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Publié par Richard

DésolationsEn sortant de la causerie avec David Vann, organisée par la Librairie Monet, je me demandais une chose: comment une personne si affable et si drôle pouvait écrire des romans aussi noirs, des tragédies tellement effrayantes.

Et bien cette entrevue, habilement menée par Morgane Marvier, libraire et grande connaisseure de polars, nous a révélé un personnage tout à fait agréable, un conteur passionnant et un moulin à paroles intarissable. (Pour lire le billet de Morgane) En bref une excellente soirée, sous le signe de l’humour, malgré la gravité des sujets abordés.

Comme je me sens un peu paresseux, aujourd’hui, je vous ferai un compte rendu en style télégraphique, au gré de mes souvenirs ... et de mes notes.

David Vann est né en Alaska en 1966 dans une famille assez spéciale. Il raconte d’ailleurs qu’en trois générations, sa famille a vécu cinq suicides et un meurtre. Dès son enfance, il aimait écrire des histoires, des histoires de chasse et de pêche qu’il donnait en cadeau. Il n’a jamais pensé gagner sa vie avec son écriture.

Sa famille, son enfance et la nature sauvage de l’Alaska sont des éléments majeurs de son écriture. Son amour pour la littérature, la grande tradition des poètes anglais et le dramatique teintent grandement son univers romanesque. Sa famille est une source (!!) d’inspiration (!!). À un certain moment donné, dans son enfance, il est entouré de onze femmes et d’un seul homme. Et tout ce beau monde se plaignait du désastre de leur vie. De quoi n’avoir aucun complexe de la page blanche!

Il fait une description assez bizarre de sa famille: il dit qu’il a toujours été entouré de menteurs, de personnes violentes, de gens qui se cachent les vérités. Longtemps, on l’a blâmé secrètement pour la mort de son père. En effet,  un jour, son père lui demande de l’accompagner en Alaska pour un an (un fait vécu qui est aussi l’amorce de «Sukkwan Island»). Il refuse ... et son père se suicide deux semaines plus tard.
David Vann l’a longtemps caché en disant que son père était mort du cancer !

Il a pris dix ans pour écrire «Sukkwan Island» et aucune maison d’édition n’en a voulu. Il a Sukkwan Islandfallu un prix littéraire gagné dans une revue, pour que son livre soit publié ... Il a bénéficié de trois critiques littéraires élogieuses dont une du New-York Times et sa carrière d’écrivain était lancée. Neuf mois plus tard, Olivier Gallmeister publiait la première traduction en langue étrangère. Et ce fut la découverte par les lecteurs européens et québécois.

Il écrit de façon très organisée: chaque matin pendant deux heures. Complètement isolé, sans bruit, sans dérangement et surtout sans savoir ce qu’il va écrire. Je dirais qu’il est presque maniéré ... Tout est concentration ! Un rayon de soleil le dérange; de même il ne peut pas voir un miroir quand il écrit. De toute façon, physiquement, quand il écrit, il hyperventile, il s’affaisse tranquillement, lui-même dit qu’il n’est pas beau à voir écrire. En voyage, il écrit dans sa chambre d’hôtel ... et envoie sa douce moitié visiter la ville.

Pour lui, écrire, c’est un travail individuel; il n’a pas de premier lecteur et il ne révise jamais ses textes. Il travaille, il écrit et il envoie le roman à son éditeur qui le publie tel quel !!! Pour lui, l’écriture n’est pas un travail d’équipe. Son premier jet est aussi son dernier.

