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Publié par Richard

Une chronique de Richard

Même si la lecture est un formidable moyen d’apprendre, de réfléchir, de se confronter aux idées et même de réaliser des projets, il est un moment où lire, c’est aussi répondre à un besoin de se divertir. Lire pour le plaisir ! (L’ex-directeur d’école dirait : c’est l’apprentissage essentiel que tout enfant devrait atteindre par la passion de lire des adultes qui l’entourent). Bon je m’égare et le blogueur, passeur littéraire, reprend sa place.

 

Depuis le fameux La vérité sur l’affaire Harry Quebert que j’avais adoré, j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre la carrière de Joël Dicker. Après une certaine déception avec La Disparition de Stéphanie Mailer et un plaisir retrouvé avec L’Énigme de la chambre 622, j’attendais la suite des enquêtes de Marcus Goldman aven impatience. Eh bien, L’affaire Alaska Sanders ne m’a pas déçu. Au contraire !

 

J’ai retrouvé l’imagination de Joël Dicker, sa capacité à nous tenir en haleine et sa propension à nous mettre quelques fausses pistes pour que le lecteur se sente ravi d’avoir été floué par un écrivain de talent. Et j’ai particulièrement apprécié cette façon d’alterner entre deux époques et surtout, de raconter le passé en utilisant le présent, comme si nous y étions.

 

Avril 2010, deux ans après la conclusion de l’affaire Harry Quebert, Marcus Goldman retourne à Aurora, toujours à la recherche de son mentor, disparu de la circulation. Il y retrouve son ami le sergent Perry Gahalowood avec qui il a collaboré dans sa dernière enquête. Ils ont développé une belle amitié, Marcus fait partie de la famille auprès d’Helen, la femme de l’enquêteur et de leurs deux filles.

 

Une lettre anonyme vient réveiller de vieux souvenirs d’un meurtre qui a eu lieu il y a plus de onze ans. Un assassinat facilement élucidé, un meurtrier qui a avoué son crime et un interrogatoire qui se termine en drame. Le « sergent » Galalowood reprend donc l’enquête avec l’aide de son ami « l’écrivain ». (Eh oui, les deux amis s’interpellent par leur fonction).

 

Et c’est là que le plaisir commence.

 

Joël Dicker nous offre un roman où péripéties et rebondissements se relaient de chapitre en chapitre. Et pour ajouter à la complexité du roman, l’auteur a structuré son roman en  en alternant, la découverte de ce qui s’est passé il y a onze ans et l’enquête actuelle sur ce cold case. Et en nous faisant suivre la quête presque obsessive de Marcus pour retrouver Harry. Même si les personnages sont nombreux et que les deux époques s’entremêlent continuellement, il faut compter sur le talent de Dicker pour nous prendre par la main et nous ramener quelques éléments facilitant le suivi de notre lecture.

 

L’affaire Alaska Sanders est un thriller de grande qualité, un roman qui vous accroche très rapidement. Oui, il y a l’histoire de l’enquête, mais Joël Dicker ne rate pas sa cible en nous faisant connaitre le côté humain de ses personnages, leur quête personnelle, leurs problèmes et leurs difficultés familiales, leurs amours et leur vie de tous les jours. Enfin, ce roman est une vibrante apologie de l’amitié entre deux hommes que tout éloigne. Sauf le respect mutuel !

 

Avant de conclure, je tiens à mentionner quelques fautes de français et une phrase où il manque des mots. Ça n’enlève rien au plaisir, mais ça ne devrait pas exister. On comprend que cette maison d’édition est toute jeune et que ce premier ouvrage peut comporter, pour cette fois, quelques coquilles. Mais une bonne relecture …

 

L’affaire Alaska Sanders est un roman de détente et de divertissement. Joël Dicker nous offre un excellent moment de lecture qui nous tiendra en haleine tout au long des 570 pages. Mais aussi, il nous permet de suivre des personnages attachants et d’une magnifique humanité.

 

De l’action, des rebondissements, des fausses pistes, des allers-retours dans le temps, des fins de chapitre qui nous laissent sur le qui-vive, une finale surprenante et un style d’écriture fluide, voilà ce à quoi on s’attend quand on lit du Joël Dicker. Et qu’on retrouve dans « L’affaire Alaska Sanders » pour notre plus grand plaisir !

 

Extrait :

« Assis au comptoir en compagnie de ma bière, j’imaginais Harry Quebert, vêtu d’une chemise à fleurs, s’installant à côté de moi. Il m’aurait donné une tape sur l’épaule et m’aurait soufflé : « Marcus... Marcus... Marcus... », ce qui laissait augurer d’une petite leçon de vie dont il avait le secret et dont j’aurais eu grandement besoin en cet instant. »

 

J'ai une théorie bien personnelle par rapport aux personnes disparues: chaque fois que nous parlons d'eux, ils se réveillent dans l'autre monde et écoutent ce que l'on dit d'eux. J'appelle ça ma théorie du pop-up !!! Il semblerait que Joël Dicker partage ma croyance .... « Il faut parler des disparus pour qu’ils restent vivants. »

 

Bonne lecture !

 

L’affaire Alaska Sanders

Joël Dicker

Éditions Rosie Wolfe

2022

569 pages

 

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