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Publié par Cindie et Richard

Une chronique double de Cindie et Richard

 

Le point de vue de Cindie

 

Une enquête. Un inspecteur. La recherche d’indices. Le plaisir d’un roman policier bien ficelé. Oui. Mais vous trouverez bien plus avec On tue… de Jean-Jacques Pelletier.

L’auteur nous amène dans le monde du crime organisé, de la politique, des médias, des véganes. Particulièrement de véganes extrémistes, qui sont soupçonnés dans l’histoire.

L’argumentation qui leur est attribuée apparaît bien documentée. Les personnages de chaque sphère, tout comme l’inspecteur et ses collègues, sont criant de vérité. Très intéressants. Tout comme l’histoire. Dans laquelle j’ai plongé avec délectation. D’autant plus que le livre s’apparente également au roman noir par ses scènes de crime.

Plus officiellement, On tue… relève de la politique-fiction. (Si vous voulez vous initier au genre, voyez La servante écarlate de Margaret Atwood, La ferme des animaux de George Orwell ou Le meilleur des mondes de Aldous Huxley.) Jean-Jacques Pelletier a une formation et une carrière en philosophie. Ces deux axes, politique et philosophie, constituent le cœur du roman. Lire. Passer un bon moment. Réfléchir. Aller plus loin.

J’avoue j’ai aimé.

 

Celui de Richard

 

Chers lecteurs et chères lectrices, j’ai un aveu à vous faire. J’adore les points de suspension. J’aime le mystère qui se cache derrière ces trois petits points bien alignés, comme si l’auteur de la phrase vous laissait le choix de la terminer dans votre cerveau ou votre imagination.

 

Alors, imaginez le plaisir que j’ai eu en lisant  ce roman de Jean-Jacques Pelletier avec le titre, très évocateur pour les amateurs de polars et les points de suspension qui ont le pouvoir de nous faire extrapoler l’histoire.

 

« On tue » est le troisième roman de cette série avec l’inspecteur-chef Henri Dufaux au SPVM et son équipe très très spéciale. Après nous avoir présenté cette équipe dans « Bain de sang » et « Deux balles et un sourire », Jean-Jacques Pelletier les place au cœur d’une affaire sordide où les criminels ont un objectif bien précis : sauver la planète.

 

Évidemment, tous les défenseurs de notre planète bleue ne prennent pas tous les mêmes moyens pour arriver à leur faim. Contrairement à la petite Greta qui prend des moyens pacifiques pour sensibiliser les humains à ce qui se passe sous leur pieds et au-dessus de leur tête, les personnages de ce roman prenne les grands moyens pour faire avancer les choses. Et ce, sans retenue. Tous les moyens sont bons.

 

Voter pour des politiciens verts, ça prend trop de temps. Forcer les politiciens à poser des gestes en tuant de façons atroces des personnes qui ne respectent pas la planète et ses habitants animaliers, ça semble beaucoup plus efficace et sûrement plus rapide.

 

Tout l’histoire commence dans un sous-sol infect où on trouve des personnes âgées, certaines sont mortes, d’autres sont entre la vie et la mort, rachitiques, affamées et probablement torturées. La nouvelle de ce carnage enflammera la presse et les réseaux sociaux.

 

L’inspecteur-chef Dufaux se voit confier l’enquête malgré des effectifs réduits. En plus, ordre d’en haut, on lui assigne un journaliste allemand qui le suivra partout pour écrire un article dans un journal de son pays. Tout cela s’ajoute au choc de la mort de sa femme, à son deuil non-assumé et à ses relations tendues avec les autres corps de police et du Service des Renseignements canadiens.

 

Et la série de meurtres, que certains affirment « pédagogiques » se continuent en allant en crescendo. Éleveurs de porc et d’oies gavées, propriétaire de boucherie, propriétaires de chien de combat, tout ce monde est visé. Mais par qui ? Guerre de gang ?  Des écolos-terroristes ? Des Ultravéganes ?

 

En plus, Henri Dufaux se rend compte, qu’il est ciblé par quelqu’un qui veut sa peau. Et là, les suspects peuvent être nombreux.

 

Comment l’inspecteur et sa drôle d’équipe réussiront-ils à arrêter la série de crimes ? Tout en sachant qu’il est dans la mire d’un tueur professionnel. Comment les officines politiques gèreront-elles les menaces ?

 

Jean-Jacques Pelletier, avec son écriture bien personnelle, rend bien vivante cette enquête passionnante. Il utilise avec brio tous les moyens d’enrichir le récit pour faire comme si …  transcription d’interventions plus ou moins réfléchies sur les réseaux sociaux, insistance des médias sous le couvert du droit à l’information du public, la pression des  hiérarchies de chacun des corps de police. Tout cela faut du bruit, dérange. Mais ça n’empêche pas la voix intérieure de l’inspecteur de s’immiscer dans l’enquête et de le faire réfléchir.

 

À son habitude, Jean-Jacques Pelletier nous offre un roman haletant sans temps mort et avec un style bien particulier à l’auteur. L’écriture est moderne, saccadée, intégrant les réseaux sociaux et les émissions de télé d’information continue. Le lecteur est plongé au cœur de l’information, bombardé par une tonne d’informations donnant une crédibilité étonnante au récit. Quand on lit du Jean-Jacques Pelletier, on se retrouve devant notre médium préféré et on se laisse raconter l’histoire.

 

À travers toute son œuvre, Jean-Jacques pelletier continue à nous faire le portrait réaliste et vivant de notre monde contemporain en nous décrivant des méchants crédibles et des bons qui le sont encore plus.

 

Pour les amateurs et ceux qui pourraient le devenir !

 

Bonne lecture !

 

 

On tue …

Jean-Jacques Pelletier

Éditions Alire

2019

646 pages

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Commenter cet article

patrick 02/03/2020 20:35

Bonsoir,
Merci de cet article. Je ne connaissais pas cet auteur et vous m'avez donné envie de me saisir d'un de ses ouvrages.
Patrick

Richard 05/03/2020 03:17

Ces commentaires de futurs lecteurs sont le salaire des artisans de notre blogue. Merci Patrick ! Merci Cindie !

Cindie 04/03/2020 20:09

Je vous souhaite d'y trouver plus encore que ce que nous avons annoncé. Bonne lecture.

Richard 02/03/2020 21:12

Je pense que vous ne le regretterez pas ! Bonne lecture !