Alors, ça semble clair, sa vie a grandement influencé son écriture et lui a dicté les éléments suivants:

il adore décrire des tragédies et il adore en lire;

  • il met en scène des personnages torturés (personnages masculins lâches et femmes désabusées), les met sous pression, les regarde se casser et ... se découvrir;
  • il ne planifie pas son intrigue, il laisse les personnages dicter leurs actions. Parfois même, les personnages convainquent l’auteur d’écrire quelque chose que lui, ne voulait pas ou n’avait pas prévu (C’est le cas de la fameuse scène choc du milieu du récit de «Sukkwan Island»);
  • le thème du suicide, récurrent dans ses deux premiers romans, est un moyen pour lui, d’exorciser ses tragédies intérieures; l’écriture est thérapeutique;
  • il est plus à l’aise avec les choses qui ne fonctionnent pas (il raconte même les naufrages des bateaux qu’il construit ...) qu’avec les succès;
  • pour lui, écrire, c’est transcrire des liens inconscients.


David Vann a également parlé de son rapport avec la nature ... et j’avoue que ces révélations sont assez surprenantes. Pour lui, la nature est un personnage qui ajoute au caractère violent de ses romans. La nature qui apaise, la nature qui repose, la nature rédemptrice, c’est de la foutaise, selon lui. Il aimerait croire à ces «pensées positives» sur la nature mais ce n’est pas la réalité. La nature est le pire miroir dans lequel on peut se regarder; la nature amplifie la confrontation, gonfle les peurs et torture nos pensées.

Pour lui, les descriptions de ces paysages ajoutent de la pression aux malheurs de ses personnages. La nature peut exacerber l’angoisse et la tragédie vécue par ses personnages. Le plus bel exemple: la force, l’attirance et la répulsion de l’île sur la vie et le comportement d’Irene dans «Désolations». D’ailleurs, il s’est beaucoup identifié à ce personnage. Mais son personnage de Rhoda est le personnage (le seul ??) qui personnifie l’espoir, la foi en l’humain, en l’avenir.

Pour revenir à «Désolations», il a commencé son écriture il y a 15 ans ... s’est arrêté et l’a repris il y a quelques années. Lors d’une visite au bord d’un lac de l’Alaska, il a regardé à travers la glace du lac et comme il n’y a rien vu, il a imaginé  Irene voir le même néant, son mariage, reflété sur la glace noire. Il a donc repris l’histoire et commencé par l’écriture de cette scène, prenante, forte et dramatique.

Une phrase choc ... qui demanderait probablement une longue analyse: je n’aime pas les idées; les idées mentent.

Une autre: il aimerait rêver ... mais il n’y croit pas. C’est un des paradoxes de sa vie. (Un peu comme le noir de ses romans et l’humour avec lequel il en parle)

Ses auteurs préférés: William Faulkner, Cormac McCarthy, Elizabeth Bishop, Annie Proulx et Gabriel Garcia Marquez.

Son prochain roman «Dirt» parlera surtout de la relation mère-fils. il nous fait la promesse: pas de suicide, pas d’Alaska, pas d’île !!! Avec le sourire en coin, il essaie même de nous faire croire que ce roman sera drôle !!!

En résumé, ce fut une rencontre fort agréable, intéressante et passionnante. Une excellente occasion de rencontrer un écrivain extraordinaire et un homme fascinant.

Si vous ne l’avez jamais lu, je vous le recommande. S’il passe dans votre coin, allez le rencontrer.


Bonne lecture !


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Marie 04/12/2011 16:23

J'avais adoré le premier roman de cet auteur, alors je vais forcément récidiver avec ce titre...

Richard 04/12/2011 16:24



Et tu ne le regretteras pas ... j'en suis convaincu !!


Bonne lecture !



l'or des chambres 20/11/2011 15:29

Je pense que souvent l'écriture est thérapeutique... On comprend mieux ses livres quand on connait son histoire.. Avoir une famille tellement touché par des drames et cela sur plusieurs
générations, ne doit pas être tellement facile à vivre... Un grand merci pour avoir partagé ce grand moment (j'aurais adoré être avec vous...) Bon dimanche Richard, bises

Richard 20/11/2011 15:53



Tout à fait d'accord avec toi !!


