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Publié par Sylvie Geoffrion

Une chronique de Sylvie Geoffrion

Thomas H. Cook  a quitté les États-Unis vers l'Afrique mais a gardé ce ton de narration qui lui est propre. Pas vraiment un ton de nostalgie ou de spleen, pas un ton d'amertume non plus, plutôt un ton de désolation, de presque fatalité, sans tristesse. J'ai de la difficulté à bien qualifier "ce" ton que l'on retrouve dans les oeuvres de Cook. Mais ça me plait.

Soulignons aussi la construction peu banale de la trame narrative. Les retours dans le temps intégrés au récit du présent. Le lecteur doit, avec grande joie, travailler un brin pour s'y retrouver.


Nous sommes dans un pays imaginé, le Lubanda, inspiré des pays où sévissent (ou ont sévi) de grandes dictatures africaines, où existent de terribles rivalités tribales et où des exactions inimaginables ont eu lieu. Aussi impliqué les ONG, sauveurs ou pas, de ces populations, complices souvent de ces régimes mais bon tout ça est très politique et je vous laisserai découvrir en lisant ce titre. C'est aussi être né dans un pays, d'avoir la conscience d'en être véritablement, culturellement, économiquement, socialement mais de ne jamais l'être réellement aux yeux des autres...

Thomas H. Cook arrive toujours à me surprendre avec cette manière bien particulière de tisser ses histoires, toujours très humain, jamais cynique, compréhensif je dirais et surtout c'est un brillant auteur de romans noirs. Danser dans la poussière en est une autre preuve.

Bonne lecture !

 

Danser dans la poussière

Thomas H. Cook

Points Policier

2018

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