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Publié par Richard

Eh oui, je suis en retard dans mes lectures ! Heureusement, il y a quelques bons côtés à la crise de la Covid 19, on peut se permettre de faire un peu de rattrapage dans notre pile à lire. Et en ce qui me concerne, alléger un peu, le poids qui repose sur ma table de chevet.

 

Ce roman du Japonais Durian Sukegawa attend son tour depuis plus de quatre ans. Depuis longtemps, il possédait le titre de : voici le prochain livre que je lirai. Puis une nouveauté arrive, le nouveau roman d’une auteure que j’aime, la suite d’une saga que j’adore ou tout simplement la bande dessinée qui me fera du bien. Ce qui fait en sorte que Les délices de Tokyo ont gardé très longtemps son titre de future lecture.

 

Mais là, attention ! Avec beaucoup d’attente (dans les deux sens du terme), j’ai commencé ma lecture … et j’ai été ravi ! Quel beau roman ! Une histoire simple, belle, touchante, génératrice d’émotions et tellement agréable à suivre.

 

Et vous ne me croirez pas, mais tout ce roman tourne autour d’une recette de pâte de haricots !

 

Sentarô Tsujii travaille dans un petit bouiboui où il cuisine des pâtisseries japonaises, sans passion, même sans intérêt, en se procurant une pâte de haricots commerciale, elle aussi, sans goût et sans intérêt.

 

Puis une vieille dame lui fait l’offre de travailler avec lui. À un salaire misérable. Il hésite, compte tenu de l’aspect physique de la femme et à ses doigts très déformés. Fera-t-elle fuir la maigre clientèle qui fréquente sa pâtisserie ?

 

Sentarô se laisse convaincre et en peu de jours, la clientèle a doublé. Tokue Yoshii détient une recette et une façon de faire qui donne un goût divin à sa pâte de haricots. Elle montre à son « patron » qu’il faut être « à l’écoute des haricots ». Commence alors, une complicité  culinaire  qui se transforme graduellement en amitié sincère. Jusqu’au jour, où la propriétaire met fin à cet engagement pour des raisons que vous découvrirez en lisant cette très belle histoire.

 

« Les délices de Tokyo » est un roman qui fait du bien. Superbement bien écrit, souvent poétique même dans les gestes entourant la création de la pâtisserie, ce roman se déguste comme un sucre à la crème qu’on laisserait fondre dans notre bouche. La beauté du style de l’auteur fait de ce roman un poème dédié à la vie et à la cuisine. Ajoutons à cela, les descriptions magiques de la transformation des cerisiers au fil des saisons.

 

« Les délices de Tokyo », c’est 200 pages de douceurs, d’amitié, de poésie, de senteurs et de goûts. C’est aussi une ravissante histoire intergénérationnelle touchante, émouvante. Et c’est aussi, une ode à la tolérance et à l’acceptation des différences.

 

En ces temps de morosité, il ne faut pas s’en priver.

 

Extrait :

 

« Devenir ainsi des sortes de poètes était sûrement pour nous la seule façon de vivre, m’a-t-elle dit. Regarder uniquement la réalité donnait envie de mourir. Pour franchir la haie, la seule solution était de vivre comme si on l’avait fait. »

 

 

Bonne lecture !

 

 

Les délices de Tokyo

Durian Sukegawa

Éditions Livre de poche

2015

220 pages

 

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Commenter cet article

zazy 07/05/2020 16:49

J'ai aimé cette lecture

Richard 07/05/2020 16:52

Un vrai roman "feel good" ! Merci Zazy !

Alex-Mot-à-Mots 07/05/2020 12:37

J'ai aimé et le livre et le film.

Richard 07/05/2020 15:44

Je n'ai pas vu le film mais je vais y remédier. Merci Alex !