Bon dimanche



nathalia 15/11/2011 22:28


Hello Richard
je viens de me le trouver à la bibliothèque,j'ai resisté et vu tout le bien que j'entends sur ce roman, ca serait dommage de passer à coté!


Richard 15/11/2011 23:21



Bonjour Nathalia,


Surtout ne résiste pas ... De toute façon, il est irrésistible ...



© Humour de ma nuit 13/11/2011 16:09


J'ai fait ma curieuse, suite à l'article sur le blog de Sophie et le lien vers ce billet, et je ne suis pas déçue. Les polars ne sont pas mon genre littéraire préféré mais j'avais beaucoup aimé
Sukkwan Island et ton billet sur la rencontre avec l'auteur est super intéressant, merci pour ce partage.

Nathalie.


Richard 13/11/2011 16:47



Bonjour Nathalie,


J'aime bien les gens curieux ! J'espère te revoir sur mon blogue; tu es la bienvenue.


Et je vais aller faire un tout chez toi.


Au plaisir d'échanger !



La Ruelle bleue 12/11/2011 08:23


C'est vrai qu'il est très intéressant de l'écouter parler de ces romans (j'en ai eu l'occasion en juin dernier au festival des Etonnants Voyageurs de Saint Malo) ! J'attends cette histoire de
relation "mère-fils" : ça promet ! Amitiés Richard !


Richard 12/11/2011 13:02



Bon matin mon amie,


Ce 3e roman est très attendu !


Amitiés



Pichenette 07/11/2011 22:15


J'ai déjà lu Sukkan Island que j'ai beaucoup aimé. Désolations est dans la pile, je suis ravie d'avoir lu ton article avant de le lire.


Richard 07/11/2011 23:42



Et bien, j'ai très hâte d'avoir ton avis.


Mais fais attention, parfois, quand les avis sont si élogieux, on se crée des attentes qui souvent sont déçues !!


N'aie pas d'attente, juste le plaisir de lire un bien bon roman !!


Bonne lecture, mon amie !



Emeraude 07/11/2011 20:06


David Vann est quelqu'un de très gentil et je suis d'accord avec toi que c'est difficile de croire qu'il écrive des choses aussi noires quand on le voit ! Mais quand on connait un tout petit peu
l'histoire de sa famille, on comprend mieux... et j'apprends quelque chose, je ne savais pas qu'il avait menti sur la mort de son père !
Comme quoi, il faudrait pouvoir rencontrer les écrivains à chaque fois, on apprend toujours quelque chose ! :-)


Richard 07/11/2011 23:40



Oui !


En effet, l'homme ( ou la femme ...) derrière le roman, cache souvent une réalité qui dépasse et transcende la fiction ...


Bonne journée !



David Mourey 07/11/2011 17:39


Bonjour Richard, Quelle chance, je suis bien content pour le passionné que tu es. Quelle belle présentation tu nous fais de cet auteur. Rien que cela donne envie de lire ses livres. Merci et à
bientôt.


Richard 07/11/2011 23:39



Et bien, n'hésite pas ! Tu peux lire ses romans, cet auteur en vaut la peine !


Bonne lecture !


Amitiés



Éliane 07/11/2011 16:59


Bonjour Richard

Comme ça, Morgane s'en est tirée aussi bien que je le pensais? Elle était un peu nerveuse, mais je suis certaine que son écoute et son sens de la répartie ont fait des merveilles.

Quand à Vann, entre maniérisme et antécédents torturés, il me paraît avoir tout ce qu'il faut pour être un «grand auteur» comme dans les légendes! Le genre de gars qu'on doit préférer lire plutôt
que côtoyer au quotidien! Merci pour le compte-rendu, cette rencontre a dû être fascinante.

Élianedelest ;-)


Richard 07/11/2011 23:38



En effet !


Mais il semble plus plaisant de rencontrer l'homme qui est fascinant que l'auteur qui l'est tout autant mais qui transporte un passé tellement présent ...


