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Publié par Sylvie

Une chronique de Sylvie Geoffrion  

Deuxième titre de la série avec la lieutenante Reiko Himekawa, Tetsuya Honda nous présente encore une fois un monde qui  me surprend toujours.

Être femme au Japon et travailler dans un monde d'hommes ne semble pas être ni simple, ni facile, ni évident, ni surtout faciliter par personne, ni rien. La femme  japonaise, pour certains, reste un sujet épineux et notre héroïne, malgré ses succès professionnels rame fort dans ce monde du travail où l’égalité des sexes n’en est qu’à ses balbutiements.

Ce titre, « Cruel est le ciel »,  démarre sur des suicides d'ouvriers de la construction endettés, une main retrouvée, puis un tronc et c'est parti pour une enquête. D’ailleurs le monde de la construction qui nous est  présenté ici n’est pas sans risque et semble être contrôlé par les Yakusas et leurs clans.

Enquête régie par une hiérarchie rigide, des codes empesés et une certaine forme de rivalité entre enquêteurs.  On voit aussi que le Japonais voue un culte immense au travail qui déséquilibre un brin la vie personnelle des protagonistes.

Dans un Japon moderne, on s'aperçoit que tout ne l'est pas autant. L’organisation des choses  et le respect des valeurs traditionnelles donnent le ton. Rigueur et discipline et moralité.

Si le récit policier comme tel est convenu et ne passera pas nécessairement à l'historie, le portrait des moeurs, des comportements et leurs principes est des plus étonnants et intéressants. Un monde de traditions millénaires dans la modernité du 21e siècle. Un mélange détonant qui me plait.

 

Bonne lecture !

 

Cruel est le ciel

Tetsuya Honda

Atelier Akatombo

2020

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