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Publié par Christophe

Par Christophe Rodriguez

Parfois, la vénérable Série noire fondée par Marcel Duhamel nous sort un lapin du chapeau, un truc bizarre difficile à résumer. Comme cet été, il n’y aura point des festivals, nous vous suggérons de partir à la chasse au trésor : La bouffe est chouette à Fatchakulla (Ned Crabe), Londres Express de Peter Loughran et dans un registre plus récent : La santé par les plantes de Francis Mizio, encore dans la Série noire.

Inconnu au bataillon sauf  Pour quelque chose pour le weekend (Baleine 2011), un récit assez loufoque avec des grands pingouins adeptes de la cocaïne, Sébastien Gendron nous offre un conte cruel sur les travers de notre société consumériste, avec en toile de fond, des mégalodons. Ces gentilles bestioles, ancêtres à la puissance dix de nos requins actuels, sont réapparues. Après avoir causé bien des ravages, décimé des cohortes de pécheurs et autres chasseurs de prime sont claquemurés par de gigantesques enceintes, installées à l’entrée du canal de Suez ainsi qu’à celle de Gibraltar.

Un roman piscicole, pas tout à fait

C’est mal connaitre l’écrivain. Sans avoir l’humour d’un Carl Hiaassen (Miami Park, Cousu main), vous allez croiser : un tueur en série pour le moins bizarre, un fils de milliardaire qui rêve de « s’envoyer en l’air », il faut entendre la conquête spatiale, les œuvres de Jeff Koons, un agent du FBI, un couple de riches parvenus, plus un valeureux capitaine de chalutier qui nous raconte sa bataille historique avec les mégalodons.

Entre la pollution des mers et des côtes par des yachts aussi polluants les uns que les autres, l’appât du gain et la destruction des mers, ce roman noir comme délirant est un petit chef-d’œuvre qui aurait fait le bonheur des surréalistes.

Bonne lecture !

 

Sébastien Gendron

Fin de siècle

Série Noire

Gallimard,

230 pages

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