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Publié par Christophe

Stephen King : courage les enfants !

Par Christophe Rodriguez

À 70 ans et des poussières, Stephen King, le maitre de l’étrange et des contes parfois surnaturels fait encore effet.

À peine reçue cette énorme brique, ce qui se traduisit par trois soirs de lecture intense, nous pouvons annoncer que « le patron » est toujours en forme. Pourtant, je ne suis pas un aficionado de son œuvre, mais parfois, il y eut des moments de génie (  Carrie, Shining , The Outsider, Mr Mercedes, etc.).

Loin d’être une fable bâtie sur les aventures des X-Men, L’institut nous plonge au cœur de l’enlèvement de certains enfants très intelligents et dotés de pouvoirs extrasensoriels comme la télépathie ainsi que la télékinésie. Il faut avoir le cœur bien accroché, puisque dès les premiers chapitres, le petit Luke est arraché à sa famille de façon très violente.

Dans l’art de raconter une histoire à voix multiples, King est passé maitre en la matière. Vous allez découvrir Tim, ex-policier traumatisé, qui souhaite devenir gardien de nuit pour oublier le passé, une petite ville où tout le monde se connait, encore une spécialité de l’écrivain, des gens attachants qui vont se sacrifier pour d’autres et bien entendu, d’infâmes «  salauds  » dont Mengele et consorts auraient fait leurs alliés naturels.

Au sein de l’institut

Qui, ressemble fort à une usine à chiots, les enfants sont soumis à diverses expériences, parfois assez cruelles, pour développer et affirmer leur potentiel.

Entre l’Avant avec un grand A et l’arrière, c’est tout un monde qui sépare le champ d’expérimentation et la survie de ces pauvres petits. Il faut une intelligence émotionnelle pour que l’écrivain pense comme un enfant, parfois un adolescent avec des craintes, des peurs et n’oublions pas, l’instinct de survie, plus présent que chez les adultes.

Au fil des chapitres, vous allez vous attacher et finalement, se dire, pourvu qu’ils s’en sortent les petiots. La route sera longue et le petit Luke fera preuve d’inventivité avec un coup de pouce de la ménagère Maureen qui lui livrera une partie du secret de cet institut . 

Courage, amis lecteurs, ce King est un grand cru particulièrement touchant et enlevant, qui accompagnera vos longues soirées d’hiver. Pour les amateurs de cinéma, l’écrivain fait renaitre quelques scènes de Gunfight At Ok Corral, ce qui nous permet de saluer la mémoire de l’acteur Kirk Douglas, figure inoubliable de Doc Holliday. Bonne lecture à tous et à toutes, vous ne le regretterez pas !

 

Bonne lecture !

 

 

L’institut

Stephen King

Albin Michel,

600 p.

2020

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