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Publié par Richard

Sur la jaquette du roman de Julie Rivard, « L’affaire Léane Cohen », la maison d’édition a fait inscrire la mention New Romance. Intrigué par cette mention, encore sonné par le succès d’un certain roman avec plein de nuances, je me suis demande ce qui se cachait sous cette étiquette. Le retour (sont-ils déjà partis, j’avoue que je ne le sais pas …) des romans Harlequin ou des petits journaux jaunes peut-être.

 

Selon moi, à mon humble avis, « L’affaire Léane Cohen » et son prédécesseur  "L’affaire Eva Beck", sont de très bons polars. En lisant ces deux nouveaux romans de Julie Rivard, on se retrouve dans des romans policiers bien construits, des intrigues bien ficelées, des personnages attachants et complexes et oui, quelques scènes d’amour bien agréables et jamais déplacées.

 

Rappelons-nous que dans le premier roman, nous avons rencontré une drôle d’organisation, nommée La Pieuvre. Suite à une série d’arrestations dans le milieu, les femmes ont dû remplacer les hommes pour continuer la « biznesse » comme disent nos cousins français.

 

Sans révéler ce qui s’est passé dans le premier roman, on peut dire que le sergent détective Henrik Hansen a été drôlement ébranlé par cette dernière enquête : on lui a enlevé la responsabilité de l’enquête, sa maison a été incendiée et la femme de sa vie est maintenant en prison. Son seul havre de paix, c’est la maison de sa sœur. D’ailleurs, la complicité entre ses deux personnages d’origine danoise est une des grandes forces de ce roman. On les aime, on y croit et on est bien avec eux.

 

Suite à son expérience dans l’enquête sur l’incendie de sa maison, la Sureté du Québec le demande pour supporter les enquêteurs sur une série d’incendies criminels à Montréal. Il retrouve avec grand plaisir Léane Cohen, la spécialiste montréalaise des incendies criminels.

 

Cette dernière se retrouve sur les lieux d’un incendie où sont mortes deux victimes. Pendant son investigation, son enquête dans cet immense cendrier, elle reçoit un appel anonyme où elle n’entend que le bruit d’une douche et trois toussotements. Après une recherche rapide, il s’avère que cet appel provenait du cellulaire d’une des victimes. L’incendiaire lui avait téléphoné. Pire encore, il semble presque certain que ce coup de téléphone, le criminel l’aurait passé de l’appartement de la policière.

 

L’enquête sera complexe, d’autres incendies suivront mais la complicité entre Léane Cohen et Henrik Hansen, les transformera en un duo de choc fort efficace. Cette complicité sera aussi l’occasion de scènes d’amour entre les deux, presqu’aussi torrides que les incendies sur lesquels ils enquêtent.

 

Mais ce couple naissant ne plaira pas à tout le monde. Éloi graphologue de son métier, travaillant occasionnellement avec Léane et aussi, amant à temps partiel, manifestera beaucoup d’animosité contre les rapports entre les deux amants. Et jusqu’à quel point ? Voilà un mystère à résoudre !

 

Et pour complexifier les choses, une autre personne s’invite dans l’enquête, Eva Beck, l’ancienne conjointe d’Henrik Hansen, grande cheffe emprisonnée de l’organisation criminelle La Pieuvre. Elle sera un élément important de l’enquête … élément qui pourrait tout faire chavirer.

 

Personnellement, j’enlèverais l’étiquette « New Romance » sur la jaquette de ces deux romans. Comme pour tous les autres polars qui se retrouvent entre nos mains, l’important, c’est de se faire raconter une bonne histoire, rencontrer des personnages crédibles et être charmés par l’écriture et le style de l’auteur. Julie Rivard répond ici à ces critères pour nous donner un excellent moment de lecture. Si elle a décidé de « déshabiller » le policier et le suivre quelques fois dans sa chambre à coucher, ça ne fait qu’ajouter aux plaisirs de la lecture.

 

Alors n’hésitez pas à suivre les aventures « policières » de cet enquêteur sympathique. Loin des romans Harlequin, vous retrouverez une véritable enquête, un roman policier complet et une auteure possédant de multiples talents.

 

 

L’affaire Léane Cohen

Julie Rivard

Éditions Hugo Roman

2019

358 pages

 

 

L’affaire Éva Beck

Julie Rivard

Éditions Hugo Roman

2019

300 pages

 

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