Oui, je pense qu'il sera un "grand parmi les grands" !!


Bonne journée et au plaisir de te lire, de discuter littérature ... et prendre un bon verre de Bordeaux !!!


Amitiés



Mimi des Plaisirs 07/11/2011 15:58


Quelle fascinante rencontre! Je ne suis pas étonnée de ses confidences sur lui, sur son rapport aux autre avec la nature: cela me semble en totale adéquation avec son univers romanesque et son
style d'écriture.
Merci de ce "compte-rendu" exhaustif et passionnant.
Je crois que je vais réfléchir à son assertion "les idées mentent". Suggère-t-il qu'il faudrait se fier à sa première réaction, aussi passionnelle soit-elle pour parvenir à une approche du vrai?


Richard 07/11/2011 23:35



Merci Mimi,


Et quand tu auras réfléchi à cette phrase, raconte-moi tes réflexions !!


Au plaisir de te lire



gridou 07/11/2011 11:04


salut Richard,

Mêmes remarques que Sophie et Pyrausta (et les autres). J'ai du mal à croire qu'il ne relit rien. C'est assez dingue - ça peut expliquer certaines longueurs...??
et pour un flemmard, tu t'en sors magistralement (comme toujours).
Bizzz :)


Richard 07/11/2011 13:17



Bonjour Gridou,


La question que je me pose par rapport à sa façon "spéciale" d'écrire ... Combien de temps se passe entre ce qui se passe dans son imagination et le moment où il la couche sur le papier ??


Merci beaucoup !!


À très bientôt !! Bisous



Liliba 06/11/2011 15:13


Tu as eu de la chance de le rencontrer ! IL est passé par ici, mais je n'étais pas dispo...
Quant à Désolations, je vais le lire très bientôt !


Richard 06/11/2011 15:38



Et bien je te souhaite beaucoup de plaisirs à lire ce roman passionnant !


Tu m'en donnes des nouvelles; j'ai hâte de lire ce que tu en auras pensé !


Bonne lecture !



Pyrausta 06/11/2011 12:19


Heureusement que tu te sentais "un peu paresseux" pour ecrire ton article!! :))
Voilà un homme bien torturé..Son passé l'explique et tout ressort dans ses livres.Par contre ne jamais reecrire, corriger,je peux le comprendre mais il faut avoir une confiance en soi un peu
demesurée,non? Et que son editeur joue le jeu...je suis perplexe. Se corriger est penible mais souvent salutaire ..Enfin chacun sa façon de procédér..mais je ne suis pas certaine de pouvoir lire
ses livres trop durs et tortures pour moi ,surtout en ce
moment.
Bises Richard


Richard 06/11/2011 13:42



Et bien Pyrausta, je te conseille ces livres ... mais pas tout de suite. Il faut quand même une certaine dose d'optimisme pour passer au travers ces drames ...


De toute façon, je suis certain que ces récits ne vieilliront pas et qu'ils seront toujours contemporains.


Bisous



argali 06/11/2011 11:34


Une rencontre fort intéressante et des révélations passionnantes sur l'auteur. Merci Richard. Cela éclaire l'oeuvre et le style. Je plains cet homme qui ne peut voir de paix et de réconfort dans
l'observation d'un paysage naturel, dans un environnement sauvage non avili par l'homme. Il lui manque, pour moi, l'essentiel. XOXO


Richard 06/11/2011 13:39



D'après ce que j'ai vu, David Vann n'est pas à plaindre !!!


Mais il est conscient de ce paradoxe dans son rapport avec la nature ... Étrange !!!


