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Publié par Christophe

Par Christophe Rodriguez

L’inconnu dans la maison

«  Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple ». Et, c’est ainsi que débute ce premier roman du scénariste et réalisateur Antoine Renand. À mi-chemin entre le roman policier, parfois sanglant et l’analyse psychologique bien ficelée qui nous évite la « psychologie de cuisine  », vous aurez fort à faire cher lecteur et lectrice, avec cette nouveauté qui détonne un peu dans le paysage du polar. Nous soupçonnons l’auteur d’avoir lu deux fois plutôt qu’une Bret Easton Ellis (American Psycho) et de s’être inspirée d’affaires judiciaires réelles comme celle de Guy Georges, tueur en série et violeur pendant les années 90, surnommé La bête de la Bastille.

Au début le Lézard

Les cinquante premières pages nous mettent en situation. Un homme s’infiltre dans les appartements, observe la personne ou le couple, puis disparait. Mais, il lui en faut plus. Les premières agressions ont lieu sur des femmes célibataires, avec une escalade dans les moyens employés.

Comme nous le mentionnions dans le premier paragraphe, l’auteur s’est visiblement inspiré des pires scènes d’American Pyscho. Pour contrer cet ignoble individu, la population commence à avoir peur et la presse fait ses choux gras, le corps policier mobilise Anthony Rauch et Marion Mesny, policiers et profileurs au sein de «  la brigade du viol  ».

À mille lieues de CSI, L’empathie est un roman psychologique violent aux ramifications multiples. De la souffrance des victimes «   ou comment réussir à effacer de sa mémoire un viol », l’auteur dresse un portrait implacable du cheminement. Par un système de balancier très efficace, il raconte pourquoi les deux policiers ont voulu faire partie de cette brigade, travail qui demande beaucoup d’empathie, au risque d’y laisser un peu de soi-même.

Il faut du temps pour apprivoiser «  cette bête  » très cinématographique dans son cursus, mais combien nécessaire.

 

L’empathie

Antoine Renand

La bête noire

Robert Laffont

 

 

 

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