Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Richard

Karine Giebel est une jeune auteure très peu connue au Québec; cependant, tout amateur de polars et de romans noirs, devrait se lancer à la recherche de ses livres.

Parlons tout d’abord de son style. Karine Giebel possède un talent hors du commun pour construire des intrigues qui laissent le lecteur complétement abasourdi. Lire un livre de madame Giebel, c’est accepter de se laisser emberlificoter par une conceptrice sardonique d’intrigues diaboliques.

J’ai lu Jusqu’à ce que la mort nous unisse après avoir été conquis par  Les Morsures de l’ombre. Les deux oeuvres sont des romans haletants, des “page turner” qui ne nous laissent aucun repos.

Les morsures de l’ombre
nous accroche dès le début avec une atmosphère complétement angoissante; dès les premières pages, l’auteure nous plonge dans le drame de son personnage et tout au long de l’intrigue, elle nous découvre, peu à peu, tous les noeuds, tous les indices, tous les signes qui nous transporteront vers le dénouement final. Dès les premières pages, elle nous expose l'ensemble du tissu et ensuite, au fil de notre lecture, nous le démaillons brin par brin.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse est construit d’une façon tout à fait différente. L’intrigue s’amorce tranquillement, graduellement, les personnages s’installent au gré de leur vie de tous les jours; l’auteure nous présente les lieux (la montagne est un personnage tellement important), les habitants, leur quotidien et leurs préoccupations. On se prend même à dire que le début semble un peu pépère. Ce serait mal connaître Karine Giebel !

On découvre au fur et à mesure l’histoire et les secrets de chacun. Et puis soudain, le drame s’installe. Et l’auteure déboule l’intrigue à une vitesse fulgurante, les mystères se résolvent aussitôt que de nouveaux événements viennent “précipiter” les personnages dans l'enchevêtrement d'une fin  imprévisible mais tout à fait vraisemblable. La créativité et l’imagination de Karine Giebel arrivent à nous surprendre pour notre plus grand plaisir mais nous laissent un peu pantois, sidéré devant une fin si escarpée.Les-morsures-de-l-ombre.jpg

Dans Les Morsures de l’ombre, une femme séquestre un homme pour assouvir sa soif de vengeance et venger l’horreur par l’horreur. Tout au long de la séquestration, l’homme est confronté à la terreur physique et psychologique,  une frayeur épouvantable dans un huis clos saisissant et un climat oppressant.
Un bonheur de lecture pour les amateurs de noir.

L’intrigue de Jusqu’à ce que la mort nous unisse se situe quelque part dans les hauteurs des Alpes françaises. Vincent Lapaz est guide et durant l’été, il initie les touristes aux beautés de la montagne. Être solitaire, il vit dans un chalet perdu à flanc de montagne, chalet dont le nom est L’Ancolie (une fleur aussi belle que toxique).
Le petit village vit des moments tranquilles jusqu’au moment où un des gardiens écologistes du Parc national, meilleur ami de VincenJusqu-a-ce-que-la-mort-nous-unisse.jpgt, se tue pendant une randonnée. Accident ??? Vengeance ??? Meurtre ???

Vincent, avec l’aide de Servane, une jeune policière, amorcera une enquête qui dérangera et qui fera ressurgir les secrets et les démons qui peuplent les sentiers de randonnée parcourant les montagnes.
Karine Giebel  raconte les faits d’une façon tout à fait magistrale, une intrigue bien menée, des histoires d’amour et de passions qui s’entremêlent avec l’hypocrisie et le mensonge, l’homme confronté avec son humanité. On y découvre, pas à pas mais en ayant l’impression de courir,  les horreurs du passé qui ont tant influencé la vie des habitants du village.

Ce roman est excellent, un vrai bonheur de lecture pour tout amateur de polar, de roman noir ou de thriller. Chacun y retrouvera son plaisir.

Le talent d’écrivain de Karine Giebel mérite d’être reconnu mais il faut admettre qu’en plus, elle est une extraordinaire conteuse et une géniale architecte d’intrigues.

Jusqu’à ce que la mort nous unisse         
Karine Giebel
Fleuve noir
2009
490 pages

Les morsures de l‘ombre
Karine Giebel
Fleuve noir
2007
290 pages

Commenter cet article

Violette 22/06/2012 21:40

figure-toi que c'est Les Morsures de l'ombre qui m'a réconcilié avec le policier après une longue pause de plus de 6 mois! j'ai eu du mal à lâcher le livre!

Richard 22/06/2012 22:41



J'adore Karine Giebel et je parle d'elle, à qui veut bien m'entendre.


Je suis content que "Les morsures de l'ombre" t'ait ramené ... dans le "droit chemin" !!!


Amitiés



Sylky 10/03/2011 18:51


Bonjour,

Fan de Karine Giebel, et comme vous avez aimé vous aussi ses autres livres, je me permets juste de vous signaler sa dernière parution, qui commence à faire parler… Il s'agit de "Meurtres pour
rédemption"…exceptionnel, de talent, de force. Je ne vous en dis pas plus, mais à côté "Les morsures de l'ombre" semblent bien plus "pâles" …
Ce roman, "Meurtres pour rédemption" a été édité une première fois en 2006… Les caractères de petit format ont hélas beaucoup nui à ce roman magistral. Qui est au-delà du (faux) clivage polar/
littérature.
Si vous pouvez vous le procurer… c'est LE roman !
Bien cordialement,
Sylky


Richard 10/03/2011 19:07



Bonjour,


Merci beaucoup pour votre visite.


