Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Richard

Une chronique de France Lapierre

 

Je suis privilégiée. J’ai à ma disposition des centaines de livres grâce à mon conjoint blogueur et j’en achète régulièrement. Alors, ma PAL est obèse…Des romans, des essais, des livres jeunesse et même des bandes dessinées. Des nouveautés et des œuvres plus « anciennes » qui ont cédé leur place et qui, peu à peu, se sont retrouvées sous une pyramide à l’équilibre bancal ou au fond d’une boîte… Appelez cela la « misère des riches » si vous le désirez… La semaine dernière, j’ai écumé les piles et un livre au format poche m’a intriguée.

Ma vie entre tes mains (Robert Laffont, 2016) est le neuvième roman de Suzanne Aubry et le premier à être publié en France. Je réalise alors qu’il s’agit de la créatrice de la série Fanette, chez Libre Expression. S’agit-il d’un roman historique ? Oh, que non ! Dès les premières pages, je réalise que je suis en train de me laisser happer par un excellent polar !

Par appât du gain, trois jeunes hommes, Michel Perrault, Léo Labrecque et Benoit Forest

commettent un cambriolage qui s’avèrera lourd de conséquence : il y aura mort d’homme. Blessé lors d’un accident de voiture en s’enfuyant du lieu du crime, l’un des cambrioleurs sombre dans le coma, l’autre sera arrêté et emprisonné, alors que le troisième quittera le Manitoba et s’établira au Québec, sous une nouvelle identité. Marié à Émilie Labrecque, Michel Perrault (devenu Michel Sauvé) mène une vie sans démêlés avec la justice (mais non sans remords) jusqu’au jour où Émilie disparait. Michel pressent qu’elle est retournée au Manitoba avec leur fils. Michel retourne donc sur les lieux de sa jeunesse et de ses souvenirs.

Entretemps, Léo Labrecque est sorti de prison et Benoit Forest est toujours dans le coma. Animé d’un esprit de vengeance, Léo veut savoir qui s’est emparé du magot volé lors du cambriolage. Lorsqu’il apprend que Michel est revenu dans les Prairies, il ne cessera de vouloir le retrouver.

Prison de Winnipeg

" Ils avaient eu beau souffrir de l’enfermement, ils avaient fini par s’en accommoder. La liberté, le monde extérieur étaient devenus irréels, un rêve inaccessible et angoissant." P. 55

En courts chapitres, Suzanne Aubry campe les protagonistes, leurs relations familiales et amicales. Et la trame narrative se tisse grâce aux incursions de l’auteure dans l’esprit de chaque personnage. Elle nous amène en avril 1997, puis  en 2011. Au Manitoba, Suzanne Aubry évoque Louis Riel, l’existence des pensionnats pour autochtones en 1975, le mitchif (langue mixte à partir du français et du cri).

Quelques personnages viendront graviter autour du trio et susciteront une cascade de révélations pour le lecteur. Secrets dévoilés, revirements inattendus. La finale est émouvante.

Un thriller à lire !

Bonne lecture !

 

Ma vie entre tes mains

Suzanne Aubry

Libre expression

2015

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article