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Publié par Richard

Une chronique de Sylvie Geoffrion

 

Encore une fois, David Joy gagne par knock out.


Je suis par terre cherchant mon air.


Comment cet auteur peut-il aussi puissamment évoquer cette lourde noirceur, cette opacité écrasante sans y avoir touché lui-même ? Voilà le talent! Cette puissance évocatrice des mots qui touchent, qui marquent et qui cicatrisent peu.


Des personnages hantés à jamais par leur vécu, des hommes et des femmes pour qui la culpabilité donne des sueurs froides et où la petite lueur d'espoir au fond de l'oeil peine à rester allumer et finit par s'éteindre.


Pour les trois principaux personnages, Aiden, Thad et April c'est Le poids du monde accablant dès la naissance. C'est la colère rentrée, la survie, la fuite dans des paradis plus qu'artificiels, c'est LA fatalité qui n'entrevoit aucune rédemption.


David Joy nous parle d'une Amérique de paumés, d'êtres affligés, d'une fraternité de looser avec une sincère franchise. Il nous parle d'une tragédie mais heureusement, je sens qu'il me tient la main.

Bonne lecture !

 

Le poids du monde

David Joy

Éditions Sonatine

2018

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