appeler notre séquence estivale. En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit : «pas une autre histoire de tueurs en série?». Que nenni ! Ghislain Gilberti est un auteur redoutable que j’aurais dû détecter bien avant. En plus de 500 pages, tout est là. L’art du suspense, la triple devinette qui mène parfois le lecteur en bateau ou par le bout du nez, des personnages solides et pas uniquement masculins et bien entendu, les revirements de situations alimentées par une bonne dose de testostérone.

À mille lieues de l’énigme, le premier chapitre s’ouvre sur des plans dignes des films de Jason Bourne. Deux policiers sont coincés dans une embuscade et leurs vies ne tiennent qu’à un fil. Sauf que dans l’ombre, le Zombi veille au grain. Méthodiquement, il abat un à un les malfrats. Est-ce un super-flic, un ancien des forces spéciales, voilà ce que nous allons découvrir.

Le jardin des supplices

La vie d’un petit garçon s’est envolée. Gabin Schwartz, six ans, est retrouvé exsangue. Un acte pédophile, l’oeuvre d’un tueur en série, rien n’est clair, puisque quelques jours après, un paysan est identifié dans son champ, enterré vivant puis viendra le tour d’un antiquaire ainsi que d' une riche baronne.

L’affaire commence à faire du bruit au Quai des Orfèvres. Seth Kohl, chef de groupe à la brigade criminelle de la SRPJ de Versailles, est chargé des cas. C’est un policier au passé trouble qui suscite bien des animosités. Marqué par la perte violente de sa famille, il a pour ainsi disparu des écrans radars avant d’être réintégré.

Au cours de l’enquête, un lien apparaît: une série de peintures moyenâgeuses nommées Les danses macabres. Mais encore, faut-il coincer le tueur? Vous pensiez avoir tout compris, là encore, l’auteur a plus d’une réponse dans ses carnets. Kohl est la cible de hauts gradés qui ont des rapports ténus avec la pègre, cette dernière bien entendu les fait chanter.

D’un chapitre à l’autre, bien des surprises vous attendent, et miracle tout se tient, sans embrouilles! Nous saisissons que le créateur a remis cent fois sur le métier les énigmes, pour que le lecteur/lectrice sorte presque abasourdi de cette brillante enquête qui devrait trouver le chemin de la télévision ou du cinéma.

Bonne lecture !

 

 

L’évangile de la colère

Ghislain Gilberti

Hugo& Thriller

570 pages

Entrevue réalisée par la librairie Mollat

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