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Publié par Richard

Le soleil, la mer et les clams !

Une chronique de Christophe Rodriguez

C’est au regretté chanteur de charme français François Deguelt que j’ai emprunté le titre de cette chronique, sauf pour les clams (grosses palourdes pour nos amis outre-Atlantique), qui sont présents sur la Côte-Nord du Québec. Avec honnêteté, cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un prix Cliche aussi réjouissant et ludique, qui est aussi un premier roman.

Comme cet été, les possibilités de voyages sont encore restreintes, nous sommes certains que bien des petites familles iront visiter les plages de Baie-Comeau, Pointe Lebel ou Sainte -Trinité, en quête de paix, d’un peu d’aventures et de fruits de mer évidemment. Si le titre de cette première œuvre vous donne en partie la clé de cette saga, le médecin/écrivain Paul Serge Forest nous a concocté un délice qui contient juste de ce qu’il faut d’intrigue policière, avec des accents un peu loufoques qui nous rappellent certains personnages de La bouffe et chouette à Fatchakulla (Ned Crabe) ou La santé par les plantes de Francis Mizio. Nous songeons évidemment au personnage de Saturne qui abuse allègrement de psychotropes.

Une grande famille et des fruits de mer.

À Baie Trinité, la famille Lelarge, tissée serrée, contrôle le marché des fruits des mers. Cette fierté qui vient aussi avec l’argent, en fait des gens puissants, mais qui n’abusent pas de leurs compatriotes, ce qui est très rare. Parce que la production est importante, les deux frères partent au japon pour exporter la marchandise (une pièce d’anthologie) et reviennent donc fier comme Artaban, mais un visiteur suivra.

Jamais lunatique, soucieux de l’environnement et essayant de s’adapter aux coutumes locales, Ori notre japonais expatrié lorgne du côté des oursins. Cet « étrange », sans le vouloir, fera battre les mirettes de la jeune cadette de la famille : Laurie.

Mais voilà qu’une tuile vient quelque peu bouleverser les plans de nos producteurs de fruits de mer. Lors d’une dégustation en plein air, un empoisonnement alimentaire donne lieu lieu à des scènes qui mettent à mal, la fraicheur de ces trésors de la mer ainsi que l’estomac leurs convives. L’enquête est confiée à Frédéric Goyer, fonctionnaire de l’Agence canadienne des inspections des aliments, amateur de jazz qui n’a jamais compris pourquoi il n’a pu faire la première partie du groupe fusion UZEB.

De chapitre en chapitre, vous allez découvrir les vertus de l’oursin, des clams ainsi que des crevettes, le tout enrobé d’une potion magique poétique qui se déguste comme un bon gin au bord du fleuve, et ils en font du très bon dans ce coin-là.

Plus, qu’un passeport pour la Côte-Nord, Tout est ori est porté par un potentiel narratif qui nous rendîmes heureux. Allez, glissez tout de go, cette pépite dans vos bagages avant la route des vacances !

Bonne lecture !

 

Tout est ori

Paul Serge Forest

Prix Robert-Cliche 2021

VLB éditeur

428 pages

 

 

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