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Publié par Karine

Chronique écrite par Karine Lambert, collaboratrice à Polar, noir et blanc.

 

Vous êtes-vous déjà demandé qui, du voisin ou de la belette, avait chipé les concombres de votre jardin? Avez-vous déjà soupçonné votre gentille voisine d’être une véritable cleptomane des tomates? Et vous êtes-vous demandé qui (mais qui?) venait la nuit mâchouiller vos fèves? Si oui, j’ai l’album policier parfait pour vous (et pour votre enfant de 3 à 6 ans) : Mimose et Sam : Basilic en panique.

 

Imaginez la scène : un jardin de rêve à la campagne où les abeilles, les coccinelles et les légumes vivent en parfaite harmonie. Dans cet endroit merveilleux, une petite fille nommée Mimose habite dans une citrouille. Le paradis, me direz-vous. Oui! Du moins jusqu’à ce que Basile (un basilic, bien sûr) soit victime d’un crime honteux : durant la nuit, quelqu’un a grignoté ses feuilles. Un scandale nébuleux que Mimose et son ami Sam s’empressent de vouloir éclaircir. Par où commencer? Interroger les suspects, bien entendu. On visite donc madame l’abeille, monsieur le bourdon, les fourmis… mais tous semblent avoir un solide alibi et le coupable leur échappe toujours. Les deux amis décideront donc de tendre un guet-apens afin de prendre le suspect la main dans le sac (et la bouche pleine). Vous me connaissez : je ne vous dévoilerai pas la clé de l’affaire; pour savoir qui est l’auteur de l’attaque odieuse, il faut lire Mimose et Sam. Je vous dirai cependant que nos deux détectives devront faire preuve d’astuce et de ténacité afin de percer le mystère…

 

Vous l’aurez deviné, l’action de Mimose et Sam se déroule dans un univers merveilleux où les insectes font la conversation et les citrouilles servent de maison. Mine de rien, cet album destiné aux tout-petits contient cependant la plupart des éléments du roman policier classique: le crime, l’enquête, une galerie de suspects bien louches et des détectives coriaces. Le tout est agrémenté des illustrations tendres et attachantes de Cathon dans un format se situant à la frontière entre l’album et la bande dessinée.

 

Ce petit polar tout en douceur a été publié par Comme des géants, une jeune maison d’édition qui a déjà une feuille de route fort impressionnante. En 2017, elle a été finaliste pour le prestigieux prix BOP du meilleur éditeur jeunesse d’Amérique du Nord et bon nombre de ses ouvrages ont été primés, comme L’autobus, de Marianne Dubuc qui a été lauréate du prix TD pour la littérature jeunesse. Je dois dire que la qualité de leur production est exceptionnelle ; chaque album est comme un petit bijou : les thèmes sont accrocheurs, les couvertures magnifiques… Bref, la qualité du produit est tout à fait indéniable. 

 

Oui, je sais… on tique un peu à utiliser le mot « produit » afin de décrire un livre. N’empêche que le format, la qualité du papier, la reliure, etc. finissent par jouer un rôle non négligeable dans notre expérience de lecture, particulièrement en ce qui concerne l’album jeunesse. Et les maisons d’édition qui ont le vent dans les voiles (on pense tous à La Pastèque, bien sûr!) l’ont compris. Alors qu’il est si facile de se procurer un texte digital, qu’est-ce qui nous pousse à payer un extra pour la copie papier? Pour certains, l’habitude, bien sûr. Mais je crois que plusieurs lecteurs choisissent le format papier parce que le livre — l’objet-livre —  possède ses propres charmes : l’odeur de l’encre, le frôlement rêche des pages tournées, le grain du papier… des expériences sensorielles que le numérique ne peut fournir. On peut observer une étrange tendance : le livre devient peut-être plus rare, mais il devient également plus précieux. Dernièrement, la maison d’édition La Pastèque (oui, elle, encore!) a ouvert une galerie-boutique sur la rue Laurier où chaque œuvre y est présentée comme un joyau. Inutile de me croire sur parole, allez y jeter un œil : https://www.lapasteque.com/boutique. Une initiative novatrice, culottée et rafraîchissante en cette époque où les livres sont trop souvent entassés comme du bétail sur des étalages anonymes…

 

Bref, Mimose et Sam fait partie de ces beaux-livres dont on peut saluer le retour en force. Et comme tout le catalogue de la maison Comme de géants vaut le détour, voici leur lien, si le cœur vous en dit :  https://www.commedesgeants.com/. On termine par une excellente nouvelle? Le tome 2, Mimose et Sam; à la recherche des lunettes roses, est disponible depuis le 4 septembre. C’est chouette, non? Une vraie de vraie série policière pour les tout-petits!

 

 

Bonne lecture !

 

 

Karine Lambert

www.klambert.ca

 

Mimose et Sam: basilic en panique

Catherine Lamontagne-Drolet (Cathon)

Comme des géants

2016

 

 

 

 

 

 

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