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Publié par Richard

  Il ne suffit pas de tuer plusieurs personnes pour devenir un tueur en série ; il faut la manière, le panache. On doit être le meilleur, se démarquer, passer à l’histoire. Pas facile pour un débutant avec de l’ambition.

 

Éric Delacroix est un jeune homme bien normal. Il travaille dans une banque, est un citoyen exemplaire et mène une vie trop banale à son goût. Il a un rêve : se démarquer, laisser sa trace, faire parler de lui. Cependant, il ne possède pas de talent particulier, ni une habileté sans pareille.

 

Fan de Jack l’Éventreur et du Zodiaque, il adore les séries télé ; il se rend bien compte que ce sont les méchants qui ont la cote. En effet, qui se souvient du nom des policiers qui cherchaient à épingler le célèbre tueur en série de Whitechapel ! Alors, le banquier anonyme décide donc de devenir tueur en série, de se surpasser et commence sa marche vers la postérité.

 

Un premier meurtre ? Facile ! Un deuxième, pourquoi pas. Au sixième, tout le Québec parle de lui. Il a même droit à son surnom personnel, le Rouge-Gorge ! De plus en plus confiant, ce drôle de moineau prendra des chances et jouera avec le destin. Surtout quand il se rend compte que c’est son oncle qui est en charge de l’enquête et que la célèbre journaliste Julie Villeneuve s’intéresse à cette affaire de très près.

 

Le défi devient plus grand, la postérité est proche. Le petit banquier sans envergure sera bientôt le roi des tueurs en série. Restera-t-il longtemps sur son trône ?

 

À la lecture de la 4e de couverture, on se dit … Ah non, pas encore un autre roman sur les serial killers. Puis, on se laisse gagner parle personnage, ses ambitions et ses réflexions. Simon Lafrance signe ici un premier roman plein de promesses, bien ficelé, avec des qualités indéniables et quelques défauts mineurs.

 

Sa formation à l’école nationale de l’humour et son sens du « punch » bien placé, procure de bons moments au lecteur. Malgré les drames, les horreurs, les commentaires du personnage, pensés à voix haute, apportent une touche bien particulière au récit.

 

La plume est efficace, le style est en cohérence avec le genre, une lecture fluide, une montée du suspense implacable, « Comment j’ai appris à tuer » répond aux codes du genre, en surpasse quelques-uns et vous intéressera. Un autre roman de tueur en série … oui, mais avec un bon soupçon d’originalité. On a hâte de lire le prochain roman de cet auteur qui promet.

 

 

Comment j’ai appris à tuer

Simon Lafrance

Les éditions Goélette

2016

294 pages

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