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Publié par Christophe

Cosmique et inquiétant !

Par Christophe Rodriguez

Ah que voilà un roman costaud que fera le bonheur de ceux et celles qui aiment les intrigues touffues.

Dans un esprit tout à fait 1900, nous songeons à Ponson du Terrail, Gustave Lerouge, Maurice Leblanc et certains écrits de Conan Doyle qui fut un adepte du spiritisme, l’auteur/scénariste Joseph Denize vous fera vivre une aventure trépidante qui est loin d’être bête. Faisant intervenir des personnages réels : Mata–Hari, le poète, Max Jacob, le peintre Pablo Picasso, l’occultiste Alex Crowley qui apparait sous des jours sombres, serait-ce lui le diable en question, vous découvrirez aussi les dessous de l’Outremonde.

Un faussaire de génie qui a dérapé.

Aimé Grandin qui a échappé à la boucherie de la première mondiale, vivote en ce Paris de l’année 1917. Ni bon ni méchant, artiste méconnu, il fait un peu de recel pour améliorer son triste quotidien. Dans ce monde sans surprises, sa seule bouée de sauvetage reste son oncle géo, peintre et faussaire de génie qui dépense à tout vent. Mais voila que ce dernier vient de trépasser; nous apprendrons plus tard qu’un mystère plane sur son décès.

Aimé, seul légataire, il reçoit pour héritage, un mystérieux carnet contenant la vente de certaines reproductions de son oncle à des musées ainsi qu’à des particuliers, puis l’ébauche sous forme de casse-tête d’un tableau encore plus mystérieux, terrifiant aussi qui bouleversera le jeune homme . En ouvrant «  cette boite de Pandore », il est loin de se douter que des puissances occultes venues de « l’Outremonde »  tentent de s’approprier le tableau en question .

Des petits cafés souvent miteux de la butte Montmartre aux demeures cossues de riches aristocrates, Joseph Denize fait renaitre toute la saveur des romans-feuilletons, avec son lot de surprises à fin de chaque chapitre, une recette murement éprouvée et qui tient encore la route. Brouillant les pistes en temps de guerre, nous ferons connaissance avec le maitre des pouvoirs occultes : Alex Crowley qui s’emploie à faire naitre les pires stratagèmes pour s’emparer du tableau, sorciers et sorcières qui s’affrontent de nuit comme de jour, parce qu’ayant pris l’enveloppe humaine. 

Bref, c’est trépidant à souhait et fort instructif. Un combat entre le bien et le mal, une œuvre parfois dantesque et déroutante qui vous fera oublier le confinement, avec juste ce qu’il faut de suspense.

Bonne lecture !

 

Quand on parle du diable

Joseph Denize

Julliard,

535 pages

 

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Karine 16/05/2020 17:10

Oh, que je suis curieuse suite à ce billet! Il faut que je lise ça maintenant.

Richard 16/05/2020 17:17

Ça ne me surprend pas de toi !!! Bonne lecture et bon week-end !