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Publié par Richard

Une chronique de Richard

 

L’empreinte n’est pas un roman ! Mais comme le dit si bien le cliché … Ça se lit comme un roman.

 

Voici une histoire terrible ! Disons plutôt deux histoires terribles. Celle qu’Alexandria Marzano-Lesvenich voulait nous raconter mais aussi, l’histoire de l’autrice, ce qui l’a amené à écrire ce livre.

 

Voici donc comment ce livre est né.

 

Alexandria Marzano-Lesvenich est étudiante en droit à l’université d’Harvard. Farouche opposante à la peine de mort, elle a la chance de faire un stage dans un des bureaux spécialisés en révocation de la peine de mort, en Louisiane. Dans le cadre de son travail, elle s’intéresse au cas de Ricky Langley, un pédophile ayant tué un petit garçon de 7 ans.

 

Envoûtée par l’histoire, presque sur le bord de modifier son opinion sur la peine de mort, l’enquête qu’elle mène sur ce cas, ouvre dans son subconscient des souvenirs qu’elle conservait au plus profond d’elle-même.

 

Le livre raconte donc deux histoires. En alternance. Et tout aussi dramatique l’une que l’autre.

 

L’autrice a été agressée sexuellement par son grand-père. Malgré l’évidence, les parents ont occulté la vérité. La petite Alexandria ne s’en est jamais remise.

 

Pendant son enquête sur Ricky Langley, elle développe avec ce pédophile, une relation bien particulière. Elle décortique chaque moment, d’une façon presque journalistique, pour décrire ce qui s’est passé avant le meurtre. Ensuite, elle analyse les événements des journées qui ont suivi le meurtre, en prenant en filature le meurtrier, l’enquête, le procès et aussi … la réaction de la mère du petit lors du second procès.

 

À chaque fois qu’elle soulève un pan de l’affaire, cela la ramène à sa propre existence, à son histoire et aux impacts sur sa vie.

 

Durant la grande majorité du récit, le lecteur assiste à la longue descente aux enfers de l’autrice tout en alternant avec celle, non moins dramatique du pédophile. On en vient à se demander à quel moment, le point de bascule est atteint, où le jeune Ricky devient un pédophile meurtrier et où, la jeune fille abusée prend le tournant vers une vie plus normale malgré les embuches de son enfance.

 

L’empreinte nous raconte deux histoires effrayantes. Et ce qui est vraiment épouvantable, c’est qu’elles sont réelles. On n’assiste pas au déploiement de l’imaginaire d’un auteur où l’on peut se dire, de façon détachée … Quelle bonne fiction ! Non, on assiste, complètement sonné aux pires spectacles de la réalité. Et c’est cela qui est encore plus horrible!

 

C’est ce qui arrive quand la réalité dépasse la fiction !!

 

Bonne lecture !

 

 

 

L’empreinte

Alexandria Marzano-Lesnevich

Éditions Sonatine

2019

471 pages

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