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Publié par Karine

Chronique rédigée par Karine Lambert, collaboratrice à Polar, noir et blanc

www.klambert.ca

 

Un vieux manoir, une chasse au trésor et un fantôme qui menace les acteurs d’une pièce de théâtre amateur… Pivoine Pinson et la pièce maudite a tout pour plaire aux jeunes lecteurs de 9 à 12 ans qui aiment l’aventure, les enquêtes et les frissons.

 

La série Pivoine Pinson met en vedette une jeune fille ayant été élevée par une troupe de cirque. Cette adolescente vive et excentrique (Que voulez-vous? Quand on a passé son enfance entre une diseuse de bonne aventure et un dompteur de lions, ça forge le caractère!) est envoyée dans un pensionnat très chic appelé Saint Smithen… Un mélange plutôt explosif!

 

Dans Pivoine Pinson et la pièce maudite, le deuxième tome de la série, une troupe de théâtre amateur est accueillie par l’école de Pivoine. Les élèves se réjouissent de l’arrivée des acteurs jusqu’à ce que les répétitions virent au cauchemar : un feu éclate, des lustres tombent, les acteurs se font empoisonner…  Une malédiction s’acharne contre eux, quoi! Y aurait-il un fantôme jouant de mauvais tours à Saint Smithen? Pivoine croit plutôt que le coupable est en chair et en os, tapi au sein même de la distribution de la pièce. Et, bien sûr, il n’en faut pas plus pour que notre apprentie funambule décide de mener sa propre enquête… En compagnie d’Ingrid et Kip, ses deux meilleurs amis, Pivoine ratisse le vieux manoir à la recherche d’indices. Au fil de leurs découvertes, les trois détectives flairent un second mystère : le vieux Phinéas Scrimshaw, premier propriétaire du manoir, aurait caché sa fortune quelque part dans Saint Smithen. Et, bien sûr, il a laissé des indices pour la découvrir… Une autre enquête! À moins que les deux ne soient liées?  Pour le savoir, il faudra lire Pivoine Pinson et la pièce maudite!

 

Laura Wood, l’auteure de cette série policière, est originaire des Midlands. Elle a étudié la littérature anglaise et américaine à l’université du Kent avant de compléter un doctorat à celle de Warwick. Elle a remporté le prix Montegrappa Scholastic d’écriture pour la jeunesse grâce au premier tome de sa série Pivoine Pinson, soit Pivoine Pinson et la malédiction du pharaon. Ce qui, à mon avis, est tout à fait mérité : son style d’écriture est vif, amusant, versatile et elle nous propose une galerie de personnages aussi intrigants qu’attachants.

 

Les mauvaises langues diront peut-être que Pivoine Pinson et la pièce maudite ne réinvente pas le genre. Et c’est vrai… la chasse aux indices dans le vieux manoir afin de trouver une fortune cachée, c’est du déjà-vu. Mais, s’il faut être honnête, peu de romans pourraient se targuer de proposer un thème ou une trame totalement inédite : de nos jours, tous les sujets – même les plus tabous! – ont déjà été traités de mille et une manières. Et puis, disons-le, il y a de ces thèmes classiques qu’on aime revisiter, encore et encore… et encore! Il s’agit en quelque sorte d’archétypes qui hantent notre univers littéraire, des incontournables auxquels plusieurs créateurs se sont amusés à redonner vie, en les teintant de leur propre imaginaire. (Personnellement, je suis une fan complètement finie des histoires de zombies post-apocalyptiques. Je ne me lasse jamais des romans qui brodent sur ce thème et je m’émerveille souvent – Ok, peut-être pas toujours!—  des façons dont l’auteur a su créer un univers personnel, parsemé de détails qui le rendent unique malgré un thème qu’on pourrait qualifier d’archiméga usé!)

 

Avec Pivoine Pinson et la pièce maudite, Laura Wood nous propose une histoire enlevante remplie de personnages sympathiques et surprenants. On tourne les pages rapidement, pris par le désir de connaître la suite et le plaisir de la lecture. Vraiment… que demander de plus à un roman?

 

Pivoine Pinson et la pièce maudite

Laura Wood

Éditions Scholastic

2017

 

 

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