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Publié par Christophe

Avant les bâtisseurs

Par Christophe Rodriguez

Avec le «  vent mauvais » qui souffle sur notre contrée avec tout ce que cela implique de contraintes nobles (port du masque, distanciation et lavage de mains), une chance que la lecture bien au chaud, vient à notre secours.

En ce mois de septembre qui est aussi celui de la rentrée littéraire, un nouveau Ken Follett (Les piliers de la terre) vient d’atterrir chez nos amis libraires. Si vous aimez les sagas, l’histoire d’un autre temps et les héroïnes au caractère bien trempé, cette brique trouvera une niche sur votre table de lecture.

C’est d’un œil distrait que j’avais lu en 1989 ce qui fit de lui un écrivain célèbre, puis sa suite moderne (Un monde sans fin ainsi qu’Une colonne de feu : 2008, 2017) ne m’avait pas particulièrement conquis. Si Ken Follett n’a pas la fibre d’un Walter Scott, son récit s’avère somme toute assez classique, puise sa source dans les romans d’aventures soutenues par une base historique très forte. Cette « présuite » qui se situe donc avant Les Piliers de la terre fait donc appel aux très bons ingrédients qui ont fait son succès.

Pauvre Angleterre

L’action se situe en 997, soit bien avant Tom qui fut le héros des bâtisseurs de cathédrales en 1120. De cette période charnière que plusieurs historiens considèrent comme étant l’âge des ténèbres avant l’arrivée du Moyen Âge, les guerres font rage. Que ce soit les Vikings, les Gallois et parfois Les Normands, rien n’épargne la perfide Albion.

Dans ce contexte, ou la vie ne vaut pas grand-chose, sans oublier l’esclavage forcé, vous allez croiser la route d’Edgar, futur constructeur de bateaux et de routes, un peu idéaliste qui essaie de sauver sa famille, Ragna la Rousse, fille de Normands qui va épouser l’impétueux anglais Wilwulf et Alfred, moine qui rêve de diffuser le savoir pour instruire ses ouailles.

Dans toutes les sagas, le méchant existe, et il se nomme Wynstan, puissant évêque de profession. Retors, abusant de son pouvoir y compris pour certaines faveurs sexuelles, il sera l’âme damnée de nos héros en puissance. Malgré cet âge dit des ténèbres, le progrès ainsi que la prospérité se font sentir. Entre les trahisons, la jalousie, quelques affrontements bien sentis, Ken Follett sans réinventer le genre fera triompher ceux et celles qui ont du cœur.

850 pages qui vous feront passer un automne au chaud en ces temps de restrictions et méditer sur la condition humaine, avant les vaccins et les masques.

Bonne lecture !

 

Le crépuscule et l’aube

Ken Follett

Éditions Robert Laffont,

850 pages

 

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Commenter cet article

Stéphane Furlan 21/03/2021 12:24

Bonjour et merci pour votre chronique ! Je suis d'accord avec votre analyse. J'aime bien me plonger dans Ken Follett à l'occasion et c'est donc avec plaisir que j'ai entamé la lecture de son dernier roman. Sans surprise, j'ai retrouvé tous les ingrédients qui arrivent à susciter mon intérêt: la découverte d'une période historique, un scénario à rebondissement, des personnages attachants (même si leurs profils se répètent souvent et, parfois, frisent le cliché...), et un scénario plein de rebondissements. Je n'ai pas donc été déçu, même si j'ai préféré son livre précédent "Une colonne de feu" beaucoup plus complexe et documenté. "Le crépuscule et l'aube" se révèle donc une très bonne distraction et j'ai plutôt tendance à lui pardonner son défaut principal, la tendance de l'auteur à nous proposer, chaque fois, une vision du monde très manichéenne... Cela dit, ça ne change rien, j'ai passé un bon moment et c'est bien là l'essentiel.

Richard 21/03/2021 14:36

Merci pour votre commentaire, Stéphane !