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Publié par Richard

Une chronique de Sylvie Geoffrion

Je ne sais trop comment exprimer mon ressenti après cette lecture.  C'est l'année où Glasgow est l'hôte des jeux du Commonwealth et l'Écosse, tête haute, bien indépendante  devra décider de son avenir dans le Royaume Uni. Il y a matière. Matière municipale, matière nationale.

Gerry Conway, journaliste, revient à ses anciennes amours en réintégrant le journal The Tribune. Il est à la section politique. C'est dire qu'il a de quoi faire en cette année de plusieurs possibles. Son collègue et ami Martin Moir, journaliste aux faits divers, manque à l'appel. Et Conway doit donc couvrir le meurtre d'une prostituée puis celui d'un joueur de foot. Et c'est là que l'on retrouve le cadavre de Martin Moir, son ami, dans sa voiture au fond d'une carrière.

Pour la plupart du récit, de manière très intéressante, Liam McIlvanney nous fait le portrait du journalisme écrit alors que plus personne n'achète de journaux papier, presque plus de lecteurs, l'éthique de travail qui ne veut presque plus rien dire, l'avenir du journaliste qui devrait passer par les blogs et les fils Twitter et autres. Il nous raconte aussi les "gangs of Glasgow". Ces mafieux qui possèdent des quartiers, qui ont leur clan, qui achètent des politiques, qui magouillent presque au vu et su de tous et qui bien souvent, s'entretuent pour les marchés, pour les débouchés.

Et dans cette effervescence, on se posera la question si le journaliste Moir du Tribune s'est suicidé ou s'il a été assassiné. Gerry Conway enquêtera, doutera, aura peur mais il finira par se savoir rassurer. C'est une histoire de manipulations, de flics, de truands, de whisky et de bières. Et c'est noir écossais.

Bonne lecture !

 

 

Là où vont les morts

Liam McIlvanney

Points

2017

 

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