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Publié par Christophe

Par Christophe Rodriguez

Je lis peu ou pas d’auteurs suédois, et ce malgré la mode. Les quelques expériences que j’ai eues m’ont donné l’impression que Simenon n’était pas très loin, sans que toutefois nous retrouvions la densité du récit.

Malgré ses vingt millions d’exemplaires qui font d’elle l’une des écrivaines les plus sollicitées, là encore, j’avançais en terrain inconnu.

Tout à fait dans l’air du temps, bien que Laclos et ses liaisons dangereuses soient déjà passées par là, La cage dorée est une sombre histoire de vengeance dans les milieux huppés. Faye, a sacrifié une partie de sa jeunesse pour que son mari mette sur pied une puissante entreprise de courtage. Pas très sympathique, volage et autoritaire, Jack est un manipulateur doué, champion de " la réplique assassine" . Au fil des ans, leur union bat de l’aile et il va convoler avec une femme beaucoup plus jeune que lui, laissant épouse et enfant sur le carreau.

Sans être un roman policier au sens strict du terme, nous naviguons pendant les 200 premières pages entre le drame de mœurs, savamment expliqué et l’écheveau d’une vengeance qui va se tisser lentement. Nous sommes loin des Diaboliques de Clouzot, mais avouons que Camilla Läckberg décrit savamment les rouages de la manipulation. De l’amitié féminine dont les hommes savent peu de choses, Faye va en tirer le meilleur pour s’extraire finalement de cette cage dorée. Par contre, la veine polar s’étiole et devient presque risible. Le faux assassinat de sa fille Julienne ne tient en aucun cas la route, et le premier des aspirants policiers aurait pu lui faire comprendre.

Un roman en demi-teinte.

 

La cage dorée

Camilla Läckberg

Actes Sud 

352 pages

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