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Publié par Sylvie

La première fois est la seule dont elle se souviendra toujours...

 

C’est à mon tour, M. Morrissette de vous offrir des fleurs pour la première fois. Je vous ai découvert avec l’excellent roman « L’affaire Mélodie Cormier » qui m’avait interpellée par sa construction, son intrigue bien ficelée et le tout sans cadavre au dessert. C’est avec curiosité et intérêt que je me suis laissée entraîner dans cette nouvelle enquête de l’inspecteur Jean -Sébastien Héroux et sa brigade de la police de Trois-Rivières.

Pour ce troisième polar, nous plongeons dans la psyché d’un prédateur sexuel aux méthodes non conformes, si tant est que l’on puisse parler de conformité, qui traque ses jeunes victimes pour leur offrir l’ultime « première fois ».

« Il y a plusieurs femmes, mais chaque moment est unique. »

Le roman s’ouvre sur la scène de viol de Coralie Lacroix, l’une de ses petites fleurs. Dès le départ, on entre dans l’esprit du prédateur, scrutant ses pensées et son appétit. Aucune violence gratuite n’est ici exposée aux yeux des lecteurs, aucun détail sordide. Tout se joue dans la psychologie du personnage, son approche et ses stratèges pour parvenir à ses fins.

Bientôt une deuxième victime, suivie d’une troisième s’ajouteront au tableau de chasse du traqueur. L’équipe de l’inspecteur Héroux se mettra en branle pour découvrir qui se cache derrière ce mystérieux criminel. Accumulant indices et preuves matérielles (certaines de ces preuves sont étonnantes) sur les différentes scènes de crimes et à travers le témoignage des victimes, l'équipe se butera à un tacticien hors du commun. Brouillant les pistes, il mènera la brigade sur de fausses traces, semant de fausses graines qui embrouilleront l’enquête. Qui est-il ? Que se cache derrière cet homme ?

C’est en menant l’enquête avec la police de Trois-Rivières et à travers certains flashbacks que nous retournerons au village de son enfance, là où se terre la source de ses pulsions. Nous découvrirons lentement ce qui torture l’esprit malveillant de ce jeune homme à l’apparence banale. Car derrière chaque esprit troublé se cache une blessure.

« Les enfants naissent fragiles et démunis afin de les empêcher de tuer leurs parents. »

L’intrigue du roman est axée sur l’enquête mais surtout sur la psychologie et l’interaction des personnages. Bien au-delà du polar, Guillaume Morrissette nous livre un roman bien documenté sur les profondeurs et les secrets du subconscient, sur l’équilibre psychique et l’effondrement de la personnalité atteinte de troubles obsessionnels.

Je ne vous en dévoile pas plus, allez faire un tour à Trois-Rivières, les esprits tordus ne logent pas tous en Suède.

« La fin est le début »

Un agréable moment de lecture. Du début jusqu’a l’apogée de l’enquête, le récit se déroule sans temps mort, ni détournements inutiles. Si vous ne connaissez pas encore la plume de cet auteur, n’hésitez pas. Un auteur à surveiller!

Bonne lecture.

P.S. À l’auteur ; étant fleuriste de métier, je me promets bien de surveiller ma prochaine livraison de gerberas rouge.

Cette chronique a été rédigée par Sylvie Langlois, chroniqueur à Polar, noir et blanc.

 

Des fleurs pour la première fois

Guillaume Morrissette

Guy Saint-Jean

460 pages.

 

 

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