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Publié par Christophe

Cette chronique a été rédigé par Christophe Rodriguez, collaborateur à Polar, noir et blanc.

Au panthéon des auteurs de bandes dessinées, nous citerons évidemment Jacques Tardi. Que ce soit pour Les aventures d’Adèle Blanc-Sec, le corpus Nestor Burma, La guerre 14-18, et son travail chez Futuropolis (La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette), tout est finement travaillé avec un réalisme remarquable. Avec Stalag IIIB qui est autant son histoire que celle de son père emprisonné en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, Jacques Tardi clôt en quelque sorte son cycle familial.

Après la guerre, les suites

Fin limier, historien des petits et grands travers de notre société, Jacques Tardi utilise un procédé fort intéressant pour raconter les aléas d’une vie. À côté de son père et servant parfois «  d’avocat du diable  », il narre en dessins souvent poignants et textes tout aussi solides, ce que fut le retour des prisonniers. Dans un pays divisé, d’un côté les vainqueurs et de l’autre ceux qui collaborèrent de près ou de loin, la vie est loin d’être facile. Pour faire vivre sa petite famille, le papa «  rempile » dans l’armée, mais en Allemagne libérée. En plus de la saga familiale », Jacques Tardi dresse un formidable portrait des années 50-60. Appuyée par de fortes images et des textes tout aussi solides, vous comprendrez à quel point le tissu social mit des années à se reformer. Avec ce récit, intime, Tardi vient de conclure en beauté, un hommage à son père.

 

 Moi René Tardi

Stalag IIIB

Après la guerre

Casterman

2018

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