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Publié par Richard

Coup de cœur ! Coup de poing !

« Les anges sans visages » de Tony Parsons !

Je ne connaissais pas cet auteur et j’ai commencé à le lire avec un peu d’appréhension. Mais dès les premières pages, j’ai été conquis.

Publié en anglais sous le titre de « Slaughter Man », ce roman sorti l’an passé, est la deuxième aventure de l’enquêteur Max Wolfe. Comme souvent, le titre anglais annonce mieux qui est le tueur, un abatteur.

Dans un quartier huppé de Londres, le soir du Jour de l’an, une ombre s’est glissée dans la maison des Wood. Quelques minutes plus tard, dans cette maison cossue, ne restaient plus qu’un carnage à la « Charles Manson » et une photo révélant la disparition d’un petit garçon de quatre ans. Le père et la mère, les deux adolescents ont été tués par une arme peu ordinaire : un pistolet d’abattage.

L’inspecteur Wolfe, père célibataire d’une petite fille et homme d’une grande douceur, devient pugnace quand il court après les méchants. Dans ses recherches, il se rend compte qu’il y a trente ans, un criminel s’est servi de ce genre d’arme pour tuer un père et ses trois garçons. Y a-t-il un lien entre les deux scènes de crime ? Pourtant, le « slaughter man », l’exécuteur, est un homme malade, en traint de mourir dans une petite caravane.

L’enquête est menée de main de maître par Wolfe, soutenue par son équipe de fins limiers. Toutes les pistes sont analysées, même celles qui se tournent vers la famille très riche de Mary Wood, la mère assassinée …que les gens reconnaissent comme Mary Gatling, la Vierge de glace, la skieuse qui avait annoncé avant les Jeux olympiques qu’elle n’aurait pas de relations sexuelles avant le mariage.

Une première conclusion s’impose, terrible et effrayante: « Les Wood ont été assassinés parce qu’ils étaient heureux. »

Le récit est passionnant et ce qui ajoute à la qualité du roman, c’est la richesse de la relation entre cet enquêteur et sa fille. Comme pour beaucoup d’enquêteurs, Wolfe est envahi par son métier, mais il réussit avec tendresse à être un père présent pour sa fille.

Un autre exemple ! Une superbe scène où la sœur d’une des victimes serre tendrement le policier, dans un moment d’intimité très émouvant.

Je vous recommande avec beaucoup d’emphase ce roman de Tony Parsons. Vous ferez comme moi, une très belle découverte ! Et en plus d’un auteur, vous ferez connaissance avec un policier aussi humain que compétent, un père aimant et un homme droit qui croit en la justice. Ce genre de personnage est de moins en moins fréquent.

Quelques extraits :

« Au-delà, le bois qui avait presque englouti le cimetière de Highgate s’étendait dans le brouillard. Les équipes de fouille étaient parties et les anges de pierre nous observaient, cachés entre les arbres. »

« La carrosserie jaune et bleu vif de sa voiture … nous rendait à peu près aussi discrets dans cette longue rue morne qu’une camionnette de glacier dans les dunes du Sahara. »

« Eddie Burns n’était sans doute pas un mauvais garçon. Il avait juste l’aisance sociale d’une laitue. »

Bonne lecture !

Les anges sans visage

Tony Parsons

Éditions de la Martinières

2016

348 pages

Commenter cet article

Alex-Mot-à-Mots 15/09/2016 14:47

Me voilà tentée. Je le note.

Richard 18/09/2016 04:48

Bonne lecture Alex !