Amitiés



constance93 05/11/2011 23:54


eh bien ! tu étais très enthousiaste à l'idée de le rencontrer, mais tu n'as pas l'air déçu du tout !
merci pour le partage, c'est intéressant. j'ai du mal à imaginer un auteur drôle et vivant face au tragique de ses livres. si l'occasion se présente (je pense aller au salon du livre de Paris en
Mars, peut-être y sera-t-il présent : il y en a tellement. c'est un peu inhumain comme évènement, bondé, désagréable, tu te retrouves isolés au milieu de la foule, mais en même temps, c'est
l'occasion de voir des auteurs que tu ne vois pas autrement. ça n'est pas la même ambiance que pour une rencontre dans une librairie ou une bibliothèque régionale)

Désolations est en cours de lecture. Cela me rassure d'entendre (enfin : de lire) que ce récit a été écrit en plusieurs années : le peu d'espace entre la parution des deux traductions françaises
m'a fait un peu peur...


Richard 06/11/2011 13:37



Bonjour Constance,


J'ai très hâte de lire ton avis sur "Désolations" ...


Et même si je lis des horreurs sur le sujet, j'aimerais beaucoup, un jour pas si lointain, visiter le Salon du Livre de Paris.


Bon dimanche !


Amitiés



Lise 05/11/2011 23:22


Richard,

je commence à penser que la photo du bel homme souriant sur ton blogue cache beaucoup de noirceur...

Mais bon je ne cesserai pas de lire ton blogue.
:-D


Richard 06/11/2011 13:35



Mais non !!


Je suis un éternel optimiste !!


Merci d'être une fidèle lectrice !


Bisous



Lystig 05/11/2011 22:38


je suis envieuse...
David Vann... à l'écriture percutante !
j'avais trouvé une entrevue après avoir lu "Sukkwan Island" qui en disait un peu plus, mais à ne lire qu'après avoir lu le livre, afin de ne pas déflorer l'histoire.
j'avais lu ce livre en LV, maintenant qu'il est sortit en poche, je vais me le procurer, peut-être pour le relire (je n'y crois guère) mais surtout car c'est un livre à garder dans sa bibliothèque
!

bises de ta cousine !


Richard 06/11/2011 13:34



Bonjour cousine,


Oui, c'est un livre à posséder et peut-être à relire ... un jour !!


Bonne journée



Lise 05/11/2011 21:06


Richard,

pour le style télégraphique, et la paresse, on repassera car tu es plus que généreux avec ce billet. Ce que tu dis de cet auteur (et spécialement pour ce titre) me décide à le lire à cause d'une
phrase en particulier que tu cites, qui a trouvé un écho chez-moi, trop personnel pour l'écrire sur un blogue. J'imagine que l'écriture est pour D. Vann une manière de se libérer de démons intimes,
ou pas...Il faut marcher un mille dans les souliers de quelqu'un d'autre avant de comprendre, et ne pas juger.

En tout cas tu es heureux de cette rencontre et ça se voit! Et comme toujours tu sais transmettre ton enthousiasme; il faut vraiment que je cesse de lire ce blogue, mon budget n'y survivra pas.

:-)


Richard 05/11/2011 21:34



Non, surtout pas, n'arrête pas de lire mon blogue !!


Je te promets que la prochaine chronique, tu n'auras aucune tentation d'acheter le roman !!!


Amitiés



Anne 05/11/2011 19:02


Ah merci, Richard, comme je l'ai raté à Lille, je suis vraiment contente de lire ton billet, très complet, crois-moi ! Bon, je sens que je passerai un moment fort avec "Désolations" !


Richard 05/11/2011 19:20



Merci Anne !


Oui, je suis certain que tu vas apprécier !


Bonne lecture



Canel 05/11/2011 18:37


Tu as vu aBeiLLe ????????????????????
+ star que D. Vann, pour moi !
non sérieux, je t'envie AUSSI d'avoir vu/écouté D. Vann, 'Désolations' m'attend et Mr et moi avons bcp aimé 'Sukkwan Island'.
Merci pour ce petit compte-rendu ! :-)


Richard 05/11/2011 19:19



Et bien, j'ai hâte de lire ton avis sur "Désolations" ...


Bonne lecture