Heureusement, j'ai l'édition chez "Fleuve noir" de 2010 qui me semble être bien lisible. J'ai eu la chance de la recevoir en cadeau d'une très bonne amie, enseignante en France. (Merci Sophie !!)


Alors, avec votre commentaire, je sortirai mon exemplaire de ma bibliothèque de livres à lire ... et je me laisserai happer par l'imaginaire de Karine Giebel.


Au plaisir de vous lire !


Encore une fois, bienvenue sur "Polar, noir et blanc". J'aime bien recevoir des suggestions comme vous venez de le faire.


Amicalement !



Floria 05/07/2010 23:38


j'aimerais beaucoup avoir ton opinion sur Terminus Elicius.
A bientôt Richard


Richard 05/07/2010 23:47



Ce sera fait, chère amie !


À très bientôt !



Floria 05/07/2010 15:12


Autant j'ai adoré "les morsures de l'ombre" et "Terminus Elicius" autant j'ai été déçue par "jusqu'à ce que la mort nous unisse".
je n'ai rien retrouvé du style haletant et des trouvailles psychologiques qui caractérisaient les 2 premiers.les descriptions sont connues ,l'histoire d'amour entre les 2 personnages principaux
complètement convenue (ah! cette pauvre jeune femme qui doit son salut dans le magnétisme et la virilité du vrai mâle...oh! pitié!! )Si seulement K Giebel était restée sur son idée 1ere,au moins
elle aurait évité la catastrophe!
je vais lire autre chose d'elle pour m'enlever cette sensation de gâchis. Je suis désolée Richard si je ne te suis pas cette fois dans ton enthousiasme.(pour "jusqu'à ce la mort nous unisse").Sans
rancune ,j'espère.


Richard 05/07/2010 15:34



Des goûts et des couleurs ... !!!


Comme je ne suis pas rancunier, tu as le droit à ton opinion. Comme je n'ai pas encore lu "Terminus Elicius", je ne peux pas arrivé encore à la même conclusion que toi.


À bientôt



Pyrausta 04/06/2010 11:56


je viens de terminer "Terminus Elicius" son 1er roman.
merci d'avoir attire mon attention sur cette auteure.je vais en continuer la découverte...


Richard 04/06/2010 11:58



C'est un plaisir de partager les belles découvertes !


Bonne journée !



callophrys 21/04/2010 00:41


c'est LE roman de S.King à mon gout aussi! tout y est reuni!


Richard 21/04/2010 02:38



Entièrement en accord ....


"Ça" est génial !!!!


 



callophrys 21/04/2010 00:03


bon je continue à noter...Stephen King j'en ai lu,devore meme je ne sais combien...un peu deçue par Dreamcatcher ce qui fait que je n'ai plus suivi les dernieres parutions...mais Misery,sac
d'os,Simetière et evidemment "le ça" pour ne citer qu'eux....c'est rigolo parce que j'adore mais n'en ai pratiquement pas parle sur mon blog...A part "la ligne verte" ...il faut dire que je les
avais lus avant de faire mon blog.
je renote le nom de cette auteure.peut etre la trouverai je en France?


Richard 21/04/2010 00:14



Bonjour Callophrys,


Oui tu vas la trouver en France ....


Elle est française et est publiée en France ...


Quant à Stephen King, il y a blen longtemps que je ne l'ai lu .... Je vais y revenir, un jour.


Mais j'ai un souvenir extraordinaire de son livre intitulé "Ça" ...


Un roman exceptionnel !!!!



Mic 11/02/2010 20:10


Une romancière qui monte, qui monte en France. Elle est très populaire, toutes catégories d'âge confondus. Comme Maud Tabachnik, elle écrit comme un mec, et le lectorat aime beaucoup ça. La force
de ses livres, c'est avant tout le réalisme qui se dégage de ses histoires. Certains en France, notamment les critiques parisiens, sont allergiques à la littérature populaire. En ce qui me
concerne, je ne me suis jamais posé ce genre de question, un livre me plaît ou pas, ça ne va pas plus loin. A bientôt, Richard.


Richard 11/02/2010 21:07


Tout à fait d'accord avec toi.
Traiter le polar de sous-littérature existe un peu moins, ici au Québec.
Quant à moi, je suis un lecteur éclectique qui passe du roman policier à la biographie, du roman littéraire à la bande dessinée, et à chaque occasion, j'y retire du plaisir, plaisir peut-être
différent mais plaisir quand même.
Au plaisir


France 11/02/2010 14:17


Bonjour!
Est-ce que Les morsures de l'ombre vous ont rappelé le roman de Stephen King (dont j'oublie le titre)? Feriez-vous un rapprochement avec Les sept jours du talion?
Au plaisir de vous lire!


Richard 11/02/2010 16:38


Bonjour France,
Effectivement, on peut tracer quelques liens entre Misery de Stephen King, Les septs jours du talion de Patrick Sénécal et Les Morsures de l'ombre de Karine Giebel.
Les thématiques: la séquestration de la victime, la torture psychologique et physique, la culpabilité et la haine créée par le besoin de vengeance; tous ces sentiments transcendent les trois
romans.
En ce qui me concerne Misery était absolument le plus effrayant, le plus violent mais Les Morsures de l'ombre s'en approche grandement par la construction ingénieuse de l'intrigue.
Bonne lecture !!!