Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Richard

La nouvelle est un genre peu lu au Québec. Et c’est dommage.

C’est un genre qui peut apporter autant de plaisir qu’un bon gros roman.

De bonnes histoires passionnantes qui se lisent en 10, 15, 20 minutes. Avec un début généralement accrocheur. Un développement qui peut aller dans tous les sens. Et une finale qui, généralement va vous surprendre, vous étonner.

 

La mort est ma maison est le premier recueil de nouvelles noires de Florence Meney. Ces petits récits (pas plus d'une douzaine de pages) sont parfois même très foncées mais sans violence extrême et ni effusion de sang.

Toutes les nouvelles tournent autour de l’être humain qui, à un moment donné, bascule de l’autre côté du mur de la tranquillité. Au moment même où la vie ordinaire perd tout son sens.

 

Évidemment, chacune des nouvelles possède sa particularité personnelle et les lecteurs auront la chance de se promener d’un monde à l’autre.

 

Le tableau d’horreur … l’atmosphère écrasante de pression sur les nouveaux journalistes d’un tabloïd de Boston.

 

Un monde de science-fiction avec « Tandem » et surtout, « Le décret » ce monde de femmes qui tourne à l’horreur.

 

La plus diabolique, Au bout de la plage, une histoire d’amour qui semble avoir trop duré …

 

La mort est ma maison …étant ma préférée. Cette histoire de trois vieux, habitant une maison retirée dans les bois …avec une finale tellement surprenante.

Rien de répétitif dans les histoires, le lecteur passe par toute la gamme des émotions mais, une constante : la superbe plume de Florence Meney. Une écriture parsemée d’images, de phrases qui nous enchantent, de mots qui frôlent la poésie.

 

La mort est ma maison est un excellent recueil de nouvelles. Qui peut se déguster une à la fois, comme dans un cocktail dinatoire ou encore, en les mangeant tout d’un coup, en se goinfrant de mots et d’histoires.

 

Quelques extraits:

 

"Les vieux ... c'était un peu nos mascottes exécrables, les derniers d'une époque, des êtres confits dans le passé et la bizarrerie de leur existence quasi autarcique."

 

"Tout d'un coup, le coeur gonflé de sang dirait stop et entamerait une grève éternelle, laissant une enveloppe charnelle relativement intacte sans autre recours que de mourir, comme par geste de solidarité."

 

" ... sur une rue en pente de Beacon Hill bordée d'arbres que l'automne avait léchés de sa langue de feu."

 

Bonne lecture !

 

 

La mort est ma maison

Florence Meney

Expression noire

2017

191 pages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article