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Publié par Richard

Attention, voici du lourd, au sens propre comme au figuré.   Près de 800 pages de lecture … qui se lisent très rapidement. « Les enfants de Venise » est un roman passionnant.

 

Luca di Fulvio est un homme de théâtre italien, un auteur prolifique de polars, de romans fantastiques et de littérature pour la jeunesse. En 2016, « Le gang des rêves » sort en France et peu à peu, il devient un phénomène littéraire. Premier tome d’une trilogie bien différente, il se passe à New York dans les années 1920. Ce deuxième tome, lui se situe à Venise en 1515. Où nous amènera-t-il dans son 3e roman ?

 

Les enfants de Venise est un roman foisonnant où la galerie de personnages nous étonne et nous charme. De l’action, il y en a, des rebondissements aussi. Malgré les 800 pages, on ne s’y ennuie jamais …

 

Dans les premiers chapitres de cette saga, vous rencontrerez :

 

Mercurio et ses deux amis, Benedetta et Zolfo, des enfants de la rue vivant de petits larcins, ils  quittent précipitamment Rome et se rendent à Venise, avec l’espoir d’une vie nouvelle.

 

Isacco da Negroponte et sa fille Giuditta se rendent également à Venise car elle reste un des rares endroits en Italie où les Juifs peuvent vivre en liberté …ou presque. Même s’ils doivent porter le fameux bonnet jaune.

 

N’oublions pas les méchants, ceux par qui la terreur et l’intimidation arrivent, Scavamorto le Romain et Scarabello le Vénitien. Ils sont cruels. Insensibles. Ils terrorisent jeunes et vieux sur leur territoire.

 

Toute cette bande de jeunes et les adultes qui les entourent ne recherchent qu’une chose : se sortir de leur misère tout en s’assurant de rester en vie.

 

Mercurio, le personnage principal, est un artiste du déguisement, une espèce d’Arsène Lupin du XVIe siècle. On l’aime tout de suite pour son grand cœur et son ingéniosité. Et pour la belle histoire d’amour avec Giudetta.

 

Ses amis Benedetta et Zolfo prennent des chemins différents. Zolfo se mettra à au service d’un prêtre anti-sémite voulant éradiquer les Juifs de la Sérinissime. Benedetta s’acoquinera avec un vieux riche handicapé et difforme  et deviendra une grande dame de la société vénitienne.

 

Pendant ce temps, pris au piège de son propre mensonge, l’ancien truand, Isacco deviendra le médecin officiel d’un lupanar célèbre et fera tout en son pouvoir afin d’éloigner sa fille de Mercurio.

 

Pendant les 800 pages de ce récit, vous suivrez les aventures de chacun de ces personnages avec intérêt. Pas de temps morts. À certains moments, j’ai retrouvé le plaisir de mon adolescence quand je lisais le Comte de Monte-Cristo ou Les trois Mousquetaires.

 

Luca di Fulvio, par son talent et par son souffle, mériterait presque la comparaison avec le grand Alexandre Dumas. Sans être un thriller époustouflant, « Les enfants de Venise » vous passionnera. Très rapidement vous serez accroché à l’histoire et vous suivrez avec un plaisir de lecture grandissant, le combat d’enfants pour la survie …et pour la vie !

 

Je recommande sans condition ce roman à tous les lecteurs, de polars ou non. Même les lecteurs qui ont peur des pavés de 800 pages, vous trouverez dans cette histoire tout ce qu’il vous faut pour arriver à la fin et vous dire …J’en prendrais bien encore un peu !

 

 

Les enfants de Venise

Luca di Fulvio

Slatkine et Cie

2017

798 pages

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