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Publié par Christophe

Sauve qui peut et c’était en 1963

Une chronique de Christophe Rodriguez

Parfois, le chroniqueur a des intuitions sans toutefois être un devin. Après la lecture du premier chapitre, je me disais que nous avions un roman qui n’était pas tout à roman policier ni tout à fait un «  roadmovie » à la manière des frères Cohen. Nous songions plutôt à l’inoubliable Vendetta de JR Ellory, autant par le style, que l’histoire foisonnante, nous ramenant après juste après l’assassinat de John F Kennedy.

Pourtant, ce roman débute de façon assez classique. Frank Guidry, homme de main du puissant parrain Carlos Marcello doit fuir. Quelques jours avant que Lee Harvey Oswald ne fasse feu sur le président, Guidry avait déposé une voiture par loin des lieux, avec un fusil à lunettes dans le coffre arrière. Bien tendu, il n’était pas au courant du contenu.  Après l’acte, il sait que sa vie est en danger, puisque, tous les témoins connus et non connus sont éliminés. À l’autre bout du spectre, Charlotte, jeune mère de famille de l’Oklahoma, s’enfuit avec des deux filles.

Quand les destins se rencontrent

Pourchassé par un tueur, Guidry sait qu’il doit se trouver une « couverture  » pour passer inaperçu. Vous aurez compris que notre homme qui est loin d’être un idiot se lie d’amitié avec Charlotte. Utilisant un procédé de narration à trois voix, l’auteur nous fait vivre de l’intérieur les motivations des protagonistes, sans jamais « lâcher le morceau  ». Il capte l’attention, nous fait revivre l’après-Kennedy et le désarroi d’une nation, mais pas pour tout le monde. Un roman efficace, parfois complexe qui détonne. Croyez-en votre signataire, cet auteur a de beaux jours devant lui.

Bonne lecture !

 

November Road

Lou Berney

Harper Collins Noir

381 pages

 

 

 

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